Alexandre Gefen

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Alexandre Gefen
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Alexandre Gefen en 2012.
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Philosophies de Marcel Schwob (d), Le livre et l'anneau : le projet Fabula, ou le rêve d'une communauté scientifique virtuelle (d), L’hagiographie, mort et transfiguration d’un genre littéraire. De Flaubert à Michon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Alexandre Gefen, né en 1970, est un critique littéraire et chercheur universitaire français.

Éditeur de l'œuvre de Marcel Schwob, il a contribué à l'étude du genre de la fiction biographique. Il s'est penché sur des questions d'histoire et de théorie littéraire (théorie de la mimesis, théorie des émotions, théorie de la fiction) en s'intéressant en particulier à la littérature française contemporaine.

Son travail tend à renouveler et à étendre le champ des études littéraires en observant les transformations de l'idée de littérature.

Il s'est également consacré à l'édition électronique, ainsi qu'aux humanités numériques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandre Gefen obtient l'agrégation de lettres modernes en [1].

Il est maître de conférences à l'université de Bordeaux-III[2] en littérature française du XXe siècle, de à .

Il rejoint en le Centre d'étude de la langue et de la littérature française, UMR 8599 du CNRS et de l'université Paris Sorbonne-Paris IV puis, en , l’Unité mixte de recherche Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité (THALIM) de l'université Paris 3 Sorbonne Nouvelle comme directeur de recherche[3]. Il est directeur scientifique adjoint de l'InSHS du CNRS depuis [4].

Entre et , il est membre du CNU (9e section) et du Conseil scientifique de l'INSHS[5]. Il a soutenu en à l'Université Paris 7 – Diderot) son habilitation à diriger des recherches, sur le thème « Le recours à la fiction », avec un livre inédit intitulé Réparer le monde. La littérature française face au XXIe siècle[6].

En parallèle à ses activités universitaires, il est également membre de différents comités de lecture pour des revues telles Modernités, AOC[7] et a publié nombre d'articles dans des revues critiques et magazines littéraires tels que La Nouvelle revue française, Les Temps modernes, Revue critique de fixxion française contemporaine, ou le Magazine littéraire[8].

Travaux[modifier | modifier le code]

Fondateur en 1999 du site Internet Fabula[9], site consacré à la recherche en littérature, et la plateforme d'édition numérique CEPM à l'université Paris Sorbonne-Paris IV, il s'est intéressé aux humanités numériques des travaux portant sur la diffusion du savoir, les réseaux et outils collaboratifs scientifiques, la philologie numérique et ses enjeux épistémologiques et les écritures en réseau[10]. Il a contribué au développement et aux pilotage des humanités numériques en France à travers le consortium « Cahier » et le Labex « OBVIL » (Sorbonne Universités) [11].

En , il a travaillé à la coordination d'un programme de recherche international intitulé Émotions, Cognition, Comportement de l’Agence nationale de la recherche[12], qui s'intéresse à la question des émotions littéraires, conçue comme une piste novatrice dans l'analyse du champ littéraire.

L'édition d' Artamène ou le Grand Cyrus avec Claude Bourqui ambitionne de donner accès à cette somme romanesque à un large public. Publié en version papier, cette édition est coordonnée à un site Internet (www.artamene.org), élaboré par les mêmes éditeurs, qui offre l'intégralité du texte, ainsi que de nombreux outils de recherche. « En prenant les moyens modernes de l'édition, les éditeurs réussissent à rendre presque familier un texte trop longtemps considéré comme illisible »[13].

Champ de recherche[modifier | modifier le code]

Alexandre Gefen s'est d’abord intéressé au genre littéraire des récits biographiques dont il a publié une anthologie : son titre Vies imaginaires est emprunté à Marcel Schwob (Vies imaginaires) et l'ouvrage s'étend de Plutarque à Pierre Michon, auteur de Vies minuscules ; la critique italienne Gabriella Bosco souligne que les récits sont intentionnellement ordonnés de manière à montrer des exemples de formes pré-modernes d'écriture biographique qui partagent une même prétention à une autonomie, plus ou moins grande, par rapport à la vérité historique[14].

Alors que dans les siècles précédents, le roman avait vu son couronnement, l'universitaire Anaïs Guilet cite un constat d'Alexandre Gefen, Philippe Daros, et Alexandre Prstojevic : « la littérature du XXIe siècle débute avec le triomphe du document : écritures de voyage, d’investigation, enquêtes judiciaires ou ethnologiques, autobiographies, factographies, […], rapports et enregistrements littéraires, et autres formes de récits refusant de se dire romans. »[15],[N 1],[18]. Il est alors pertinent selon Alexandre Gefen de chercher à définir les frontières de la fiction[19]et de la non-fiction[16].

