Alderaan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Alderaan
Astre fictif apparaissant dans
Star Wars.

Vue d'artiste d'Alderaan.
Vue d'artiste d'Alderaan.

Alias Aldorande
Aldérande
Localisation Mondes du Noyau
Genre Planète tellurique
Étoile 1
Satellites 1
Révolution 364 jours locaux
Rotation 24 heures standards
Dimensions 12 742 km

Atmosphère Respirable
Climat Tempéré
Paysages Montagnes, plaines, prairies, vignes et océans
Sites remarquables Aldera
Espèces intelligentes Humain
Langue Basic
Population 2 000 000 000
Politique Monarchie Constitutionnelle
Affiliation République galactique
Empire galactique

Films La Revanche des Sith
Un nouvel espoir
Séries The Clone Wars
Obi-Wan Kenobi
Première apparition Un nouvel espoir (1977)
Dernière apparition Obi-Wan Kenobi (2022)
Site officiel Fiche de la planète

Alderaan, aussi connue sous des noms comme Aldorande et Aldérande, est une planète tellurique de l’univers de fiction Star Wars. Située dans les Mondes du Noyau, cette planète orbite autour de l'étoile homonyme.

Contexte[modifier | modifier le code]

L'univers de Star Wars se déroule dans une galaxie qui est le théâtre d'affrontements entre les Chevaliers Jedi et les Seigneurs noirs des Sith, personnes sensibles à la Force, un champ énergétique mystérieux leur procurant des pouvoirs psychiques. Les Jedi maîtrisent le Côté lumineux de la Force, pouvoir bénéfique et défensif, pour maintenir la paix dans la galaxie. Les Sith utilisent le Côté obscur, pouvoir nuisible et destructeur, pour leurs usages personnels et pour dominer la galaxie[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation spatiale[modifier | modifier le code]

Alderaan se situe dans la partie de la Galaxie appelée Mondes du Noyau, qui regroupe les territoires les plus influents. La planète dirige le Secteur Alderaan. Elle se trouve dans le système Alderaan, où elle est la deuxième planète la plus proche de son étoile homonyme. Un satellite naturel gravite autour d'elle[2],[3].

Topographie[modifier | modifier le code]

Alderaan est une planète couverte de verdure. Des prairies, des plaines et des forêts recouvrent sa surface. Les montagnes y sont aussi nombreuses[4],[5]. Il n'y a pas d'océan, mais une mer polaire, partiellement gelée, mais aussi beaucoup de lacs et de rivières[6].

Formes de vie[modifier | modifier le code]

Alderaan abrite une impressionnante biodiversité. Parmi les animaux qui vivent sur la planète se trouvent notamment le nerf, le grazer et le thranta. Les trois espèces se sont exportées hors de la planète un peu partout dans la Galaxie[2],[7].

Habitations[modifier | modifier le code]

La capitale de la planète se nomme Aldera. Elle se situe sur une petite île, elle même incluse sur une caldeira volcanique[8],[9]. Plusieurs autres grandes villes se trouvent à Alderaan. Ce sont des centres galactiques de la politique, de la culture et de l'éducation[3]. Alderaan est ainsi une grande exportatrice de vin, d'œuvres d'art et d'objets de luxe[2].

Univers officiel[modifier | modifier le code]

Avant l'Empire[modifier | modifier le code]

En 32 av. BY, lors des élections pour nommer le nouveau chancelier de la République galactique après Valorum, le sénateur Bail Antilles d'Alderaan est l'un des principaux candidats[3].

Dix ans plus tard, le sénateur Bail Organa d'Alderaan fait partie des principaux dirigeants du comité loyaliste qui tente de préserver la démocratie de la République galactique[3].

Malgré l'opposition d'Alderaan, la guerre des clones débute. Durant celle-ci, une conférence, à propos des souffrances des réfugiés en déplacement à cause de cette guerre, a lieu à Alderaan. La Jedi Ahsoka Tano y accompagne la sénatrice de Naboo Padmé Amidala, qu'elle sauve d'une tentative d'assassinat[3].

Sous l'Empire[modifier | modifier le code]

Très peu après la proclamation de l'Empire galactique, le sénateur Bail Organa d'Alderaan adopte la fille d'Anakin Skywalker et de Padmé Amidala, Leia[10]. Il l'élève en princesse sans révéler son identité réelle. En parallèle, Alderaan soutient de plus en plus l'Alliance rebelle qui se forme en opposition à l'Empire[3].

Ainsi, Leia grandit adoptée par la reine d'Alderaan, Breha Organa, qui est l'épouse de Bail, le prince consort de la planète par conséquent. Leia obtient alors le titre de princesse d'Alderaan. Elle devient ensuite sénatrice à la place de son père adoptif, et poursuit comme lui la participation à la rébellion grandissante[11].

