Albus Dumbledore

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Albus Dumbledore
Personnage de fiction apparaissant dans
Harry Potter et dans Les Animaux fantastiques.

Une interprétation d'Albus Dumbledore réalisée à l'aquarelle et au fusain.(par Mademoiselle Ortie)
Une interprétation d'Albus Dumbledore
réalisée à l'aquarelle et au fusain.
(par Mademoiselle Ortie)

Naissance Été 1881[1]
Décès 30 juin 1997[1] (à 115 ans)
Sexe Masculin
Activité Directeur de Poudlard
Président du Magenmagot
Fondateur de l'Ordre du Phénix
Caractéristique Grand, mince, malicieux et bienveillant.
Arme favorite Baguette de sureau
Pouvoirs spéciaux Legilimens
Patronus en forme de phénix[1]
Compagnon Fumseck (phénix)
Famille Fils de Kendra et Perceval, frère d'Abelforth et Ariana.
Affiliation Maison Gryffondor
Entourage Harry Potter
Norbert Dragonneau
Ordre du Phénix
Ennemi de Lord Voldemort
Gellert Grindelwald
Mangemorts

Créé par J. K. Rowling
Interprété par Richard Harris (HP 1 et 2)
Michael Gambon (HP 3 à 8)
Jude Law (AF 2)
Voix Marc Cassot (VF films HP)
Hubert Fielden (VQ films HP)

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore est un personnage fictif créé par la romancière britannique J. K. Rowling. Il apparaît dans ses deux histoires du monde des sorciers : la série romanesque Harry Potter et la série cinématographique Les Animaux fantastiques (dont Rowling est scénariste).

Principalement connu pour être le directeur de l'école de sorcellerie Poudlard dans les six premiers romans Harry Potter, Dumbledore devient un guide pour le héros éponyme, incarnant et professant les valeurs du courage, de l'amour et de la justice. Il a été séduit par le pouvoir des reliques de la Mort au cours de sa jeunesse et en a subi des conséquences tragiques. Son expérience et son intelligence l'ont amené par la suite à anticiper et contrer les impulsions les plus sombres de la société magique. Il s'est rendu célèbre dans l'histoire de la sorcellerie pour avoir vaincu en duel le mage noir Gellert Grindelwald en 1945, et devient plusieurs décennies plus tard le seul sorcier capable de faire douter Lord Voldemort. Après avoir dirigé Poudlard durant près de quarante ans, il y est finalement tué par Severus Rogue à la fin de Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, conformément à sa volonté.

Dumbledore est souvent rapproché des vieux sorciers célèbres de la littérature, et notamment du personnage de Merlin l'enchanteur. Les fondements de sa philosophie, son influence, ainsi que son ancienne fascination pour le pouvoir et envers le mage noir Grindelwald sont les objets de nombreuses analyses et font de Dumbledore l'un des personnages les plus iconiques et nuancés de l’œuvre de J. K. Rowling.

Dans les films Harry Potter (2001-2011), Albus Dumbledore est interprété par Richard Harris dans les deux premiers films, puis, après la mort de Harris en 2002, par Michael Gambon. Dans la série Les Animaux fantastiques, dont l'histoire se situe antérieurement, le personnage plus jeune est interprété par Jude Law et apparaît à partir du deuxième film prévu en 2018.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Dans Harry Potter, Albus Dumbledore est décrit comme étant un sorcier âgé[2], grand et mince[2], avec des cheveux argentés et une barbe qui lui descendent jusqu'à la taille[2] sur des robes souvent très colorées. Il a un nez très long et tortueux[2], ayant été cassé par son frère Abelforth[3]. Ses yeux bleus[4] sont étincelants[2], sondeurs[5] et malicieux, derrière des lunettes en demi-lune[2]. Il prétend avoir une cicatrice au-dessus de son genou gauche, représentant un plan précis du métro londonien[2].

Dumbledore est considéré comme le plus stimulant et le plus aimé des directeurs de Poudlard[6]. Malgré son caractère parfois espiègle et farfelu[7], presque enfantin[8], il est présenté comme le plus sage et puissant sorcier de sa génération[9]. Il utilise quelques fois son humour et son excentricité pour que les autres personnes se sentent à l'aise en sa présence[10]. Par ailleurs, il ne montre pas de fausse modestie, reconnaissant volontiers qu'il est un sorcier exceptionnellement talentueux et intelligent[11],[12],[13]. Dans des situations plus tendues, Dumbledore conserve un ton calme et confiant, même lorsque ses interlocuteurs sont amenés à perdre leurs moyens ou être furieux[14]. Il peut également se montrer sous un aspect plus intimidant, notamment en présence de l'ennemi : « Une fureur glacée animait chaque ride de son visage et une impression de puissance émanait de lui comme s'il avait été entouré d'un halo de chaleur brûlante[15] ».

Dumbledore est un expert des sortilèges informulés, compétent en occlumencie et en légilimencie[16], ainsi qu'en métamorphose. Il a collaboré avec l'alchimiste Nicolas Flamel et aurait découvert en parallèle les douze propriétés du sang de dragon[9]. Il possède la faculté de se rendre invisible grâce à un puissant sortilège de Désillusion[17] et de détecter la présence de personnes invisibles[18]. Le patronus de Dumbledore prend la forme d'un phénix[1] — symbole récurrent dans la série — rappelant son compagnon Fumseck (Fawkes en version originale, en clin d’œil à Guy Fawkes[19]). Il est en mesure de comprendre le Mermish (la langue des créatures marines), le Gobbledegook (la langue gobeline) et le Fourchelang (la langue des serpents)[20].

Au cours de sa carrière, Dumbledore a reçu de nombreuses distinctions : il est notamment Docteur en Sorcellerie, enchanteur-en-chef, manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers et récipiendaire de l'Ordre de Merlin, 1re classe[9]. Il a été directeur de Poudlard durant près de quarante ans[9].