Alexandre Gefen pointe également le « vacarme », le « dissensus » de la critique littéraire contemporaine, et avance l'idée d'une « fin des systèmes théoriques » [N 2],[N 3]. Mais la période serait également porteuse d'initiatives intellectuelles volontairement « décentrées », qui ne peuvent manquer de retenir [l']attention. »[20].

Aussi, conviendrait-il de renouveler et étendre le champ des études littéraires [25] : d'un point de vue formel en portant attention aux écritures numériques, en incluant les auteurs amateurs et la littérature populaire ; d'un point de vue générique, d'inclure la non-fiction, les écritures transpersonnelles, les nouveaux réalismes littéraires, d'un point de vue thématique, d'aborder l'inclusion de problématiques contemporaines, car « un pan important de la production littéraire contemporaine se caractérise par le souci d’être une pratique sociale, qui se veut en prise sur le monde. Nombreuses sont les œuvres, depuis le début du xxie siècle, qui s'attachent, à « Réparer le monde  », à soigner les traumatismes des oubliés de l'Histoire ». « Penser l’activité littéraire en termes d’usage » permet d’ouvrir la littérature à « la richesse des pratiques scripturales »[26],[18].

Il s'agit dans cette perspective de mettre en avant la vocation réparatrice, empathique[27] ou thérapeutique[28],[29] de la littérature contemporaine[30] qui deviendrait comme une pratique « relationnelle » aux effets éthiques et politiques[31],[6],[32], [33].

Avec L'Idée de littérature. De l’art pour l’art aux écritures d’intervention, « Alexandre Gefen poursuit la réflexion qu’il avait engagée sur les métamorphoses du territoire de la littérature actuelle et se questionne sur « l'extension du domaine de la littérature » à travers un panorama de l'idée de littérature, de l'apparition du mot jusqu’aux évolutions actuelles du concept »[30],[34]. La littérature « n'est plus une « fin » en soi, un art coupé des contingences du monde social »[35] et propose une conception élargie de la littérature, seule apte à englober le domaine étendu des écrits littéraires contemporains[34] ; actes engagés dans le politique, sans pourtant relever de ce que le XXe siècle appelait la littérature engagée[36] .

Publications[modifier | modifier le code]

Essais et enquête[modifier | modifier le code]

Éditions critiques[modifier | modifier le code]

Directions d'ouvrages collectifs et de revues[modifier | modifier le code]