Plus tard, la trahison ayant été découverte, le grand moff Tarkin, à bord de l'Étoile de la mort qu'il dirige, ordonne à Leia, récemment capturée par l'Empire, de révéler l'emplacement de la base de l'Alliance rebelle. Si elle ne collabore pas, il menace de détruire Alderaan. Leia semble lui fournir l'information demandée, mais il décide tout de même de faire d'Alderaan, la planète natale de la princesse, un exemple pour la Galaxie et une preuve de la puissance de la nouvelle arme de l'Empire galactique, l'Étoile de la mort. Il fait ainsi détruire Alderaan lors de l'événement appelé Désastre, causant la mort d'environ 2 milliards de personnes, et seuls 60 000 habitants d'Alderaan alors hors de leur planète, survivent[12],[13],[14].

Cette destruction laisse beaucoup d'humains d'Alderaan survivants se joindre à l'Alliance rebelle. Parmi eux se trouve la shock trooper Cara Dune, qui, après la fin de la guerre mais la persistance de quelques vestiges de l'Empire galactique, s'installe à Nevarro pour en chasser l'Empire. En outre, de nombreux habitants des mondes du Noyau, jusque-là indifférents aux massacres causés par l'Empire en Bordure, commencent à se méfier en apprenant la destruction de cette planète du Noyau[5],[15],[16].

Après l'Empire[modifier | modifier le code]

Même après le Désastre, Alderaan conserve un poids politique après la chute de l'Empire galactique. En effet, les survivants sont représentés, notamment par Leia Organa, au Sénat de la Nouvelle République[17].

En outre, Alderaan maintient aussi un impact culturel sur l'échelle galactique. Par exemple, Rey Palpatine choisit de porter une capuche d'Alderaan[Note 1] à plusieurs reprises[18].

Univers Légendes[modifier | modifier le code]

À la suite du rachat de la société Lucasfilm par The Walt Disney Company, tous les éléments racontés dans les produits dérivés datant d'avant le ont été déclarés comme étant en dehors du canon et ont alors été regroupés sous l’appellation « Star Wars Légendes »[a 1].

Débuts[modifier | modifier le code]

Alderaan est d'abord habitée par les killiks, une espèce insectoïde, qui abandonnent la planète. Ensuite, les humains arrivent. Ils s'y installent, et, plus tard, la République galactique est créée par des Mondes du Noyau, dont Alderaan, qui en devient ainsi, avec l'expansion de la République, un membre important du fait de son ancienneté. La planète se fait progressivement une renommée culturelle, intellectuelle, artistique et gastronomique à l'échelle galactique[2].

Guerres sith[modifier | modifier le code]

En 3 651 av. BY, en pleine guerre entre les Sith et la République, les premiers proposent à la seconde de signer un traité de paix. Le conseil Jedi approuve l'idée d'une rencontre pacifique pour négocier les conditions à Alderaan. Toutefois, la planète est attaquée par les Sith, qui souhaitaient piéger leur ennemi en attaquant dans le même temps Coruscant, la capitale galactique. La bataille à Alderaan voit notamment un duel entre la Jedi Satele Shan et le Sith Dark Malgus[19].

Concept et création[modifier | modifier le code]

Le nom d'Alderaan, tel quel en anglais, trouve plusieurs orthographes en traduction française, contrairement à la majorité des noms fictifs créés par la saga. Après Un nouvel espoir, la version française s'aligne sur Alderaan, mais diverses versions du nom subsistent. Ces orthographes différentes sont[20],[21] :

  • le nom classique, Alderaan ;
  • Aldorande, première version française ;
  • sa variable Aldérande ;
  • la même sans accent, Alderande ;
  • Aldéraan, la version originale avec un accent.

Dans La Revanche des Sith, la scène d'Alderaan est tournée dans les Alpes suisses, près du village Grindelwald. On y voit alors le lac Bachalpsee[22],[23].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Alderaan joue un rôle important notamment dans le jeu vidéo de 2006 Star Wars: Empire at War. En effet, elle se trouve au centre de la fin du jeu du point de vue de l'Empire galactique. Le joueur commande alors une flotte censée escorter l'Étoile de la mort. Une bataille contre l'Alliance rebelle s'engage alors, et si la flotte impériale résiste suffisamment longtemps pour permettre le chargement du superlaser de l'Étoile de la mort (75 secondes), alors le joueur peut faire détruire Alderaan. Après, une fin alternative à celle des films est proposée : le joueur, c'est-à-dire l'Empire, se lance de même dans une mission de destruction de cinq autres mondes, Alzoc III, Polus, Shola, Hoth et Yavin 4[24].

La planète apparaît en outre dans le jeu de 2011 Star Wars: The Old Republic. Sa présence dans le jeu est révélée par Electronic Arts en juin, soit six mois avant la sortie[25],[26].

