Alexandre Mossolov

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Alexandre Mossolovrusse : Александр Васильевич Мосолов
Nom de naissance Alexandre Vassilievitch Mossolov
Naissance
Kiev
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès (à 72 ans)
Moscou, RSFS de Russie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Activité principale compositeur
Maîtres Reinhold Glière

Œuvres principales

Alexandre Vassilievitch Mossolov (en russe : Александр Васильевич Мосолов ; ISO 9 : Aleksandr Vasil'evič Mosolov), né le à Kiev et mort le à Moscou, est un compositeur soviétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Kiev le 11 août 1900, Mossolov, dont le père était avocat et la mère cantatrice, passe sa jeunesse à Moscou ; il est fortement influencé par les idées prorévolutionnaires de son beau-père, le peintre Mikhaïl Leblanc, que sa mère avait épousé en secondes noces en 1905.

Il travaille au secrétariat du parti bolchevique et n'hésite pas à s'engager dans le 1er régiment de cavalerie de Moscou (1918-1920) partant se battre contre les armées blanches. Lorsqu'il regagne Moscou, blessé, décoré par deux fois, il prend des leçons de piano auprès de Prokofiev et suit, au Conservatoire (1922-1925), les classes de Konstantin Igoumnov pour le piano, et de Nikolaï Miaskovski pour la composition. Il reçoit à Kiev les conseils de Reinhold Glière.

Entre 1924 et 1928, il écrit une trentaine d'ouvrages, à la fois d'avant-garde et de pionnier socialiste convaincu. De nombreux manuscrits semblent perdus, ainsi quatre des huit sonates pour piano recensées. Les Sonates no 4 op. 11 (achevée en 1927) et no 5 op. 12 (1929) suffisent à montrer l'originalité d'un talent faisant le lien entre l'héritage de Scriabine et le « pianisme motorique » du Prokofiev « parisien ».

L'opus 11 est en un seul mouvement alternant constamment presto et lento, poétique dans laquelle le charme est remplacé par l'extatisme dissonant, le diabolique postlisztien par la violence. L'opus 12 demeure la sonate la plus impressionnante en ses quatre mouvements (allegro affanato, elegia, scherzo martiale et adagio languente e patetico), aussi excessifs et imprévisibles sur le plan de l'expression que témoins d'une science achevée de l’écriture. À cette époque, l’œuvre de chambre comprend : le Quatuor à cordes no 1 (créé au festival 1927 de la Société internationale pour la musique contemporaine, S.I.M.C., à Francfort-sur-le-Main) ; deux sonates, l'une pour violon et piano (1927), l'autre pour alto et piano (1928) ; un Trio pour violoncelle, clarinette et piano (1927) ; la Suite de danses pour trio avec piano (1928).

Il étudie la musique au conservatoire de Moscou et s'initie à la composition auprès de Reinhold Glière.

Il incarne un temps l'avant-garde musicale soviétique et se rend célèbre en 1927 par cette pièce symphonique Les Fonderies d'acier tirée du ballet L'Acier.

Il est alors à la musique ce que Fernand Léger est à la peinture, cherchant à traduire musicalement, après Paul Hindemith, Arthur Honegger et Sergueï Prokofiev, le mouvement du machinisme et de l'industrialisme.

Accusé de formalisme, il tombe en disgrâce sous le règne de Staline dans les années 1930 et est exclu de l'Union des compositeurs soviétiques en 1936.

Il a laissé une œuvre variée comportant des sonates au piano, des concertos pour violoncelle, de la musique de chambre, des opéras, des oratorios et six symphonies. Il est enterré au cimetière de la Présentation à Moscou.

Compositions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marina Frolova-Walker, « 'National in Form, Socialist in Content': Musical Nation-Building in the Soviet Republics », Journal of the American Musicological Society, Paula Higgins, vol. 51, no 2,‎ , p. 331–371 (ISSN 0003-0139, OCLC 477569929, JSTOR 831980)
  • Larry Sitsky, Music of the Repressed Russian Avant-Garde, 1900–1929, Westport, CT, Greenwood Press, (ISBN 9780313267093, OCLC 28962473)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]