Collectifs[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

  • « La littérature au présent » , avec Simon Bréan et Catherine Douzou, ELFe XX-XXI, revue de la Société d’études de la littérature française des XXe siècle et XXIe siècle, Garnier, 2013.
  • « La naturalisation de l'esthétique » , Nouvelle Revue d'Esthétique, no 15, PUF, .
  • « Des chiffres et des lettres. Les Humanités Numériques » , Critique, no 819-820, août-.
  • « Fictions de l'intériorité », avec Dominique Rabaté, Revue critique de fixxion française contemporaine, (présentation, entretien avec Belinda Cannone et Vincent Descombes).
  • « Extension du domaine de la littérature », Elfe XX-XXI Études de la littérature française des XXe et XXIe siècles, no 9,‎ (lire en ligne).
  • « Les amateurs », Nouvelle Revue d'Esthétique, no 25, Presses universitaires de France, juin 2020, p. 5 (ISSN 1969-2269).
  • « Politiques de la littérature », Esprit,‎ (présentation en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il en va de même dans les pays anglo-saxons[16] ou dans le monde germanique[17].
  2. « D'après son analyse, la dysphonie actuelle expliquerait la séduction qu'exercent sur « l'aile gauche de la critique littéraire » française les études culturelles (études postcoloniales, gender studies ou encore études interculturelles) venues du monde anglo-saxon[20]. »
  3. Ainsi, comme d'autres intellectuels français, Alexandre Gefen est victime d'attaques, dans ce cas pour un appel à contribution portant sur les « Fictions françaises »[21] qu'il a proposé fin avec Cornelia Ruhe et Oana Panaïté au sein de la Revue critique de fixxion française contemporaine. Une pétition est signée en réaction par 80 intellectuels ou chercheurs qui réclament de pouvoir travailler en liberté, en démocratie en République[22],[23],[24].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Agrégations », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. Site Akadem, fiche conférencier
  3. « Alexandre Gefen - THALIM UMR CNRS », sur www.thalim.cnrs.fr (consulté le ).
  4. « CNRS - Institut des Sciences humaines et sociales », sur www.cnrs.fr (consulté le ).
  5. « Conseil scientifique de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS », sur www.inshs.cnrs.fr, mandat 2015/2018.
  6. a et b Maëline Le Lay 13 juin 2018.
  7. « Alexandre Gefen, auteur sur AOC media - Analyse Opinion Critique », sur aoc.media (consulté le )
  8. (en) « Le Sens et les sens/Sense and the Senses: International Colloquium for 20th and 21st Century French and Francophone Studies », sur indiana.edu, .
  9. Serge Proulx, Louise Poissant, Michel Sénécal, dir., Communautés virtuelles :penser et agir en réseau44, Québec, Presses de l’université Laval, 2006, p. 265.
  10. Sébastien Debeire et Dimitri Julien, « Compte-rendu de la Séance du 9 octobre 2012 : Écriture et Histoire à l'heure du numérique », sur crehist.hypotheses.org, .
  11. « Le consortium CAHIER (Corpus d’Auteurs pour les Humanités : Informatisation, Édition, Recherche). Oeuvres et édition numérique », sur humanum.hypotheses.org, .
  12. « La catharsis aujourd'hui », sur fabula.org (consulté le ).
  13. Nathalie Grande 2007.
  14. Gabriella Bosco 2015.
  15. Anaïs Guilet, « Des petites madeleines et des tweets », Hybrid, no 5,‎ (DOI 10.4000/hybrid.356, lire en ligne).
  16. a et b Gilles Louÿs février 2022.
  17. Elisabeth Kargl Aurélie Le Née 2022.
  18. a et b Chloé Brendlé mai 2021.
  19. Véronique Lamontagne 2003.
  20. a et b Claire Riffard, « Approche génétique et réévaluations critiques réévaluations critiques », dans Véronique Corinus et Mireille Hilsum (dir), Nouvel etat des lieux des littératures francophones, Presses universitaires de Lyon, (lire en ligne).
  21. « Appel à contributions: n° 19 », sur www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org (consulté le ).
  22. Rédaction, « Le « décolonialisme », une stratégie hégémonique : l'appel de 80 intellectuels », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. Éric Essono Tsimi, « Débat : Duels de chercheurs dans l’espace médiatique, ou quand l'émotion empêche de penser », The Conversation,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. Elisabeth Philippe, « La critique littéraire est-elle en voie de "zemmourisation" ? », BibliObs,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. Aliocha Wald Lasowski, « Que devient la littérature ? », La règle du jeu,‎ (lire en ligne).
  26. Violaine Houdart-Merot, « Inventer de nouvelles formes de rhétorique et d’éloquence à l’Université », Recherches & Travaux, no 99,‎ (DOI 10.400/recherchestravaux.4304, lire en ligne).
  27. Tania Vladova 2013.
  28. Laurent Demanze 24 novembre 2017
  29. Frédérique Roussel, « Réparation en tout genre : Le virage thérapeutique de la littérature, par Alexandre Gefen », Libération,‎ (lire en ligne).
  30. a et b Justine Brisson, « De la littérature aux littératures, généalogie d’un territoire en pleine expansion », Acta fabula : Revue des parutions pour les études littéraires, École normale supérieure, vol. 22, no 10,‎ (lire en ligne).
  31. Francesca Lorandini 2020.
  32. Éric Loret 2017.
  33. Maxime Desgranges, « Deuil, maladie, retour de l’être aimé : l’écrivain nouveau guérisseur du monde », ActuaLitté,‎ (lire en ligne).
  34. a et b Hassan Zokhtareh 2002.
  35. Juliette Cerf, « L'idée de littérature de Alexandre Gefen », Télérama,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  36. Christian Desmeules, « «La littérature est une affaire politique»: écrire, un acte politique? », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  37. « L'écrivain Alexandre Gefen panse les maux et pense les mots », sur rts.ch, (consulté le ).

