Alexandre Munz

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Alexandre Munz
Alexandre Munz Portrait.jpg
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Alexandre Munz, né Alexandre Munz de La Caffinière le à Savigny-sur-Orge (Essonne), est un danseur, chorégraphe, et pédagogue français.

Alexandre Munz a été soliste principal du Deutsche Oper Berlin. À l'âge de 30 ans, souffrant de blessures chroniques, il démissionne de son poste, se consacre à la chorégraphie et à une recherche interrogeant l'anatomie fonctionnelle et la formation des danseurs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Alexandre Munz naît le [1]. Il intègre l'école de danse de l'Opéra de Paris à l'âge de 12 ans. À la fin de ses études, il remporte la médaille d'or et le prix spécial du Jury du Concours international de Montpellier. À cette occasion, Josette Amiel, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Paris, le repère et le présente à Robert Denvers, directeur artistique, qui l'engage comme membre du corps de ballet au Ballet royal de Flandre à Anvers. Dès la seconde année, il est nommé demi-soliste.

Carrière de danseur[modifier | modifier le code]

En 1992, il est appelé comme soliste du Wiesbadener Ballett sous la direction du danseur Ben Van Cauwenbergh.

En 1993, après avoir dansé le rôle titre de James dans La Sylphide de Peter Schaufuss, celui-ci engage Alexandre Munz comme soliste principal du Deutsche Oper Berlin, sous les directions artistiques successives de Peter Schaufuss, Ray Barra, Richard Cragun. Durant sa carrière, Alexandre Munz acquiert un répertoire classique, néoclassique et contemporain.

En 1999, à l’âge de 30 ans, souffrant de blessures chroniques, Alexandre Munz met fin à sa carrière de soliste principal.

Carrière de chorégraphe et pédagogue[modifier | modifier le code]

De retour en France, Alexandre Munz évolue vers une activité de chorégraphe. Il est d'abord sollicité par l'Opéra de Sofia pour chorégraphier les ouvrages lyriques de La Traviata et Aïda, ensuite ses propres ouvrages chorégraphiques illustrent son écriture axée autour du mouvement cinétique.

Parallèlement, il s'interroge sur l'anatomie fonctionnelle et la formation des danseurs et cherche des liens entre la créativité et les études scientifiques sur le mouvement, le corps, et le mental. Il revisite alors la formation classique à la barre qu'il croise avec de nouvelles stratégies motrices conçues sur la notion de tridimensionnalité. Les premiers exercices à la barre voient le jour, la méthode porte tout d'abord le nom de la Barre de face en chaînes croisées. Les fondamentaux de cette pédagogie à la barre s'architecturent pendant 4 mois puis Alexandre Munz commence à enseigner auprès du grand public et des professionnels de la danse. Il approfondit ses recherches dans une pratique somatique au sol qui porte alors le nom de l' Atelier au sol en chaînes croisées.

En 2006, Alexandre Munz acquiert la conscience théorique de ses recherches d'entraînement corporel au croisement de la biomécanique contemporaine et des neurosciences. Entre autres scientifiques qui se penchent sur ses travaux, il rencontre Odile Rouquet, fondatrice de l'AFCMD (analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé) et professeure notamment au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Depuis les années 1990 l’anatomie fonctionnelle est en effet devenue une discipline incontournable dans le domaine de la danse, elle est aujourd'hui enseignée dans les institutions nationales françaises.

En 2008, ses recherches sur l'Atelier au sol en chaînes croisées et la Barre de face en chaînes croisées sont repérés par l’INSEP. Alexandre Munz développe alors des liens avec le sport, de la Fédération française de natation à celle du canoë-kayak, en passant par les tennismen de Roland Garros, ses méthodes servent l’entraînement des athlètes de haut niveau et contribuent à la formation de coachs sportifs au sein de l’INSEP[2].

En 2011, il est lauréat de l'ARPD (Aide à la recherche et au patrimoine de la danse). Une recherche scientifique est financée par le ministère de la Culture et de la Communication. Elle dure un an au sein d'établissements nationaux des domaines de la danse, du sport, du cirque, et du médical. Il poursuit ses recherches en collaboration avec d’autres domaines tels que la psychomotricité, la biomécanique, et les neurosciences qui testent et valident les méthodes de l'Atelier au sol en chaînes croisées et de la Barre de face en chaînes croisées.

