Alexandre Berthier de Grandry

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Alexandre Berthier de Grandry
Alexandre Berthier de Grandry

Naissance
Châtel-Censoir (Yonne)
Décès (à 86 ans)
Châtel-Censoir (Yonne)
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Colonel
Années de service 1764-1809
Distinctions Officier de la Légion d’honneur
Chevalier de Saint-Louis
Autres fonctions Maire de Châtel-Censoir

Alexandre Berthier de Grandry, né le à Châtel-Censoir (Yonne), mort le à Châtel-Censoir (Yonne), est un colonel français de la Révolution et de l’Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Destiné au service par ses parents, il sort le 12 avril 1764 de l’école militaire de Paris, avec la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel, et le 10 mars 1767, il est admis à l’école d’artillerie de La Fère, d’où il sort avec le grade de lieutenant, le 23 janvier 1777 pour rejoindre le régiment d’artillerie de Metz.

Le 9 mai 1778, il est nommé capitaine par commission, et le 3 juin suivant capitaine en second en résidence. Le 19 avril 1782, il obtient le commandement d’une compagnie de sapeurs, puis de bombardiers le 1er septembre 1783, et enfin de canonniers le 11 juin 1786. Il est fait chevalier de Saint-Louis le 15 janvier 1791.

Il est promu au grade de lieutenant-colonel le 7 septembre 1792, au 2e régiment d’artillerie, puis peu après au 6e régiment d’artillerie. Il sert en 1792 et 1793, aux armées d’Italie et des Pyrénées. Le 29 août 1793, à l’affaire de Cornelia, il est fait prisonnier de guerre par les espagnols, et il est échangé le 8 décembre 1795.

En avril 1796, il est nommé commandant en second, avec le grade de chef de brigade, de l’artillerie de l’armée du Nord sous les ordres du général Beurnonville, puis il passe sous les ordres du général Moulin à l’armée de l’Intérieur.

De mars 1798 au 20 juillet 1800, il remplit à Paris les fonctions de directeur d’artillerie. Placé à la tête d’une division de l’armée d’Italie, sous Masséna et Brune, il est nommé commandant du 7e régiment d’artillerie à pied le 28 novembre 1800. Il se fait remarquer le 25 décembre suivant à la bataille de Monzambano sur les bords du Mincio, par l’habileté avec laquelle il dirige l’artillerie. Le 24 avril 1801, il devient directeur d’artillerie à Turin, et le 3 octobre 1802, il occupe le même poste à Brescia. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 11 décembre 1803, et officier de l’ordre le 14 juin 1804.

Il est admis à la retraite le 21 août 1805. En 1809, il est employé temporairement à Bruxelles, avant d’être réadmis à la retraite.

Il meurt le 9 janvier 1832, à Châtel-Censoir, ville dans laquelle il occupa la fonction de maire. Sa tombe a aujourd'hui disparu.

Sources[modifier | modifier le code]

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 3, Bureau de l’administration, , 529 p. (lire en ligne), p. 86.
  • « Cote LH/211/49 », base Léonore, ministère français de la Culture
  • Danielle Quintin et Bernard Quintin, Dictionnaires des colonels de Napoléon, S.P.M., (ISBN 9782296538870), p. 96
  • Léon Hennet, Etat militaire de France pour l’année 1793, Siège de la société, Paris, , p. 123.
  • Alex Mazas, Histoire de l'ordre royal et Militaire de Saint-Louis depuis son institution, jusqu'en 1830, Tome 3, Firmin Didot frère, Paris, , p. 128.
  • Frédéric de Berthier de Grandry, Les Berthier, Une famille de la noblesse d'épée, en Bourgogne-Nivernais, FBG, , 638 p. (www.fbg-prepresse.fr), p. 195.