Aldebert de Peyre (évêque de Viviers)

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Aldebert de Peyre
Biographie
Naissance XIIIe siècle
Décès
Viviers
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Viviers

Blason

Aldebert de Peyre, né dans la noble famille de Peyre et mort à Viviers en 1306, était un évêque français. Il fut ainsi évêque de Viviers en Vivarais de 1297 à 1306.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aldebert de Peyre, fils d'Astorg VII (seigneur de Peyre, 1220-1274) et de Guigone de Cénaret, est issue de la famille de Peyre, dont le château patrimonial se situait sur le roc de Peyre, sur les contreforts de l'Aubrac en Gévaudan. La tradition familiale voulait que l'aîné des Peyre porte le prénom d'Astorg, alors que son cadet devait hériter de celui d'Aldebert, et se destiner aux ordres. C'est ainsi qu'aux XIe et XIIe siècle, deux évêques de Mende se sont nommés Aldebert de Peyre.

Il est tout d'abord prévôt du chapitre de Mende. Puis il devient, en 1297, évêque dans le diocèse voisin de Viviers. En 1303 il est présent auprès du roi lors de la création du parlement de Toulouse[1]. Durant son épiscopat, Aldebert de Peyre reconnaît la suzeraineté du roi de France. Accord confirmé par Philippe le Bel le [2].

Il avait acquis le château de Marchastel sur l'Aubrac, mais aussi le quartier éponyme à Mende et d'autres possessions en Gévaudan. Dans son testament il institue la tradition familiale. Ainsi le cadet des Peyre devra hériter de la seigneurie de Marchastel, et se nommer Aldebert[N 1]. De plus il ne devra parler « ni français, ni auvergnat, ni autrement, mais comme il parle lui Aldebert et comme son père parlait »[3].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La tradition du prénom Aldebert était déjà respectée, mais n'avait pas été écrite avant ce testament

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, Volume 14, François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, 1784, p. 12, disponible (fr) sur Google Books
  2. Mémoires et analyse des travaux de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts de la ville de Mende, chef-lieu du département de la Lozère, par la société des lettres de la Lozère, p. 176, disponible (fr) sur Google Books
  3. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], Tome I, p. 375