Alexandre Schoenewerk

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Alexandre Schoenewerk
Médaillon Alexandre Schoenewerk, Cimetière du Montparnasse.jpg

William Henry Pécou, Alexandre Schoenewerk (1886),
Paris, cimetière du Montparnasse.

Naissance
Décès
(à 65 ans)
Paris
Nom de naissance
Pierre-Alexandre Schoenewerk
Nationalité
Activité
Maître
Distinctions
Médaille de 3e classe au Salon de 1845
Médaille de 1re classe au Salon de 1861
Légion d'honneur en 1873
Œuvres réputées

Pierre-Alexandre Schoenewerk, né le à Paris et mort le dans le 15e arrondissement de Paris[1], est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un tailleur d'habits, Alexandre Schoenewerk est l'élève de David d'Angers.

En 1885, désespéré par l'insuccès de sa Salomé, il se jette du troisième étage et meurt le lendemain[2].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Chantre du réalisme et peu sensible au romantisme de Schoenewerk, Émile Zola écrit à propos la Jeune Tarentine dans son compte-rendu du Salon de 1872 : « À côté, il y a une pâmoison de marbre que le public attendri entoure avec recueillement. C'est La Jeune Tarantine, de M. Schoenewerk. Voilà qui est délicat. L'artiste a couché sur un roc cette amante dont nous parle André Chénier, qui allait à l'amour et qui ne rencontra que la mort ; la vague ne roule que son cadavre sur la rive, où l'attendait le bien-aimé. La hanche haute, la tête renversée, la face déjà amollie et comme effacée par l'eau, le cadavre se dissout d'une façon toute tendre et toute poétique ; il est mûr pour quelque morgue de l'idéal. Les dames en soie grise et les messieurs décorés sont charmés de cette délicatesse dans la putréfaction. »

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, État-civil numérisé du 6e arrondissement, registre des décès de l'année 1885, acte N°1576 (transcription), vue 8/31 de la numérisation. L'artiste, domicilié 43, rue Vavin, décède 151, rue de Sèvres à l'Hôpital Necker.
  2. Pierre Grouix, « Je voudrais que les toiles de tous les peintres du monde - Remarques sur Zola critique d'art », in Pascale Auraix-Jonchière (dir) : Écrire la peinture entre les XVIIIe et XIXe siècles : colloque tenu à Clermont-Ferrand, 24-26 oct. 2001, Presses universitaires Blaise Pascal, 2003, p. 286.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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