Alexandre-François Debain

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Alexandre-François Debain
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Facteur de pianos, fabricant d'instruments de musiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Instrument
Distinction
Médaillon harmonium Debain.jpg
Marque ou logotype

Alexandre-François Debain est un facteur de piano et d'harmonium français, né à Paris le et décédé dans cette même ville le . On lui doit le dépôt d'une multitude de brevets donc celui concernant l'harmonium, en 1842.

Formation[modifier | modifier le code]

Il est apprenti ébéniste jusqu'en 1825, puis l'année suivante commence son apprentissage dans la facture de piano, domaine où il deviendra contremaître.

Parti en Angleterre en 1830, il démontre un grand talent pour l'invention et la réalisation de machines complexes. Il construit un automate de 3 mètres de haut figurant un arbre - un oranger aux feuilles de bronze et aux fruits de porcelaine - habité de 7 oiseaux secouant la tête et les ailes, ouvrant le bec, et chantant grâce à une rangée de tuyaux fonctionnant avec le système de l'orgue de barbarie. Lors de ce passage en Angleterre (qui durera quatre ans), il apprend la facture d'orgue.

De retour à Paris en 1834, il devient facteur de pianos (traditionnels et mécaniques). Il fait faillite deux ans plus tard, puis, ayant épongé ses dettes, il se réinstalle en 1836. Il dépose alors de nombreux brevets, dont le plus mémorable est celui de l'harmonium, en 1842.

L'harmonium[modifier | modifier le code]

Médaillon d'un harmonium Debain (ca 1865)

Le brevet de l'harmonium déposé, Alexandre Debain devient rapidement un homme d'affaires reconnu. Il obtient en 1849 une médaille d’argent à l’exposition universelle à Paris, puis ouvre place Lafayette un hall d'exposition immense et luxueux en 1855. Il emploie alors près de 150 ouvriers, et une dizaine d'années plus tard emploie 600 ouvriers à la fabrique de La Chapelle à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) qu'il a fait construire en 1865.

Entretemps (1860), il est fait chevalier de la Légion d'honneur[1].

En 1867, Il est classé « hors-concours » à l'exposition universelle de Paris (étant membre du jury, il ne peut concourir). Il y présente un harmonium de 50 jeux, soit 3050 anches.

Après la mort d'Alexandre Debain, sa manufacture (Debain & Cie) poursuit son activité et reçoit une médaille d'or à l'exposition universelle de 1878.

Alexandre-François Debain sera surnommé « docteur es harmonium » par ses contemporains.

Autres inventions[modifier | modifier le code]

Alexandre Debain fut un inventeur chevronné, parfois même jusqu'à l'excès. Voici quelques-unes de ses créations :

  • l'antiphonel, destiné à accompagner le plain-chant. L'instrument fonctionne un peu comme l'orgue de Barbarie. À l'aide d'une manivelle, on fait tourner un cylindre entraînant des planches perforées.
  • Le piano-écran
  • l'harmonicorde, harmonium auquel on accole un piano droit avec une seule corde par note. L'interprète peut choisir s'il veut ou non accoupler le piano avec l'harmonium, et gérer la dynamique du premier par la force des doigts et celle du second par l'intensité du souffle fourni par les pédales. Ainsi, la partie harmonium peut jouer en pianissimo quand la partie piano peut jouer forte. Lefébure-Wély a écrit quelques pièces pour cet instrument.
  • le concertina

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le dossier sur [1] la base Léonore

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]