Nom et éthymologie[modifier | modifier le code]

Le deuxième prénom de Dumbledore fait écho à celui de Perceval, chevalier de la légende arthurienne parti à la recherche du Saint Graal.

Dans le nom complet d'Albus Dumbledore (« Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore » en anglais) se trouvent des significations profondément liées à la tradition britannique[21].

« Albus » vient de l'adjectif latin qui signifie « blanc », mais peut aussi venir de Albion, un nom issu de la tradition arthurienne et du grec ancien pour désigner la Britannie[22],[20].

« Percival » (ou Perceval), est un nom associé au chevalier du roi Arthur qui rechercha le Saint Graal[23]. Le troisième prénom, « Wulfric », peut se prêter à une spéculation linguistique qui relierait Dumbledore avec le poème britannique Beowulf[20], « Beowulf » se divisant en beo (« puissant ours ») et wulf (« loup »). « Wulfric » pourrait être divisé en « loup » et « pouvoir, autorité » (rule ou ric)[20]. Par ailleurs, le nom de l'ennemi de Dumbledore, « Grindelwald », ressemble beaucoup à celui de Grendel[20]. « Brian » est un nom associé aux rois dans la tradition celtique irlandaise : Brian Boru était souverain de ce pays au XIe siècle[24].

Quant à « Dumbledore » (bumblebee en ancien anglais[25]), J. K. Rowling aurait choisi ce nom « bourdonnant » en lien avec le goût de Dumbledore pour la musique : « Je l’ai toujours imaginé se promener en fredonnant pour lui-même »[26].

Arbre généalogique[modifier | modifier le code]

Honoria[27]
(?-?)
 
 
Perceval Dumbledore[28]
(?-v.1891)
 
 
 
Kendra Dumbledore[29]
(?-1899)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Albus Dumbledore
(1881-1997)
 
Abelforth Dumbledore[30]
(v.1883)
 
Ariana Dumbledore[31]
(v.1884-1899)

Histoire[modifier | modifier le code]

Jeunesse et ascension[modifier | modifier le code]

J. K. Rowling indique qu'Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore[20] est né durant l'été 1881[32],[33], de Perceval et Kendra Dumbledore. Il est le frère aîné d'Abelforth et Ariana. Dans le dernier tome de la série, Les Reliques de la Mort, le lecteur en apprend davantage sur le passé obscur de Dumbledore et sur la tragédie ayant touché sa famille.

Lorsque sa sœur Ariana a six ans, elle est attaquée par trois Moldus qui la surprennent à utiliser la magie dans leur petit village de Terre-en-Lande[34]. Pour venger sa fille sujette dès lors aux crises d'angoisse, son père Perceval attaque les trois Moldus et est emprisonné à Azkaban[35]. Le reste de la famille déménage à Godric's Hollow[34]. Albus entre à Poudlard en 1892, dans la maison Gryffondor, où il se fait remarquer à la suite des récents agissements de son père. Mais très vite, il est reconnu comme étant l'élève le plus brillant de l'histoire de l'école, et sa nouvelle réputation chasse la première. Après avoir été élu préfet, puis préfet-en-chef[9], Dumbledore termine brillamment ses études aux alentours de 1899[3] et projette alors de partir pour un tour du monde avec son ami Elphias Doge[3]. Cependant, sa mère meurt accidentellement, vraisemblablement à la suite de l'une des crises d'Ariana[3]. Albus, aîné de la famille, doit subvenir aux besoins de sa sœur et de son frère. Il considère cependant ce devoir comme un fardeau l'empêchant de poursuivre sur le chemin de la grandeur[35].

À Godric's Hollow, il rencontre Gellert Grindelwald, un jeune esprit talentueux, venu de l’étranger et qui est hébergé chez l'une de ses voisines, Bathilda Tourdesac[3]. Dumbledore considère Grindelwald comme un « égal » avec qui il sympathise rapidement[3]. Plaçant sa famille au second plan, il élabore avec son ami des plans pour un nouvel Ordre de la Sorcellerie. Dumbledore souhaite cependant éveiller Grindelwald sur l'importance de leurs responsabilités en tant que personnes acquérant le pouvoir de gouverner « pour le plus grand bien » les sorciers et Moldus, tandis que Grindelwald semble plus attiré par la domination pure et simple[36]. Ils se mettent en quête des reliques de la Mort susceptibles, une fois réunies, de leur apporter l'invincibilité[35]. Deux mois plus tard[3], son frère Abelforth tente de le convaincre d'abandonner ses plans de grandeur pour s'occuper davantage d'Ariana, allant jusqu'à provoquer Grindelwald en duel et obligeant Albus à s'interposer[35]. Ariana, présente sur les lieux, est atteinte par un sortilège perdu et meurt sur le coup. Bien que l'auteur du sort soit inconnu[35], Abelforth tient son frère pour responsable et le frappe au visage durant l’enterrement, lui cassant le nez[3]. Dumbledore, rongé par la culpabilité, abandonne ses projets de recherches sur les reliques de la Mort et rompt tout contact avec Grindelwald[35], qui prend la fuite. Dumbledore se tourne alors vers une carrière lui permettant de transmettre son savoir aux jeunes sorciers[35]. Il devient professeur de métamorphose à Poudlard. C'est sous ce statut qu'il accueille Tom Elvis Jedusor, l'enfant de onze ans qu'il va chercher lui-même dans un sinistre orphelinat moldu[37], et qui deviendra plus tard Lord Voldemort. En parallèle, Dumbledore s'oppose au renvoi de plusieurs de ses élèves, dont Norbert Dragonneau et plus tard, Rubeus Hagrid[38].

