Alexandre Chauveau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Alexandre Chauveau
Illustration.
Fonctions
Député de Rimouski
Prédécesseur Louis-Honoré Gosselin
Successeur Joseph Parent
Solliciteur général du Québec
Prédécesseur George Barnard Baker
Successeur Honoré Mercier
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Québec
Date de décès (à 69 ans)
Lieu de décès New York
Sépulture Cimetière Notre-Dame-de-Belmont
Parti politique Parti conservateur du Québec,
Parti libéral du Québec
Père Pierre-Joseph-Olivier Chauveau
Diplômé de Université Laval,
Université McGill
Profession Juriste

Alexandre Chauveau, né le à Québec et mort le à New York, est un homme politique canadien. Il a été élu député conservateur de Rimouski lors d'une élection partielle en 1872. Il est réélu en tant que conservateur indépendant en 1875 puis comme libéral en 1878. Il est ainsi un des rares députés à réaliser trois mandats en étant élu sous des étiquettes différentes. Il retournera au Parti conservateur dans le cours de son troisième mandat, menant à la chute du Gouvernement Henri-Gustave Joly de Lotbinière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Marie-Louise-Flore Massé et de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, avocat, député conservateur, 1er Premier ministre du Québec (1867-1873) et Président du Sénat du Canada de février 1873 à janvier 1874.

En 1871, il épouse Marie-Anne-Adèle Tessier, fille d'Ulric-Joseph Tessier, juge, député réformiste de Portneuf (1851-1854) et sénateur de la division du Golfe (1867-1873).

Par cette alliance il devient le beau-frère d'Auguste Tessier, qui sera lui aussi député libéral de Rimouski (1889-1907), et de Jules Tessier, député libéral de Portneuf de (1886-1903) puis sénateur de la division de La Durantaye (1903-1934).

En plus de son beau-frère, deux autres membres de sa famille seront députés de Rimouski : son neveu Auguste-Maurice Tessier (1912-1922) et son petit-neveu Maurice Tessier (1966-1973), qui fut également maire de Rimouski de 1961 à 1969 et plusieurs fois ministre.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il étudie au Collège Sainte-Marie de Montréal puis aux universités de Laval et McGill. Il fait des études de notariat, notamment auprès de George-Étienne Cartier qui fut plusieurs fois député. Il est admis au Barreau de la province de Québec en mars 1868 et exerce dans la ville aux côtés de Richard Alleyn, futur député conservateur (1877-1878) de Québec-Ouest.

À l'occasion de l'élection partielle faisant suite à la démission de Louis-Honoré Gosselin en 1872, il se lance en politique sous la bannière du Parti conservateur. Il affronte un candidat conservateur indépendant et est élu avec 54,14% des suffrages. Il se représente lors des élections générales de 1875, cette fois ci comme conservateur indépendant, mais aucun adversaire ne se présente contre lui et il est donc élu par acclamation. Après avoir rejoint le parti libéral du Québec, il est réélu d'extrême justesse en 1878, devançant le candidat conservateur d'une seule voix.

À la suite de la victoire du parti libéral il devient solliciteur général dans le cabinet du premier-ministre Henri-Gustave Joly de Lotbinière du 8 mars 1878 au 30 avril 1879, puis secrétaire et registraire du 19 mars au 12 septembre 1879. En octobre 1879, il décide de retourner au Parti conservateur avec quatre collègues, renversant le gouvernement Joly de Lotbinière, devenu minoritaire.

Il démissionne de son mandat en janvier 1880 après avoir été nommé juge à la Cour des sessions de la paix, puis magistrat de police du district de Québec de 1882 à 1890.

Il obtiendra un doctorat en droit de l'Université Laval à Québec en 1894 et entamera une carrière de professeur de droit criminel dans la même université jusqu'à son décès vingt ans plus tard.

Il occupera un certain nombre d'autres fonctions. Il fut notamment directeur, vice-président et président de la Banque Nationale de Québec, membre de la Commission d'extradition, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec et directeur de plusieurs compagnies. Il obtint la croix de la Légion d'honneur pour son action comme président du comité pour l'érection du monument Champlain.

Il décède à New York le 7 mars 1916 est inhumé dans le Cimetière Notre-Dame-de-Belmont de Sainte-Foy.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections générales québécoises de 1878
Nom Parti Nombre
de voix
 % Maj.
     Alexandre Chauveau (sortant) Libéral 1 689 50,01 % 1
     Roch-Pamphile Vallée Conservateur 1 688 49,99 % -
Total 3 377 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 79,6 % et 0 bulletins ont été rejetés.

Élections générales québécoises de 1875
Nom Parti Nombre
de voix
 % Maj.
     Alexandre Chauveau[1] (sortant) Conservateur indépendant 3 714 100 % 3 714
Total 3 714 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 100 % et 0 bulletins ont été rejetés.

Élection partielle québécoise de 1872
Nom Parti Nombre
de voix
 % Maj.
     Alexandre Chauveau Conservateur 941 54,14 % 144
     Jean-B. Romuald Fiset Conservateur indépendant 797 45,86 % -
Total 1 738 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 48 % et 0 bulletins ont été rejetés.

Références[modifier | modifier le code]

  1. En réalité, comme il n'y avait pas de concurrents, il n'y a pas eu d'élection et il a été élu par acclamation.

* Cette page a été largement rédigée à l'aide du site de l'Assemblée nationale du Québec

Source[modifier | modifier le code]