Alex Prager

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Alex Prager
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Lehmann Maupin Gallery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction
Foam Paul Huf Award (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Alex Prager, née le , est une photographe et réalisatrice américaine.

Elle vit et travaille à Los Angeles. Ses photographies sont principalement des mises en scène méticuleuses d'acteurs ou de figurants, souvent décrites[Par qui ?] comme hyperréalistes.

Prager prolonge dans sa filmographie les réalités fictionnelles de ses clichés photographiques, touchant aux thèmes de l’aliénation et du pluralisme de la vie moderne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Prager commence sa pratique photographique après avoir vu une exposition de William Eggleston au Getty Museum en 1999-2000[2]. Selon Ken Johnson, ses séries photographiques seraient inspirés de Cindy Sherman, Philip-Lorca diCorcia and Douglas Sirk[3].

En 2005, elle crée The Book of Disquiet (an immoral drama), conçu à la fois comme une exposition et une publication en collaboration avec l'artiste Mercedes Helnwein. Sa notoriété s'amplifie en 2007 après son exposition Polyester, consacrée à la Californie du sud et des portraits de femmes[4]. Sa série suivante est intitulée The Big Valley, elle a été présentée en 2008 à la Michael Hoppen Gallery à Londres, Royaume-Uni puis en 2009 à la Yancey Richardson Gallery à New York. En 2010, avec sa série Week-End, Prager réalise son premier court-métrage : Despair, issu d'ancien travaux[5]. Inspiré par Les Chaussons rouges (1948)[6], le film a été présenté lors de l'exposition New Photography 2010 au Museum of Modern Art de New York, qui la consacre comme l’une des artistes les plus prometteuses de sa génération.

En 2012, avec la série Compulsion, Alex Prager aborde les thèmes de la catastrophe et des turbulences[7]. En parallèle elle réalise son deuxième film, intitulé La Petite Mort avec Judith Godreche et une narration de Gary Oldman. Le film est une réflexion sur la mort, et selon Prager, conçu comme un film plus traditionnel[8].

Face in the Crowd, est présenté pour la première fois en 2013 à la Corcoran Gallery of Art, Washington D.C. Il s'agit de l’œuvre la plus complexe d'Alex Prager, qui a nécessité la recréation en studio d'espaces publics - rues, plage, aéroport, cinéma. L'artiste s'est occupée du recrutement et de l'habillage de chacun des 150 figurants, et amis[9], et a ainsi produit une installation d'une durée de 10 minutes, composée de trois écrans de grande échelle. Face in the Crowd évoque à nouveau la question de l'intemporalité, caractéristique dans l'œuvre de Prager, tout en gardant un regard critique et lucide sur la détresse contemporaine[10].

En 2015, l'Opéra national de Paris commande à Alex Prager un film pour la 3e Scène. Son film, intitulé La Grande Sortie, explore la tension entre l'expérience de la performance  sur scène et le regard du public. Avec les danseurs étoiles Émilie Cozette et Karl Paquette, sur une bande son de Nigel Godrich. Le film a été produit par Jeremy Dawson. La Grande Sortie est diffusée sur la 3e scène le 15 septembre 2015[11].

En octobre 2015, la Galerie des Galeries, espace culturel des Galeries Lafayette, Paris, présente sa première exposition personnelle en France. Son dernier film La Grande Sortie y est présenté ainsi que ses dernières photographies[12].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alex Prager, Silver Lake Drive (2018)
  • Face in the Crowd, Corcoran (2013) (ISBN 0615901743)
  • Compulsion, Michael Hoppen Gallery (2012) (ISBN 0615613055)
  • The Big Valley / Week-end, M+B and Yancey Richardson Gallery (2010) (ISBN 0615339182)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Alex Prager a reçu plusieurs prix majeurs pour son travail, notamment un Emmy Award pour une commande du New York Times : Touch of Evil, avec entre autres Jessica Chastain, George Clooney, Glenn Close, Kirsten Dunst, Rooney Mara, Brad Pitt[25]. En 2012, elle reçoit le Foam Paul Huf Award du Foam Fotografiemuseum Amsterdam, la désignant comme une personnalité majeure de la photographie contemporaine[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.washingtonpost.com/entertainment/museums/at-corcoran-alex-pragers-color-photographs-of-crowds-depict-detachment-in-togetherness/2013/11/22/495a764e-5143-11e3-9e2c-e1d01116fd98_story.html
  2. Barbara Davidson, « reFramed: In conversation with Alex Prager », The Los Angeles Times,‎
  3. Ken Johnson (March 19, 2010), Aipad Photography Show New York New York Times.
  4. Erin Lindholm, « Alex Prager's Girls on Film », Art in America
  5. « Bryce Dallas Howard in "Despair" », Nowness online (consulté le 20 juin 2010)
  6. Carol Vogel, New Photography 2010 Coming to MoMA, New York Times, 29 juillet 2010.
  7. Emma Brown, « Alex Prager Predicts Disaster », Interview Magazine
  8. http://www.phaidon.com/agenda/photography/picture-galleries/2012/april/25/the-little-death-of-alex-prager/
  9. Alex Zafiris, On View: For Alex Prager, It’s Lonely in a Crowd, T: The New York Times Style Magazine, 10 janvier 2014
  10. http://time.com/3804431/staging-reality-alex-pragers-timeless-faces-in-the-crowd/
  11. https://www.operadeparis.fr/en/3e-scene/la-grande-sortie
  12. a et b http://www.galeriedesgaleries.com/enEN/exposition/i-53/alexprager.html
  13. (en) « Alex Prager directs Touch of Evil », The New York Times, New York,‎ (lire en ligne)
  14. a et b "Alex Prager". http://www.lehmannmaupin.com.
  15. (en) « Alex Prager Predicts Disaster », Interview Magazine,‎ (lire en ligne)
  16. (en) « Exhibition: Alex Prager, Mise-en-scène », Savannah College of Art and Design,‎ (lire en ligne)
  17. (en) « Staging Reality: Alex Prager’s Timeless Faces in the Crowd », Time Magazine,‎ (lire en ligne)
  18. http://www.ngv.vic.gov.au/exhibition/alex-prager/
  19. https://www.theartsclub.co.uk/art/exhibition-programme/alexprager
  20. http://www.skirball.org/about/press/2014/light-noir-exiles-and-emigres-hollywood-1933-1950
  21. http://www.mbart.com/exhibitions/108/
  22. http://istanbul74.com/gallery/istanbul74-presents-alex-prager/
  23. https://news.artnet.com/art-world/top-hong-kong-gallery-shows-275922
  24. « Exposition photo - Rétrospective d'Alex Prager au MBAL: Silver Lake Drive », sur L'Œil de la Photographie Magazine (consulté le 20 janvier 2019)
  25. « We Won an Emmy — for Villainy! », New York Times, (consulté le 16 juillet 2014)
  26. Youtube

Liens externes[modifier | modifier le code]