Dans Les Crimes de Grindelwald situé en 1927[39], Dumbledore est sollicité afin de retrouver et neutraliser Grindelwald, parvenu à s'échapper de prison après y avoir été conduit par son ancien élève, Norbert Dragonneau, au cours de son séjour en Amérique[40]. Dumbledore accepte la mission pour épauler Dragonneau, mais redoute cependant une nouvelle confrontation avec Grindelwald[35]. En 1945[41], Dumbledore combat finalement lui-même le mage noir et remporte la victoire lors d'un duel qui entre dans la légende, s'appropriant à cette occasion la baguette de Sureau (l'une des trois reliques de la Mort) que Grindelwald avait réussi à récupérer[35]. Grindelwald est emprisonné définitivement à Nurmengard. En 1956, Dumbledore devient directeur de Poudlard et s'oppose à la candidature de Jedusor en tant que professeur de défense contre les forces du Mal. Lors de l'ascension de Jedusor (devenu Voldemort) dans les années 1970 et l'ère de terreur qui l'accompagne, Poudlard devient le seul endroit sûr. Dumbledore incarne la résistance : il fonde à cet effet l'Ordre du Phénix afin de contrer les menées des Mangemorts, et refuse le poste de ministre de la Magie qui lui est proposé à plusieurs reprises[35]. De part sa légende et ses précédentes conversations avec Jedusor, Dumbledore est le seul sorcier que Jedusor respecte et considère comme son égal en tant qu'ennemi. Tant que Dumbledore y demeure présent, Voldemort ne prend pas le risque de s'attaquer à l'école.

Dans Harry Potter[modifier | modifier le code]

En juin 1980, Dumbledore, qui recherche un nouveau professeur de divination, rencontre Sibylle Trelawney au pub de la Tête de Sanglier[42]. Cette dernière lui révèle une prophétie selon laquelle un enfant né à la fin du mois de juillet de la même année, dont les parents ont déjà défié Voldemort, aura un pouvoir majeur sur celui-ci[42]. Voldemort prend connaissance d'une partie de cette prophétie et décide de tuer Harry Potter, dont les parents sont membres de l’Ordre du Phénix[42]. Le 31 octobre 1981, journée racontée par le biais du chapitre premier de L'École des sorciers, James et Lily Potter sont assassinés par Voldemort. Ce dernier tente également de tuer leur fils, mais le sortilège se retourne contre lui, en le désintégrant. Dumbledore, conscient que le mage noir n'est pas définitivement vaincu et que le petit Harry Potter demeurera une cible, décide de le placer à regrets chez son oncle et sa tante moldus[43], l'éloignant ainsi temporairement de sa célébrité. Tant que Harry se trouve dans un endroit où vit une personne du même sang que sa mère (ici sa sœur, Pétunia Dursley), il ne peut être attaqué grâce à cette protection[42]. Dumbledore reste à l'écart du garçon pendant les dix années suivantes et ne le revoit que le jour de son entrée à Poudlard. Ils entretiennent par la suite une relation relativement complice, presque filiale[44].

Le phénix occupe une place importante pour Dumbledore. C'est à la fois son compagnon (Fumseck), son patronus, et le symbole de l’Ordre qu'il fonde.

Dans L'École des sorciers, il est précisé que Dumbledore a travaillé en étroite collaboration avec Nicolas Flamel, l'alchimiste qui a créé la pierre philosophale[45]. Craignant que Voldemort, quelle que soit sa forme, ne cherche à l'utiliser, Dumbledore décide de cacher la pierre à Poudlard et ensorcelle le miroir du Riséd afin que seule une personne désintéressée par le pouvoir de la pierre puisse l'acquérir par ce biais, comme le fera Harry Potter au cours du chapitre 17[46]. Les années suivantes, Dumbledore « observe de loin » (selon ses propres termes[47]) les agissements de Harry visant à sauver Ginny Weasley dans La Chambre des secrets, son parrain Sirius Black dans Le Prisonnier d'Azkaban[45],[48], ainsi qu'au cours du Tournoi des Trois Sorciers organisé à Poudlard dans La Coupe de feu. Cette année là, Dumbledore charge son vieil ami Alastor Maugrey, devenu professeur de défense contre les forces du Mal, de veiller sur Harry durant le tournoi, le garçon ayant été sélectionné de manière suspecte pour participer à la compétition[49]. Dumbledore ignore alors que le véritable Maugrey est détenu prisonnier par Barty Croupton Jr., un Mangemort qui s'est approprié ses traits grâce à une potion de Polynectar afin d'attirer Potter dans un piège. Lorsque Dumbledore découvre la vérité, Voldemort a déjà repris forme humaine. Dumbledore refonde alors l'Ordre du Phénix et entame une longue lutte afin de convaincre le ministère de la Magie de la véracité du retour de Voldemort[45]. De son côté, Harry, aidé par d'autres étudiants, fonde un club illégal de défense contre les forces du Mal au sein même de l'école : l'Armée de Dumbledore, dite AD[50]. Lorsque Dolores Ombrage, engagée par le ministère, découvre l'existence de ce regroupement, Dumbledore, qui ignorait l'initiative, endosse la responsabilité de l'organisation afin de protéger ses élèves, et s'enfuit en renversant d'un seul sortilège les Aurors, Ombrage et le ministre présents. Dumbledore est réhabilité dès lors que le retour de Voldemort est prouvé, c'est-à-dire au terme d'un duel fracassant l'opposant directement à Voldemort au sein même du ministère de la Magie, où plusieurs membres de l’Ordre sont venus prêter main forte à Harry Potter et ses amis[45],[42].