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Bauvet, « Alexandre Gefen, Sandra Laugier (dir.), Le pouvoir des liens faibles », Lectures (les comptes rendus),‎ (DOI 10.4000/lectures.45452, lire en ligne).
  • (it) Gabriella Bosco, « La Taille des Romans, études réunies par Alexandre Gefen et Tiphaine Samoyault », Studi Francesi-Varia, vol. 3, no 171,‎ , p. 664-665 (DOI 10.4000/studifrancesi.2931, lire en ligne).
  • (it) Gabriella Bosco, « Aa. Vv., Vies imaginaires. De Plutarque à Michon, textes choisis et présentés par Alexandre Gefen », Studi Francesi, vol. 2, no 176,‎ , p. 432-433 (DOI 10.4000/studifrancesi.1015, lire en ligne).
  • Chloé Brendlé, « À Quoi Rime La Critique Littéraire Aujourd’hui? Deux Livres Fort Différents S’essaient à la Remodeler avec plus ou moins de Bonheur », Le Matricule des Anges, no 223,‎ (lire en ligne).
  • Frédéric Clavert et Valérie Schafer, « Les humanités numériques, un enjeu historique », Quaderni, no 98,‎ hiver 2018-2019, p. 33-49 (DOI 10.4000/quaderni.1417, lire en ligne).
  • Laurent Demanze, « Critique et clinique : la thérapie littéraire d’Alexandre Gefen », Diacritik,‎ (lire en ligne).
  • Bruno Fabre, « Christian Berg, Alexandre Gefen, Monique Jutrin et Agnès Lhermitte (sous la dir. de) : Retours à Marcel Schwob - D’un siècle à l’autre (1905-2005) », dans Écritures insolites, Presses universitaires de Rennes, (lire en ligne), p. 218-219.
  • Jean-Patrick Géraud, « La littérature est politique », Nonfiction,‎ (lire en ligne).
  • Nathalie Grande, « Review of Artamène ou le Grand Cyrus. collection GF no 1179, by M. de Scudéry, G. de Scudéry, C. Bourqui, & A. Gefen », Revue d’Histoire Littéraire de la France, vol. 107, no 4,‎ , p. 964–965 (lire en ligne), Inscription nécessaire.
  • Elisabeth Kargl et Aurélie Le Née, « Introduction », Germanica, vol. 1, no 70,‎ , p. 7-12 (lire en ligne).
  • Philipp Lammers, « Lieux communs, refuges narratifs ? Le Rouge et le Noir et les Mémoires de Marmontel », Romantisme, vol. 2, no 180,‎ , p. 107-122 (lire en ligne).
  • Véronique Lamontagne, « Alexandre Gefen et René Audet (dir.), Frontières de la fiction, Québec/Bordeaux, Éditions Nota Bene/Presses Universitaires de Bordeaux, Collection « Fabula », 2001, 436 p. », Post-Scriptum,‎ (lire en ligne)
  • Maëline Le Lay, « L'écriture dans la plaie : À propos de : Alexandre Gefen, Réparer le monde. La littérature française face au XXIe siècle, José Corti », La Vie des idées,‎ (lire en ligne).
  • (it) Francesca Lorandini, « Alexandre Gefen, Réparer le monde. La littérature française face au xxie siècle », studi Francesi - Varia, vol. 1, no 190,‎ , p. 217 (DOI 10.4000/studifrancesi.23152, lire en ligne).
  • Éric Loret, « La littérature thérapeutique », En attendant Nadeau,‎ (lire en ligne).
  • Gilles Louÿs, « Alexandre Gefen (dir.), Territoires de la non-fiction : cartographie d’un genre émergent, Leyde, Boston, Brill/Rodopi, 2020 », Viatica, no 9,‎ (lire en ligne).
  • Jean-Baptiste Mathieu, « Quand la recherche littéraire redécouvre les émotions : À propos de : L'émotion, puissance de la littérature ?, textes réunis et présentés par Emmanuel Bouju et Alexandre Gefen, Pessac, PU de Bordeaux, 2013 », Raison publique, vol. 1, no 18,‎ , p. 221-229 (lire en ligne).
  • (it) Roberta Sapino, « Alexandre Gefen, L’Idée de littérature. De l’art pour l’art aux écritures d’intervention », Studi Francesi -Varia, vol. 1, no 196,‎ , p. 222-223 (DOI 10.4000/studifrancesi.49264, lire en ligne).
  • Anthony Soron, « La Littérature est une affaire politique, d’Alexandre Gefen : l’écriture responsable », L’École des lettres,‎ (lire en ligne).
  • Luc Vigier, « Enquête sur la mimèsis : La Mimèsis. Textes choisis et présentés par Alexandre Gefen, GF-Flammarion, coll. " Corpus ", 2002 », Acta fabula, vol.  4, no  2,‎   automne 2003 (lire en ligne).
  • Tania Vladova, « Empathie et esthétique », Critique d’art,‎ (lire en ligne).
  • Hassan Zokhtareh, «  Alexandre Gefen, L'Idée de la littérature. De l’art pour l’art aux écritures d’intervention  »,  Questions de communication, no 40 ,‎  2021, p. 500-505 (DOI 10.4000/questionsdecommunication.27564, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]