Alcide Dusolier

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Alcide Dusolier
Fonctions
Sénateur 1885-1912
Gouvernement IIIe République
Groupe politique Union républicaine
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 81 ans)
Résidence Dordogne

François Alexis Alcide Dusolier, né le à Nontron et mort au château de Bonrecueil à Saint-Sulpice-de-Mareuil le , est un écrivain, journaliste et un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Thomas Dusolier (1799-1877) et de Marie-Henriette-Françoise Ribeyrol (1798-1851), il effectue des études de droit, puis travaille comme journaliste, entre autres pour L'Artiste, Le Figaro, Le Nain jaune et le Courrier français. Deux de ses poèmes ont été publiés dans Le Parnasse contemporain.

Dans les années 1860, il publie également des études littéraires, des récits de genre assez ironiques et de la poésie, dont Ceci n'est pas un livre, publié par Auguste Poulet-Malassis, un recueil de critiques littéraires précédemment signées sous le nom d'« Étienne Maurice » au Figaro. Dusolier utilisait d'autres pseudonymes tels « Maurice » et « Jean de La Martrille ».

En , il occupe un poste de secrétaire auprès de Léon Gambetta, le ministre de la guerre de l’époque, période sur laquelle il revient en 1874 avec un témoignage intitulé Ce que j'ai vu.

De 1881 à 1885, il est député de l’arrondissement de Nontron et de 1885 à 1912, sénateur de la Dordogne.

Le , il est nommé chevalier de la légion d’honneur.

Il a préfacé plusieurs ouvrages d'Eugène Le Roy.

Famille[modifier | modifier le code]

Le , il épouse à Maisonnais (87), Marie Marguerite Henriette Roux de Reilhac de Châteaurocher (née le à La Chapelle-Montbrandeix, dans la Haute-Vienne, et décédée le au Palais du Luxembourg, à Paris). Le couple a eu une fille, Angèle, décédée le à Arcachon, et un fils Maurice, docteur en médecine, mort au château de Bonrecueil, le 24 août 1943, sans descendance. Plusieurs faisceaux d’indices semblent remettre en cause pour certains à l’époque l’origine paternelle de son fils. Une liaison est prêtée à sa mère avec Alpinien Pabot-Chatelard, préfet et grand ami d’Alcide Dusolier, premier à reconnaître Maurice à la naissance. Par ailleurs les ressemblances physiques sont troublantes.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ceci n'est pas un livre, Paris, Poulet-Malassis & De Broise, 1860 - lire sur Gallica.
  • Jules Barbey d’Aurevilly, 1862.
  • [Maurice], Mémoires et révélations d'un valet de chambre aux cheveux roux, typographie de G. Kugelmann, s.e., 1864. - Lire sur Gallica
  • Nos gens de lettres, leur caractère et leurs œuvres, Paris, A. Faure, 1864.
  • Politique pour tous, Paris, Armand Le Chevalier, 1869. - Lire sur Gallica
  • Aux électeurs de la Dordogne, 1871.
  • Ce que j’ai vu du au . L’agonie de l’Empire. Le . Le dictateur Gambetta, Paris, Ernest Leroux, 1874 - lire sur Gallica ; réédition chez Maurice Dreyfous, 1879.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Fayemendy, « Alcide Dusolier, critique littéraire et homme de lettres », dans Chroniques nontronnaises, no 18, 2002, p. 37-49 (lire en ligne)
  • Robert Fayemendy, « Alcide Dusolier, homme politique », dans Chroniques nontronnaises, no 19, 2003, p. 17-32 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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