Dans Le Prince de sang-mêlé, Dumbledore et Harry Potter ont plusieurs entretiens privés au cours desquels le directeur lui en apprend davantage sur Voldemort, son passé et ses faiblesses. Il lui apprend l'existence des horcruxes et lui fait comprendre que détruire ces objets est la seule chance de détruire physiquement Voldemort. Il parvient lui-même a récupérer la bague des Gaunt, un horcruxe qui renferme également la pierre de Résurrection (l'une des trois Reliques de la Mort). Aveuglé par l'espoir de revoir Ariana et ses parents, Dumbledore passe la bague à son doigt, ne tenant pas compte qu'un très puissant sortilège protège l'horcruxe[35]. Severus Rogue intervient à temps pour bloquer le sortilège mais prévient Dumbledore qu'il s'est condamné[51]. Dumbledore demande donc à Rogue, en tant que faveur, de mettre un terme à ses souffrances une fois le moment venu[51]. À la fin de l’année scolaire, des Mangemorts pénètrent une nuit dans l'école tandis que Dumbledore et Potter reviennent de la grotte où Voldemort dissimulait le médaillon de Serpentard, un autre horcruxe qu'ils étaient partis chercher ensemble[52]. Dumbledore est tué par Rogue[53], sans que leur accord ne soit encore connu des autres membres de l’Ordre (et du lecteur). Minerva McGonagall prend alors la direction de l'établissement, gère les funérailles et, prise de court, évoque avec Rubeus Hagrid la possible fermeture de Poudlard. Rogue exécute en secret les dernières directives de Dumbledore jusqu'à la fin de la série, afin de guider Harry Potter étape par étape jusqu'à sa confrontation finale et sa victoire contre Voldemort[51].

Un hommage international est rendu à Dumbledore, qui est le seul directeur à avoir l’honneur d'être enterré dans l'enceinte même de Poudlard. De nombreux sorciers et créatures du monde magique viennent lui rendre hommage et Fumseck, son phénix, quitte définitivement les lieux, au terme d'une lamentation « d'une incroyable beauté »[54]. À la fin de la série, Harry revoit Dumbledore dans les limbes, à la suite de son sacrifice. Après la défaite finale de Voldemort, le portrait de peinture de Dumbledore, ému et admiratif, félicite Harry pour sa victoire[55] et apprend que ce dernier remettra la baguette de sureau dans sa tombe afin qu'elle lui appartienne à jamais[56]. Dans l'épilogue des Reliques de la Mort, Harry lui rend hommage en donnant son prénom à son second fils qu'il nomme Albus Severus (Albus en souvenir de Dumbledore, et Severus, en hommage à Rogue)[45],[57].

Conception et évolution[modifier | modifier le code]

Dans le dernier roman de la série, le lecteur obtient des informations sur Dumbledore à travers des articles de presse et livres accablants, rédigés par la journaliste de l'histoire, Rita Skeeter.

Dumbledore a été créé en 1997 pour la série romanesque Harry Potter. Il apparaît dès le chapitre premier de Harry Potter à l'école des sorciers pour confier Harry Potter, orphelin et encore bébé, aux seuls membres de sa famille qu'il lui reste. Dumbledore est dépeint dès lors comme un guide, voire comme une figure paternelle pour le héros.

En 1999, J. K. Rowling imagine le personnage ressemblant physiquement à l'acteur John Gielgud, en matière d'âge et de majestuosité[26]. Son autre source d'inspiration « réelle » fut l'ancien directeur de son école primaire de Winterbourne, Alfred Dunn[58],[59],[60]. Elle se plait à créer un personnage qui sache représenter « la quintessence du bien »[61]. Durant l'écriture, Dumbledore « parle pour elle », puisqu'il sait « à peu près tout ce qu'il y a à savoir sur l'univers de Harry Potter »[62].

Dans les six premiers livres de Harry Potter, très peu d'informations sont divulguées au sujet de la famille de Dumbledore et son histoire personnelle, et le héros n'imagine pas que le vieil homme, qu'il considère comme son mentor, puisse posséder une part d'ombre. Harry Potter et les Reliques de la Mort en dévoile davantage sur le passé et l'enfance du personnage à travers les confessions finales de Dumbledore dans les limbes[35], ainsi qu'à travers les articles accablants rédigés par la journaliste de l'histoire, Rita Skeeter. Cette dernière publie également un livre sulfureux sur le sorcier, Vie et mensonges d'Albus Dumbledore. L'attirance du personnage pour le pouvoir des reliques de la Mort, sa fascination pour Grindelwald et son détachement de sa propre famille sont ainsi mis en lumière pour le héros comme pour le lecteur.

En octobre 2007, lors d'une lecture publique au Carnegie Hall de New York, J. K. Rowling déclare que le personnage de Dumbledore est gay[63], bien qu'elle n'en ait pas fait mention de manière explicite dans les romans, dont le dernier tome, Les Reliques de la Mort, est paru un peu plus tôt dans l'année. À cette occasion, certains fans et critiques viennent remettre en doute la canonicité de cette information complémentaire[64], tandis que d'autres décèlent l'impact qu'elle peut avoir sur la bonne compréhension de l'intrigue et la psychologie du personnage[65] (voir § Controverse sur l'homosexualité du personnage).

À partir de 2018, dans la série de films Les Animaux fantastiques dont J. K. Rowling est scénariste, celle-ci prévoit de détailler davantage la période de la « jeunesse » du personnage (entre ses 45 et 65 ans) à partir du deuxième volet de la saga, Les Crimes de Grindelwald. En effet, l'histoire des Animaux fantastiques se situe dans le même univers étendu mais débute en 1926 et se termine avec la confrontation entre Dumbledore et Grindelwald en 1945.