Grâce à ce soutien, un traité scientifique, Théorisation d’une recherche empirique innovante : l’application des chaînes croisées en danse classique, au service de la performance et du mieux-être des corps, écrit par Tiphanie Vennat, psychomotricienne de l’ISRP (Institut supérieur de rééducation psychomotrice) et Alexandre Munz, est archivé au Centre national de la danse[3].

Il met alors au point une troisième méthode, SAFE Move, une approche chorégraphique du mouvement tridimensionnel qui utilise l’imagerie mentale. Puis vient SAFE Rise, la version fitness de la SAFE Barre. L'approche corporelle créée par Alexandre Munz prend alors le nom SAFE, acronyme de Spine Advanced Functional Empowerment.

En 2011, il est invité à présenter son travail lors de la conférence annuelle organisée du 19 au à Paris par CORPS (Council of Organized Researchers for Pedagogical Study) de Ballet International - États-Unis, une organisation professionnelle dédiée à favoriser l'excellence dans l'enseignement, la recherche, la performance, la création en ballet. From Ballet’s Origins to 21st Century Innovations est le thème de cette quinzième conférence[4]. Nola Nolen Holland Présidente Élue de CORPS nomme Alexandre Munz membre honorifique de l'organisation[5],[6]. Ils l'invitent l'année suivante à participer à la seizième conférence annuelle de CORPS de Ballet International à Pittsburgh, États-Unis.

En 2013 à Paris, sous la direction de Robyn Orlin, chorégraphe sud-africaine, il participe à The Conscious Body (II): Performance and spectating. Cette résidence réunit des neuroscientifiques et des artistes de la scène pour échanger, étudier et explorer ensemble l'expérience de la performance[7],[8].

Il est invité comme conférencier lors de colloques internationaux sur l'éducation et la formation des danseurs. En 2014, il présente son travail au Congrès international, L’innovation pédagogique des arts et techniques du spectacle, une mission permanente, organisé par el Teatre Institut, Barcelone. Puis en 2015 à la conférence internationale initiée pour l'éducation, en partenariat avec les éducateurs, les décideurs, les chorégraphes et le personnel médical, Beyond Ballet why and how, organisée par ArtEZ, University of Arts à Arnhem aux Pays-Bas[9],[10].

En 2015, il est invité par Natalie Sebanz, neuroscientifique de la Central European University de Budapest, un groupe de dix neuroscientifiques expérimentent SAFE Floor et SAFE Barre. Puis il s'envole pour les États-Unis où il expose et applique ses travaux dans plusieurs universités aux États-Unis dont l'Université Brigham Yound, UGA Ballet Ensemble University of Georgia, Idyllwild Arts University, University of Akron [11],[12],[13],[14],[15].

En 2016, Alexandre Munz reçoit le prix Yves Brieux-Ustaritz de la Fondation de France[16]. La même année le gouvernement américain lui attribue une carte verte « pour talent extraordinaire » en reconnaissance de ses travaux d’innovation.