Analyse[modifier | modifier le code]

Alderaan est notamment observée pour le génocide que l'Empire galactique y opère en la détruisant à l'aide de l'Étoile de la mort. Ce bombardement brutal qui n'épargne aucun survivant est considéré comme une représentation de l'action du nucléaire, et, en pleine guerre froide, de la menace que représente ainsi cette technologie. En effet, les États-Unis et l'URSS possèdent alors tous deux l'arme nucléaire et se craignent par conséquent mutuellement. Alderaan ressemble à la Terre, et peut donc montrer que le nucléaire est dans ce contexte historique proche de détruire la Terre[27].

En outre, la question de la légitimité du génocide se pose. En effet, le point de vue présenté dans les films décrit l'Empire galactique comme pur antagoniste qui s'oppose à une innocente Alliance rebelle. Toutefois, le génocide semble en parallèle justifié. En effet, il s'agit d'un choix politique et militaire apparemment stratégique, face à un groupe d'opposition. Une invasion déstabiliserait et renforcerait la rébellion naissante, sachant que de nombreux habitants d'Alderaan semblent alors alliés à l'Alliance. Par contre, il se rapproche beaucoup d'un bombardement nucléaire comme les deux ayant eu lieu durant la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, le cas du génocide d'Alderaan permet d'interroger l'efficacité de tactiques de règne par la peur, méthode que Tarkin choisit. Il semble en effet que, censée intimider l'opposition, la destruction de la planète l'a renforcée, mais il se peut aussi que l'Alliance rebelle aurait pu se renforcer encore plus sans signe de puissance de l'Empire galactique[28],[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit dans Les Derniers Jedi d'un hommage à l'actrice Carrie Fisher avec la capuche du personnage de Leia Organa dans Un nouvel espoir.

Références[modifier | modifier le code]

  • Sources primaires
  1. (en) « The legendary Star Wars Expanded Universe turns a new page », sur StarWars.com, (consulté le ).
  • Sources secondaires
  1. Lucasfilm Magazine, vol. hors-série no 1 : Le Guide officiel du film La Menace fantôme, Paris, Courleciel, .
  2. a b c et d Wallace et Fry 2016, p. 38
  3. a b c d e et f Windham et al. 2015, p. 191
  4. Anderson 1995, p. 189
  5. a et b (en-US) Evan Romano, « A Refresher on the 'Star Wars' Planet of Alderaan », sur Men's Health, (consulté le )
  6. Anderson 1995, p. 193-194
  7. Anderson 1995, p. 192-195
  8. Anderson 1995, p. 198-201
  9. Wallace, Kollins et McKinney 1998, p. 6-7
  10. Beecroft 2012, p. 17
  11. (en-US) « Star Wars: Why Leia Is a Princess », sur CBR, (consulté le )
  12. Bray et al. 2015, p. 187
  13. (en) Republic World, « What happened to Alderaan? Find out if Obi-Wan Kenobi's fears about the planet came true », sur Republic World (consulté le )
  14. Pierre, « Dans Star Wars, l'Empire est quand même bien plus meurtrier que les rebelles », sur Journal du Geek, (consulté le )
  15. « The Mandalorian : pourquoi Cara Dune appelle le pilote Carson Teva "Bleu" ? », sur Toms Guide : actualités high-tech et logiciels, (consulté le )
  16. (en-US) « Star Wars: Why Tarkin Didn't Need The Emperor's Permission To Destroy Alderaan », sur ScreenRant, (consulté le )
  17. (en-US) « Star Wars: What Was Leia A Senator Of? (If Alderaan Was Destroyed) », sur ScreenRant, (consulté le )
  18. « Star Wars IX : cet hommage de Rey à la Princesse Leia que vous n'aviez sûrement pas remarqué », sur hitek.fr, (consulté le )
  19. Windham 2012, p. 30
  20. YJKen, « Remake : Star Docs #1 : Les erreurs de prononciation », sur YJKen, (consulté le )
  21. « Les synonymes de ambigües », sur WorldSimilarity
  22. « Star Wars, les lieux de tournage de la saga », sur Routard.com (consulté le )
  23. « Star Wars: les lieux de tournage de la saga à visiter », sur LExpress.fr, (consulté le )
  24. (en-US) « Star Wars: Empire at War Walkthrough », sur GameSpot (consulté le )
  25. « Star Wars Old Republic visite Alderaan », sur JeuxActu (consulté le )
  26. « SWTOR : Mise à jour 6.1, Sommets du pouvoir, date et infos », sur Breakflip (consulté le )
  27. (en) Christopher Klein, « The Real History That Inspired “Star Wars” », sur HISTORY (consulté le )
  28. (en-US) « Opinion | The destruction of Alderaan was completely justified », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne)
  29. (en-US) « Just Wars, Episode IV: The Destruction of Alderaan », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]