Critique et analyse[modifier | modifier le code]

Rôle et psychologie du personnage[modifier | modifier le code]

La politique libertarienne[modifier | modifier le code]

L'écrivain Travis Prinzi met en évidence dans son livre Harry Potter and Imagination : The Waybetween Two Worlds que Dumbledore aurait pour but d'apporter un ordre politique libertarien à Poudlard et dans le monde magique[66]. Dumbledore se méfie du pouvoir dont bénéficie le ministère, incite à la liberté individuelle, et son style de gestion — basé sur la non-intervention — correspondrait selon Prinzi aux croyances libertariennes[66]. Dans Les Reliques de la Mort, Dumbledore précise que le pouvoir était sa « faiblesse » et sa « tentation » au cours de sa jeunesse avec Gellert Grindelwald[35] et ajoute avoir plusieurs fois refusé le poste de ministre de la Magie, doutant de ses propres capacités à savoir gérer un tel pouvoir[35]. En parallèle, Dumbledore se montre tolérant envers les groupes minoritaires ou impopulaires[67], démontrant une attitude libertarienne envers la liberté individuelle et l'égalité de chacun des membres de la communauté magique[67].

Dumbledore manifeste cependant, comme le souligne Prinzi, une volonté de laisser les gens placés sous son autorité « vivre et être libres » (ou choisir de le devenir ou non), sans établir de règles paternalistes[68]. Ainsi, même s'il n'approuve pas l'humiliation dont certains élèves peuvent être les sujets dans l'enceinte même de l’école — qu'elle soit infligée par d'autres élèves, ou même par certains professeurs —, Dumbledore n'intervient pas pour les protéger. De la même manière, il fournit à Harry Potter les armes nécessaires pour vaincre Voldemort, mais la plupart du temps, n'intervient pas lui-même et demeure émotionnellement distant[69]. Selon Prinzi, Dumbledore se doit de « limiter l'usage de son pouvoir oppressif […] et se retenir d'interférer avec les choix que font les autres »[70], et notamment les choix de Harry. Dumbledore « prône la confiance en soi » (il se montre lui-même relativement orgueilleux[11],[12],[13]) et perçoit, d'une manière générale, l'opportunité de développer chez ses élèves « les compétences et la détermination personnelle nécessaires pour avancer dans un monde hostile »[70]. Ainsi, dans Les Reliques de la Mort, il confie à Severus Rogue qu'« il était fondamental de permettre [à Harry] d'éprouver sa force »[71].

La place du pouvoir et du choix[modifier | modifier le code]

Selon J. K. Rowling, « bien que Dumbledore semble être un personnage bienveillant au cours des six premiers livres, c'est une figure machiavélique, qui tire beaucoup de ficelles »[72]. Pour Romain Brethes du magazine Le Point, Dumbledore — même s'il utilise cette capacité pour préserver la paix du monde magique — est un fin calculateur[73] : pour atteindre ses objectifs, il élabore des stratégies et des ruses qui tiennent compte des ressorts des hommes, et le succès de ses entreprises dépend en grande partie de « sa compréhension de l'âme humaine »[74]. Sa quête personnelle et sa sagesse ont finalement amené le personnage à penser que ceux qui méritaient le plus le pouvoir étaient précisément « ceux qui le recherchaient le moins »[35].

Symbole des reliques de la Mort dessiné par Dumbledore dans l'exemplaire des Contes de Beedle le barde légué à Hermione.

Les professeurs de science politique David Lay Williams et Alan J. Kellner font le lien entre la philosophie de Rowling (à travers Dumbledore) et celle de Platon dans La République, en matière de jugement sur l'aptitude ou l'inaptitude à gouverner[75]. Selon eux, ce qui forge l"admiration du lecteur pour Dumbledore est « sa connaissance de lui-même » et par extension, de ses propres faiblesses[76]. Le personnage est amené à résister du mieux possible à la tentation du pouvoir pour privilégier la justice, le courage et la sagesse[76], bien que ce combat intérieur soit présent tout au long de la série, sans que le lecteur ne s'en aperçoive au cours de sa lecture (Dumbledore s'arrange pour posséder ou emprunter successivement les trois reliques[35] et ne résiste pas à la tentation, dans Le Prince de sang-mêlé, d'utiliser l'une d'entre elles au péril de sa vie[35]). En parallèle, l'enchantement de Dumbledore permettant à la pierre philosophale de n'être trouvée que par quelqu'un qui n'a pas l'intention de l’utiliser dévoile au lecteur que le héros n'a aucun désir égoïste et éprouve pour sa part un désintéressement total face au pouvoir[77],[35] :

« Malgré toutes les tentations que tu as endurées, malgré toutes tes souffrances, tu as gardé un cœur pur, aussi pur que lorsque tu avais onze ans et que tu contemplais un miroir qui reflétait tes désirs les plus profonds […]. Harry, sais-tu combien sont rares les sorciers capables de voir ce que tu as vu dans ce miroir ?[78] »

— Dumbledore, Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, chapitre 23.

Le professeur et philosophe Gregory Bassham met en évidence dans Harry Potter, Mythologie et univers secrets le fait que Harry Potter est un récit initiatique personnel de son héros depuis les « apparences » jusqu'à la « réalité »[79]. L'élève de Dumbledore est amené « à lutter à plusieurs reprises avec son sens de l’identité », notamment dans La Chambre des secrets alors qu'il se découvre des caractéristiques en commun avec Voldemort et qu'il s'en inquiète[79]. Dumbledore, qui a lui-même été amené à faire des choix malheureux durant sa jeunesse, le rassure en insistant sur le fait que ses choix d'actions (dans un contexte d'alternatives présumées) apportent beaucoup plus d'informations sur sa personnalité que ses aptitudes[80],[81]. En l’occurrence, selon Bassham, les choix de Harry se sont avérés « extrêmement révélateurs de son caractère »[82]. Le philosophe et spécialiste de la série, Tom Morris, affirme que la réponse de Dumbledore est « l'une des idées philosophiques les plus importantes dans les livres Harry Potter »[83]. Pour Bassham, Dumbledore fait écho à l'analyse d'Aristote selon laquelle les choix « sont un caractère permettant, mieux que les actes, de porter un jugement sur la valeur morale »[81].