Il s'installe alors à San Francisco[17]. The SAFE Project devient l'entreprise Maison Munz.Inc. Depuis 2017, dans le cadre de cette entreprise, Alexandre Munz se consacre à la formation de coachs en Europe, aux États-Unis, au Canada. Aujourd'hui, la méthode est diffusée internationalement.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 2012 : reportage carnet de santé - Quand la danse devient une thérapie pour le magazine de la santé France 5 [18].
  • 2012 : court-métrage « Esquisses » du réalisateur Damien Lecointre Nedelec met en scène Alexandre Munz dansant autour d’une barre de danseur.
  • 2014 : une sélection d’exercices S.A.F.E Floor est diffusée grâce à la vente d’un DVD produit par la Brigham Young University, États-Unis.
  • 2015 : Lola, Lumière, Hydra, une trilogie de l’artiste allemande Florence Freitag en collaboration avec le cameraman monteur Johannes Plank et le compositeur berlinois Fabian Russ, chorégraphie d’Alexandre Munz. La trilogie fait le tour du monde en sélection officielle des festivals de vidéo-danse[19],[20],[21].
  • 2017 : reportage La méthode Safe pour soulager les douleurs du dos de Ludovic Moreau pour France 3, Provence Alpes Côte d'Azur [22].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • En 2013, Alexandre Munz est nominé membre de l'Unesco - Conseil international de la danse par le Président de l’Unesco le Professeur Alkis Raftis.
  • En 2014, il devient membre honorifique de l'organisation CORPS de Ballet international, États-Unis [6].
  • En 2016, il est lauréat de la bourse de la Fondation Yves Brieux Ustaritz, France [23].
  • En 2017, Maison Munz est sélectionnée en tant qu’entreprise avec un " impact social majeur " par le Sport social business lab sponsorisé par le Comité National Olympique, la Mairie de Paris, et Yunus Nobel Prize. Avec 5 autres athlètes de haut niveau sélectionnés dans le monde, Alexandre Munz et Maison Munz entrent en incubation à San Francisco, États-Unis pour une durée d’un an[24].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Biliana Fouilhoux, « La spirale dans l'art chorégraphique contemporain », dans Marges et territoires chorégraphiques de Pina Bausch, Paris, L'Arche, (ISBN 978-2-85181-804-1), p. 162-164

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Alexandre Munz », sur bfmtv.com (consulté le 31 octobre 2019).
  2. « La revue technique des structures du Parcours d’Excellence Sportive de la F.F.C.K. à destination des dirigeants, des entraîneurs, des athlètes et des moniteurs. Les effets musculaires et psychomoteurs de l'Atelier au Sol en Chaînes Croisées (ASCC) Page 2 à 5 », sur ffcanoe.asso.fr,
  3. « Théorisation d’une recherche empirique innovante : l’application des chaînes croisées en danse classique, au service de la performance et du mieux-être des corps », sur cnd.fr,
  4. (en) « Massachusetts Academy of Ballet in Europe », sur static1.squarespace.com, Page 6,
  5. (en) « Richard Sias », sur corps-de-ballet.org,
  6. a et b (en) « Alexandre Munz », sur corps-de-ballet.org,
  7. (en) « The Conscious Body (II):Performance and spectating », sur theconsciousbody2.wordpress.com, 30 septembre - 6 octobre 2013
  8. (en) « The Conscious Body (II):Performance and spectating », sur theconsciousbody2.wordpress.com, 30 septembre - 6 octobre 2013
  9. (en) « The S.A.F.E. method », sur rdtheatredance.artez.nl,
  10. « SAFE®BARRE ballet class at ballet preljocaj », sur rdtheatredance.artez.nl,
  11. (en) « Journal of undergraduate research », sur jur.byu.edu,
  12. (en) « A non static pedagogy to preserve everlasting masterpieces », sur willson.uga.edu, 2015
  13. (en) « Alexandre Munz », sur ugaballetensemble.weebly.com,
  14. (en) « A visiting choreographer rethinks dance training », sur medium.com,
  15. (en) « Choreography and dance training that Breaks the conservative Mold », sur uakron.edu,
  16. « Remise des bourses de la Fondation Yves Brieux-Ustaritz », sur fondationdefrance.org,
  17. « Alexandre Munz ou la gestuelle physiologique », sur bienpublic.com, (consulté le 31 octobre 2019)
  18. « Magazine de la santé », sur youtube.com,
  19. « Lumière, Hydra, Lola : Trilogie de Danse Vidéo #2 », sur cccdanse.com,
  20. « Lumière, Hydra, Lola : Trilogie de Danse Vidéo #1 », sur cccdanse.com,
  21. « Lumière, Hydra, Lola : Trilogie de danse vidéo #3 », sur cccdanse.com,
  22. « La méthode Safe pour soulager les douleurs du dos », sur france3-regions.francetvinfo.fr,
  23. « Remise des bourses de la Fondation Yves Brieux-Ustaritz », sur fondationdefrance.org,
  24. « Première promotion du Sport Social Business Lab à l'international », sur sport.socialbusinesslab.co,

Liens externes[modifier | modifier le code]