Alexandre Serebriakoff

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Alexandre Serebriakoff
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Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Mère

Alexandre Borissovitch Serebriakoff est un artiste peintre, aquarelliste et décorateur russe, né en 1907 à Neskoutchnoïe, près de Kharkov (aujourd'hui Ukraine), mort à Paris en 1994. Exilé en France après la Révolution russe, il a pratiqué la rare spécialité du portrait d'intérieur, laissant un témoignage minutieux des décors et fêtes de la haute société française. Il a souvent signé ses œuvres avec sa sœur, Catherine Serebriakoff.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandre Serebriakoff naît dans une famille d'artistes. Sa mère, Zinaïda Serebriakova, est la première femme russe à être reconnue comme un peintre important. Elle est apparentée aux Benois, célèbre dynastie d'artistes russes émigrée de France au XVIIIe siècle. L'arrière-grand-père d'Alexandre est ainsi l'architecte Nicolas Benois, son grand-oncle est le peintre, décorateur et scénographe Alexandre Benois, fondateur du Mir Iskousstva et ami de Serge de Diaghilev. Son grand-père Eugène est sculpteur. L'un de ses oncles, Eugène Lanceray, est sculpteur, peintre et graphiste, l'autre, Nicolas Lanceray, un architecte reconnu.

Alexandre Serebriakoff a sept ans lorsqu'éclate la Révolution d'Octobre. Tous les biens familiaux sont alors confisqués, notamment la propriété de Neskoutchnoïe (en français, "Sans Souci") où il est né. Son père, Boris, est emprisonné par les bolchéviques : il meurt en 1919 d'un typhus contracté durant son incarcération. Sa mère emmène ses enfants à Petrograd pour essayer de survivre, mais, devant les difficultés, se résout à émigrer seule à Paris en 1924. Alexandre et sa sœur Catherine la rejoindront peu après. C'est là qu'Alexandre commence une carrière de décorateur d'intérieur. Il séjourne à Camaret-sur-Mer et à Concarneau, en compagnie de sa famille, pendant plusieurs étés les années suivantes.

Alexandre Serebriakoff est enterré avec sa mère, Zinaïda Serebriakova, au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois[1].

Les clients[modifier | modifier le code]

Il travaille pour des commanditaires de la haute société parisienne ou londonienne, dont il représente les lieux de vie, hôtels particuliers et châteaux : entre autres, M. et Mme Arturo Lopez-Willshaw, le duc et la duchesse de Windsor, le baron Alexis_de_Redé, Charles de Beistegui, les Rothschild, les Schneider, M. et Mme Ronald Tree à Ditchley, M. et Mme Emmanuel de Margerie.

Fêtes et décors[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

La liste ci-après est très incomplète[2] :

  • Camaret-sur-Mer (gouache, 1925, collection fondation Sérébriakoff, Paris)
  • Les sardiniers à Camaret (gouache, 1927, collection fondation Sérébriakoff, Paris)
  • Buvette à Camaret (gouache, 1927, collection fondation Sérébriakoff, Paris)

Louvre et jardin de Tuilerie (Étude pour le film " Pas sur la bouche" 1932)

Avenue de l'étoile (Étude pour le film "Barnabé" 1935)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 241 notices sur les 5220 tombes que compte le cimetière, en 2 volumes / 2 langues : Amis de Ste Geneviève des Bois et ses environs, La Nécropole russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, t. 1, Evry, Vulcano Communication, (ISBN 978-2-9524786-1-8) et traduit en russe par Anastasia de Seauve : Общество друзей истории Сент-Женевьев-де-Буа и его окрестностей, пер. с франц. Анастасия де Сов, Русский некрополь Сент-Женевьев-де-Буа, t. 2, Evry, Vulcano Communication,‎ .
  2. Les trois œuvres citées sont reproduites dans le livre : Musée départemental breton, "Peintres Russes en Bretagne", éditions Palantines, 2006, [ (ISBN 2-911434-56-0)]

Liens internes[modifier | modifier le code]