Pour le scénariste Steven Kloves, Dumbledore porte la lourde responsabilité de maintenir le monde des sorciers en paix et « la seule façon pour lui de garder l'obscurité à distance est d'être espiègle et fantaisiste »[84]. Kloves ajoute que les paroles de Dumbledore, notamment au sujet de l’importance des choix, ne ressemblent pas à des sermons : « C'est ce que j'aime dans les livres. […] On ne ressent jamais la présence des messages, qui passent de manière intelligente, et les livres ne sont jamais prétentieux. C'est aussi la raison pour laquelle les enfants aiment les lire »[84].

« La plus puissante des magies »[modifier | modifier le code]

Les sentiments d'amour, ou du moins de fascination (tels que décrits dans le septième livre[85]) que Dumbledore éprouvait pour Grindelwald l'ont aveuglé sur sa véritable nature (« Savais-je, au fond de mon cœur, qui était Gellert Grindelwald ? Je pense que oui, mais j'ai fermé les yeux »[86]). C'est lorsque survient la mort tragique d'un autre être aimé (celle de sa sœur Ariana) que Dumbledore prend conscience du véritable visage de Grindelwald (« Ce que j'avais toujours senti en lui, tout en faisant semblant de l'ignorer, s'incarnait soudain d'une manière redoutable »[87]). J. K. Rowling explique la psychologie de Dumbledore ainsi : « Il a complètement perdu son sens moral quand il est tombé amoureux et est devenu par la suite très méfiant vis-à-vis de ses propres jugements en la matière, menant le célibat et se plongeant dans ses livres »[88].

Cette méfiance vis-à-vis de ses sentiments peut également expliquer la proportion de distance que Dumbledore place entre lui-même et le héros tout au long de la série, malgré l'isolement dont celui-ci pâtit. À la fin de L'Ordre du phénix, alors que Dumbledore oblige Harry Potter, furieux, à rester dans son bureau pour discuter de la mort de son parrain et de la prophétie, il explique son apparente distance par le fait que son attachement et sa responsabilité vis-à-vis de lui sont devenus les principaux obstacles au bon déroulement de ses plans contre Voldemort[42] :

« Je me souciais davantage de ton bonheur que de t'apprendre la vérité […], davantage de ta vie que des autres vies qui seraient peut-être perdues si ce plan échouait. En d'autres termes, j'ai agi exactement comme Voldemort s'attend à ce que nous agissions, nous, les imbéciles qui éprouvons des sentiments d'amour[89]. »

— Dumbledore, Harry Potter et l'Ordre du phénix, chapitre 37.

Néanmoins, même si l'amour de Dumbledore est sa « grande tragédie », comme l'exprime J. K. Rowling[63], le personnage demeure un fervent défenseur de ce sentiment, et considère que l'amour est la plus puissante forme de magie qui puisse exister. Jean-Claude Milner, auteur de Harry Potter à l'école des sciences morales et politiques, précise que le « plan » de Dumbledore reposait exclusivement sur Severus Rogue et sur Harry Potter[74], non pas pour leurs capacités en matière de magie, mais pour une force qu'ils possédaient en commun et qui lui apparaissait essentielle : l'amour de Rogue pour Lily Potter, et la personnalité de Harry Potter bâtie sur l’amour que lui portaient ses parents[74]. Selon Milner, Dumbledore maîtrise le discours et use de mots choisis pour convaincre ces deux personnages de suivre son idée, en fonction de ce qui anime le plus favorablement l'un et l'autre[74]. Ainsi, il est convaincu que Rogue aidera Harry Potter jusqu'à la fin de sa mission sans le trahir en raison de sa loyauté envers sa mère, et rappelle inlassablement au héros la puissance innée de sa propre capacité à aimer ses proches[90],[91], une capacité qui contribue finalement à le rendre plus puissant que Lord Voldemort[78] :

« L'amour est tellement formateur pour chacun, en bien ou en mal. On peut réellement mesurer les dommages cérébraux subis lorsqu'un enfant est retiré à sa mère. Quand j'écris que Harry a été formidablement aimé au début de sa vie, c'est important. Cela lui aura assuré une protection dans le sens où son cerveau s'est développé différemment de celui de Voldemort, qui lui a été placé dans un orphelinat dès sa naissance[92]. »

— J. K. Rowling.

Lors d'une conversation filmée avec Daniel Radcliffe (interprète de Harry Potter), Rowling a précisé que les dialogues de Dumbledore étaient les plus plaisants à écrire, ce personnage exprimant en quelque sorte les paroles qu'elle-même avait parfois « besoin d'entendre »[93].

Parallèles littéraires[modifier | modifier le code]

Enluminure très colorée montrant un personnage barbu debout en bleu (Merlin) montrant du doigt un scribe assis
Merlin l'Enchanteur, enluminure d’un manuscrit français du XIIIe siècle.

Selon David Colbert, auteur du livre Les Mondes magiques de Harry Potter, Dumbledore est un sorcier s'inscrivant « dans la plus pure tradition de la légende » et pouvant facilement être rapproché de Merlin, de Gandalf (Tolkien) ou même d'Obi-Wan Kenobi (Star Wars)[94].

