Alexandre Kallimachis

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Alexandre Kallimachis
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Alexandre Kallimachis
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Αλέξανδρος Καλλιμάχης et Александру КаллимакиVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Famille
Père
Mère
Ralitza Crisoscoleo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfants

Alexandre Kallimachis, en grec Alexandros Kallimahis (Αλεξάνδρος Καλλιμάχης), en roumain Alexandru Calimachi, né et mort à Constantinople (1737 - ), est un prince phanariote qui, après avoir été au service de l’Empire ottoman, est devenu Hospodar de Moldavie de 1795 au . La monarchie était élective dans les principautés roumaines de Moldavie et de Valachie. Le souverain (voïvode, hospodar ou domnitor selon les époques et les sources) était élu par (et souvent parmi) les boyards, puis agréé par les Ottomans : pour être nommé, régner et se maintenir, il s'appuyait sur les partis de boyards et fréquemment sur les puissances voisines, habsbourgeoise, russe et surtout turque, car jusqu'en 1859 les deux principautés étaient vassales et tributaires de la « Sublime Porte »[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Alexandre Kallimachis était le fils du Grand Drogman puis prince de Moldavie Jean Théodore Kallimachis et de Ralitsa Chrysoskoleos. Comme beaucoup de Phanariotes, il est lui-même Grand Drogman de la « Sublime Porte » de 1785 à 1788 puis de 1795 à 1799 avant de devenir hospodar de Moldavie.

Il finance une partie des travaux littéraires de Rigas. Une grande carte très détaillée de la Moldavie, de 1797, lui est dédiée. L'université de Jassy fonctionne dans le Palais Callimachi.

Il fait partie des phanariotes victimes de la répression turque après l'éclatement des révolutions grecque et roumaine de 1821 : après l'exécution de ses deux fils, il est lui-même mis à mort à Constantinople en décembre 1821.

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Il avait épousé Elena Ghica et il fut le père de :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Mézière Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Firmin Didot, Paris 1858, Tome 23
  • Alexandru Dimitrie Xenopol Histoire des Roumains de la Dacie trajane : Depuis les origines jusqu'à l'union des principautés. E Leroux Paris (1896)
  • Nicolas Iorga Histoire des Roumains et de la romanité orientale. (1920)
  • (ro) Constantin C. Giurescu & Dinu C. Giurescu, Istoria Românilor Volume III (depuis 1606), Editura Ştiinţifică şi Enciclopedică, Bucureşti, 1977.
  • Mihail Dimitri Sturdza, Dictionnaire historique et généalogique des grandes familles de Grèce, d'Albanie et de Constantinople, M.-D. Sturdza, Paris, chez l'auteur, 1983 (ASIN B0000EA1ET).
  • Jean-Michel Cantacuzène, Mille ans dans les Balkans, Éditions Christian, Paris, 1992. (ISBN 2-86496-054-0)
  • Joëlle Dalegre Grecs et Ottomans 1453-1923. De la chute de Constantinople à la fin de l’Empire Ottoman, L’Harmattan Paris (2002) (ISBN 2747521621).
  • Jean Nouzille La Moldavie, Histoire tragique d'une région européenne, Ed. Bieler (2004), (ISBN 2-9520012-1-9).
  • Traian Sandu, Histoire de la Roumanie, Perrin (2008).

Note[modifier | modifier le code]

  1. Le candidat au trône devait ensuite "amortir ses investissements" par sa part sur les taxes et impôts, verser en outre le tribut aux Ottomans, payer ses mercenaires et s'enrichir néanmoins. Pour cela, un règne d'un semestre au moins était nécessaire, mais la "concurrence" était rude, certains princes ne parvenaient pas à se maintenir assez longtemps sur le trône, et devaient ré-essayer. Cela explique le "jeu des chaises musicales" sur les trônes, la brièveté de beaucoup de règnes, les règnes interrompus et repris, et parfois les règnes à plusieurs (co-princes). Quant au gouvernement, il était assuré par les ministres et par le Sfat domnesc (conseil des boyards).
    Concernant le tribut aux Turcs, la vassalité des principautés roumaines envers l'Empire ottoman ne signifie pas, comme le montrent par erreur beaucoup de cartes historiques, qu'elles soient devenues des provinces turques et des pays musulmans. Seuls quelques petits territoires moldaves et valaques sont devenus ottomans : en 1422 la Dobrogée au sud des bouches du Danube, en 1484 la Bessarabie alors dénommée Boudjak, au nord des bouches du Danube (ce nom ne désignait alors que les rives du Danube et de la mer Noire), en 1538 les rayas de Brăila alors dénommée Ibrahil et de Tighina alors dénommée Bender, et en 1713 la raya de Hotin. Le reste des principautés de Valachie et Moldavie (y compris la Moldavie entre Dniestr et Prout qui sera appelée Bessarabie en 1812, lors de l'annexion russe) ont conservé leurs propres lois, leur religion orthodoxe, leurs boyards, princes, ministres, armées et autonomie politique (au point de se dresser plus d'une fois contre le Sultan ottoman). Les erreurs cartographiques et historiques sont dues à l'ignorance ou à des simplifications réductrices. Voir Gilles Veinstein et Mihnea Berindei : L'Empire ottoman et les pays roumains, EHESS, Paris, 1987.