Pour l'écrivain Phyllis D. Morris, la similitude entre Dumbledore et le personnage de Merlin l'enchanteur dans L'Épée dans la pierre de T. H. White est évidente de par leur instinct de protection envers le jeune héros ou leur très forte ressemblance physique (longues barbes blanches et yeux bleus). Merlin est le mentor et guide du Roi Arthur tout comme l'est Dumbledore pour Harry[95]. De nombreuses autres similitudes sont présentes entre les deux œuvres. Dans L'Épée dans la pierre, le jeune Arthur Wart, orphelin et débraillé, rencontre le vieux Merlin - doué de métamorphose et relativement distrait - et le suit dans son château afin de recevoir son éducation. L'histoire de White met également en scène « l'un des duels les plus hallucinants de la littérature »[96] entre Merlin et Madame Mim, où l'objectif est de se métamorphoser en un animal, un végétal ou un minéral capable de détruire l'adversaire à la suite de sa propre transformation[96]. Lors de sa première transformation, Madame Mim choisit de se métamorphoser en dragon et Merlin, au lieu de choisir un élément prévisible, provoque la confusion de Mim en se transformant en souris des champs. Selon Colbert, ce duel pourrait s’apparenter à un duel d'Animagi[96]. Par ailleurs, J. K. Rowling décrit le jeune Arthur comme étant « l'ancêtre spirituel de Harry »[97].

Controverse sur l'homosexualité du personnage[modifier | modifier le code]

Le 19 octobre 2007, soit postérieurement à la publication du dernier tome de la série Harry Potter, J. K. Rowling fait une brève lecture publique de passages de ce livre au Carnegie Hall de New York. Elle a répondu à un jeune garçon lui demandant si Dumbledore était jamais tombé amoureux, qu'elle avait toujours pensé que le personnage était gay et que ses sentiments pour Grindelwald l'avaient empêché de le juger objectivement[63].

« Pour dire la vérité, j'ai toujours pensé que Dumbledore était gay... Dumbledore est tombé amoureux de Grindelwald, et en a été horrifié quand Grindelwald s'est montré sous son vrai visage. Dans une certaine mesure, peut-on dire qu'il s'agit d'une excuse pour Dumbledore parce que tomber amoureux peut nous rendre aveugle ? Il a rencontré quelqu'un d'aussi brillant que lui et a été très attiré, puis horriblement, terriblement déçu par cet homme. Oui, c'est ainsi que j'ai toujours vu Dumbledore[63]. »

— J. K. Rowling au Carnegie Hall en 2007.

À la suite d'une réaction immédiate et disproportionnée (5 500 messages en deux jours sur les sites de fans The Leaky Cauldron et MuggleNet, des articles de presse, des reportages télévisés et un éditorial dans le New York Times, notamment[64]), certains critiques ont suggéré qu'il aurait pu s'agir d'un « coup de pub »[98]. Une lectrice réagit sur l'article de Newsweek en précisant qu'« exiger la propriété et le droit de définir ou redéfinir ces personnages comme elle les voit finalement est comme exiger un contrôle absolu sur l'expérience littéraire de ses lecteurs »[64]. Mike Thomas, de l'Orlando Sentinel, fait remarquer de son côté l'habileté avec laquelle Rowling a créé un personnage gay sans avoir à l'étiqueter comme tel[99]. Lorsqu'une internaute a fait part à J. K. Rowling sur son compte Twitter de son incapacité à voir Dumbledore « comme tel », l'auteure a répondu : « Peut-être parce que les personnes homosexuelles ressemblent juste à... des personnes ? »[100].

Mark Harris, d'Entertainment Weekly, est d'avis que le choix de faire d'un enseignant-mentor aimé un homosexuel « dans un monde où les enseignants gays sont encore couramment accusés d'avoir une influence pernicieuse » était délibéré[101]. Selon l'étude de la philosophe Tamar Gendler (en) présentée dans Harry Potter, Mythologie et univers secrets, J. K. Rowling « attire ses lecteurs vers un acte de tolérance involontaire » en présentant Dumbledore comme un personnage « à qui les lecteurs peuvent s'identifier »[65]. Elle les pousse à reconnaître que, comme les couples interraciaux de l'histoire pour lesquels « la tolérance est clairement la norme » puisqu'« on ne les mentionne même pas », l'orientation sexuelle de Dumbledore — ou d'un autre personnage — n'avait pas lieu d'être mentionnée explicitement dans les livres[65]. Gendler ajoute que l'on pourrait argumenter contre l'affirmation que Dumbledore est gay en jouant sur le fait que l'information n'était pas indispensable pour la bonne compréhension de la série, « mais il semble clair [d'après la seconde moitié de la déclaration de Rowling au Carnegie Hall] que l'amour de Dumbledore pour Grindelwald a un impact important sur l'intrigue »[65].

Lorsque David Yates, réalisateur de la nouvelle série de film Les Animaux fantastiques, a déclaré que l'homosexualité du personnage ne serait pas non plus abordée « de manière explicite »[102] dans le second film (où Dumbledore apparaît pour la première fois depuis Harry Potter), de nombreux fans et militants LGBT s'en sont indignés[103],[102]. Jude Law, qui interprète le personnage dans la série, répond que « votre sexualité ne vous définit pas nécessairement ; surtout que Dumbledore est un personnage aux multiples facettes »[104]. À l'occasion d'une interview accordée à Entertainment Weekly en juillet 2018, l'acteur précise que : « il s’agit seulement du deuxième volet d’une série de cinq films, et ce qui est brillant dans l’écriture de Jo [Rowling], c’est la manière dont elle révèle progressivement ses personnages »[104].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant répertorie l'ensemble des films de la franchise du monde des sorciers faisant apparaître le personnage de Dumbledore :

Année Titre Réalisateur Interprète
2001 Harry Potter à l'école des sorciers Chris Colombus Richard Harris
2002 Harry Potter et la Chambre des secrets
2004 Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban Alfonso Cuarón Michael Gambon
2005 Harry Potter et la Coupe de feu Mike Newell
2007 Harry Potter et l'Ordre du phénix David Yates
2009 Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé
2010 Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 1)
2011 Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)
2018 Les Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald Jude Law

Harry Potter (2001 - 2011)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Harry Potter (série de films).
Richard Harris (mort en 2002) a interprété Dumbledore dans les deux premiers films Harry Potter.

Dans les films Harry Potter, le personnage d'Albus Dumbledore a d'abord été interprété par l'acteur irlandais Richard Harris, encouragé par sa petite-fille de onze ans[105].

Les deux premiers films, réalisés par l'américain Chris Colombus, sont assez fidèles à J. K. Rowling dans la description de Dumbledore, qui apparaît pourvu d'une longue barbe blanche et vêtu de robes de sorciers plus ou moins colorées, de lunettes en demi-lune et d'un chapeau pointu[106]. Richard Harris donne une interprétation particulièrement douce et paisible du personnage, avec un léger ton comique, notamment lors de la scène de l'infirmerie à la fin de L'École des sorciers. L'acteur était censé interpréter le personnage tout au long de la série. Malgré le fait d'avoir été diagnostiqué avec le lymphome de Hodgkin, il demande à son filleul et producteur David Heyman, au tout début du tournage du Prisonnier d'Azkaban, de ne pas le remplacer[107]. Cependant, Richard Harris meurt des suites de sa maladie en octobre 2002, ce qui contraint l'équipe à se mettre en quête d'un nouvel interprète.

Michael Gambon a repris le rôle, du troisième au dernier film Harry Potter.

Ian McKellen et Christopher Lee, qui interprétaient respectivement Gandalf et Saroumane dans Le Seigneur des anneaux de Peter Jackson, furent tous deux pressentis pour reprendre le rôle de Dumbledore[108],[109]. La famille de Richard Harris avait exprimé quant à elle son souhait de voir Peter O'Toole reprendre le rôle[110]. C'est Michael Gambon qui fut finalement choisi, quatre mois après le début du tournage du troisième film[111]. Gambon a alors dépeint Dumbledore à sa manière, en lui donnant un léger accent irlandais[107] et en insistant davantage sur le côté à la fois plus « farfelu » et plus nuancé du personnage.

Dans la première partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort, l'acteur Toby Regbo apparaît brièvement sur une photographie en tant que jeune Dumbledore[112],[113], aux côtés de Jamie Campbell Bower interprétant le jeune Grindelwald. Toby Regbo n'a pas été crédité.

Les films comprennent quelques différences fondamentales avec les livres, écartant les passages détaillant le passé de Dumbledore et son attirance pour le pouvoir. Dans Les Reliques de la Mort, lorsque Harry Potter se retrouve dans les limbes (dans une gare de King's Cross immaculée), Dumbledore ne lui raconte rien sur l’histoire de sa famille, sa rencontre avec Gellert Grindelwald ou sa fascination pour les reliques de la Mort, détails qui constituent pourtant la majorité du chapitre King's Cross du dernier livre[114]. De même, et de manière paradoxale, Abelforth Dumbledore n'éclaire pas le spectateur sur l'histoire de sa sœur Ariana, tout en mentionnant cette dernière et en accablant son défunt frère pour ce qu'il lui est arrivé[114]. Le scénario du Prince de sang-mêlé prend d'autres libertés en montrant un intérêt marqué du personnage pour les relations amoureuses du héros (dans la scène du métro ou dans le bureau de Dumbledore), tandis que les livres mettent en évidence pour leur part le fait que Dumbledore s'emploie à demeurer émotionnellement détaché de Harry Potter[69].

Marc Cassot prête sa voix au personnage dans la version française des films[115], tandis que Hubert Fielden est sa voix québécoise[116].

Les Animaux fantastiques (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Jude Law interprétera Albus Dumbledore dans Les Crimes de Grindelwald à partir de 2018.

À partir de 2016, David Yates (réalisateur des dernières adaptations de Harry Potter) est choisi pour réaliser une nouvelle série de films dérivés, Les Animaux fantastiques, indirectement adaptés du livre-guide éponyme de J. K. Rowling. Pour ce projet, Rowling devient elle-même scénariste de la nouvelle histoire, qui se déroule entre 1926 et 1945. Le personnage est mentionné dans le premier film, et fera sa première apparition dans le second, intitulé Les Crimes de Grindelwald (prévu pour 2018). L'histoire se déroule soixante-cinq ans avant celle de Harry Potter, alors que Dumbledore accepte d'aider son ancien élève Norbert Dragonneau à neutraliser Grindelwald.

Alors que les internautes et la presse pensaient que le personnage plus jeune serait interprété par Jared Harris (fils de Richard Harris) ou Ewan McGregor, la production des Animaux fantastiques a annoncé le 12 avril 2017 via le site Pottermore que l'acteur Jude Law était finalement choisi[117]. David Yates approuve ce choix : « Je sais qu'il saura brillamment capturer les facettes inattendues d’Albus Dumbledore que J. K. Rowling va dévoiler à cette période très différente dans la vie du personnage[118]. »

L'acteur britannique est déjà familiarisé avec l'univers de Harry Potter et les précédentes interprétations du personnage lorsqu'il est choisi[104]. Il rencontre J. K. Rowling peu de temps après le début du tournage afin d'obtenir une idée plus précise du parcours de Dumbledore, ainsi que de son état d'esprit et de ses sentiments au cours de l’époque décrite[104] :

« [Dumbledore] a une approche juvénile et versatile de la vie, quelque chose pèse sur son cœur à cause de son histoire personnelle […]. Il est fait d’un savant mélange de bonne humeur, de bon cœur, d'estime de soi et de sagesse. […] Il y a également cette manière avec laquelle il parvient à amener les gens à penser comme lui, assez subtilement. […] Il est animé d'une grande passion pour le partage de ses connaissances, c’est un enseignant puissant et compréhensif[104]. »

— Jude Law.

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Romans

Études

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  • Romain Brethes, « Albus Dumbledore, de l'ombre à la lumière », Le Point,‎ (lire en ligne). 
    Article issu du hors-série Le Point POP : « Harry Potter, mythes et origines d'un chef-d'œuvre ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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