Alberto Fernández (homme politique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alberto Fernandez et Fernández.

Alberto Fernández
Illustration.
Alberto Fernández en 2019.
Fonctions
Président de la Nation argentine
En fonction depuis le
(1 mois et 13 jours)
Élection 27 octobre 2019
Vice-président Cristina Fernández de Kirchner
Chef de cabinet Santiago Cafiero
Prédécesseur Mauricio Macri
Chef de cabinet des ministres d'Argentine

(5 ans, 1 mois et 28 jours)
Président Néstor Kirchner
Cristina Fernández de Kirchner
Prédécesseur Alfredo Atanasof
Successeur Sergio Massa
Député à l’Assemblée législative de la ville de Buenos Aires

(2 ans, 9 mois et 18 jours)
Successeur Elena Cruz
Directeur général du Comité fédéral de surveillance des assurances

(6 ans, 4 mois et 7 jours)
Président Carlos Saúl Menem
Prédécesseur Diego Pedro Peluffo
Successeur Claudio Omar Moroni
Biographie
Nom de naissance Alberto Ángel Fernández
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Buenos Aires (Argentine)
Nationalité Argentine
Parti politique Parti justicialiste
Diplômé de Université de Buenos Aires
Profession Avocat
Professeur de droit
Résidence Buenos Aires

Alberto Fernández (homme politique)
Présidents de la Nation argentine

Alberto Ángel Fernández, né le à Buenos Aires, est un homme d'État argentin. Il est président de la Nation argentine depuis le .

Diplômé de l’université de Buenos Aires en 1983, il exerce comme juge assesseur dans la circonscription judiciaire fédérale de San Isidro et fait ses premiers pas en politique sous l’égide d’Alberto Asseff, chef du Parti nationaliste constitutionnel, parvenant à se hisser à la tête de la section de jeunesse de ce parti.

Sous le gouvernement de Raúl Alfonsín, il occupe le poste de rapporteur-directeur et de sous-directeur des Affaires juridiques du ministère de l’Économie. Entre 1989 et 1995, il est à la tête de la Surintendance des assurances (Superintendencia de Seguros), organisme chargé de réguler et surveiller les activités d’assurance en Argentine. En 1996, il travaille, sous le mandat d'Eduardo Duhalde, comme fonctionnaire au gouvernement du district fédéral de Buenos Aires, d’abord comme président de Gerenciar S.A., puis comme vice-président du groupe bancaire Bapro jusqu’en 1999. Il fonde le groupe Calafate, cercle de réflexion au nom duquel il appuie d’abord la candidature présidentielle de Duhalde en 1999, en tant que trésorier, et ensuite celle de Néstor Kirchner en 2003, cette fois au titre de directeur de campagne. En 2000, il est élu à l’Assemblée législative de Buenos Aires, sous les couleurs de l’alliance électorale Acción por la República (es) de l’ancien ministre de l’Économie Domingo Cavallo.

Après la victoire de Kirchner, Alberto Fernández est nommé le chef de cabinet, fonction qu’il conserve après l’accession à la présidence, le , de celle qui avait été Première dame, Cristina Fernández de Kirchner. Sept mois plus tard, en , il démissionne en raison de la crise rurale consécutive à la hausse des prélèvements sur les exportations agricoles qui provoque une grève patronale agricole de 129 jours.

Après sa démission, il devient opposant au kirchnérisme, défendant certes le mandat de Néstor Kirchner, mais critiquant les mesures prises par le gouvernement de son successeur Cristina Kirchner. Il participe en 2013 à la campagne du Frente Renovador (es) de Sergio Massa, ancien chef de cabinet, pour la candidature de celui-ci à un siège de député national, et en 2015, en faveur de sa candidature à la présidence. En 2017, Alberto Fernández s’engage comme chef de campagne de Florencio Randazzo (es), ancien ministre de l’Intérieur, qui briguait alors un siège de sénateur national.

Avec Cristina Fernández de Kirchner comme vice-présidente et sous l’étiquette Frente de Todos (es), il est élu président de la Nation argentine au premier tour de l'élection présidentielle de 2019, face au président sortant Mauricio Macri.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Alberto Ángel Fernández voit le jour le , à Buenos Aires, dans le quartier de Villa del Parque. Son père biologique, qu’il voit rarement, meurt en 1978. Son père adoptif, Carlos Galíndez, avec qui sa mère, Celia Pérez, s'était mariée en secondes noces et qu’il tient pour son véritable père, était juge fédéral et s’occupe d’élever l’enfant dès ses deux ans. Son grand-père, Manuel Galíndez, a été sénateur provincial de La Rioja sous l’étiquette de l’Union civique radicale (UCR)[1]. Il suit l’enseignement primaire à l’école República de Mexico jusqu’au 5e degré, puis le reste à l’école publique Avelino Herrera[2]. À 14 ans, son ami Carlos López l’incite à étudier la guitare avec le chanteur Litto Nebbia, et Fernández réussira à composer quelques chansons et à se produire dans des estaminets tels que El Corralón[3].

À l’issue de ses études secondaires au collège Mariano Moreno de sa ville natale, il fait des études de droit à l’université de Buenos Aires (UBA), et obtient en 1983 son diplôme d’avocat avec une note moyenne de 7,80. Il est nommé professeur adjoint à la chaire de droit pénal et de procédure pénale, dont le titulaire était l’ancien procureur général fédéral Esteban Righi. Il est depuis 1985 enseignant à l’UBA, chargé du cours Théorie générale du délit et système pénal[4]. Il épouse Marcela Luchetti, avec qui il eut en 1995 un fils, Estanislao, mais dont il divorce en 2005[5]. Il vit depuis 2014 en couple avec la journaliste et actrice Fabiola Yáñez[6].

Alors qu’il étudiait le droit, son oncle maternel Antonio Pérez, ancien photographe personnel de Juan Perón[7], l’exhorte à adhérer au Parti nationaliste constitutionnel, fondé par Alberto Asseff en 1982, où Fernández joue un rôle très actif dans la section de jeunesse du parti, section dont il devient le président en 1983. Il s’y signale notamment comme orateur et comme concepteur de l’affiche de campagne en vue des élections présidentielles de 1983[8]. Cette même année, il s’affilia au Parti justicialiste.

Dans la décennie 1980, Fernández est juge assesseur dans la circonscription judiciaire fédérale de San Isidro, que dirigeait alors le juge Alberto Piotti (es)[9]. Piotti est celui qui eut à connaître de l’affaire Puccio impliquant une famille de San Isidro qui entre 1982 et 1985 assassina trois personnes et garda captive une quatrième[10]. Les accusés n’ayant pas d’avocat, l’État leur en assigne un d’office, par tirage au sort, parmi les juges assesseurs. Il revient à Fernández de défendre Guillermo Fernández Laborde, ami de la famille Puccio, qui avoue avoir assassiné deux des victimes[11], et assure sa défense jusqu’à ce que l’accusé choisisse un avocat[9].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Alberto Fernández, à ce moment chef de cabinet, au côté de Raúl Alfonsín. Sous la présidence de ce dernier, Fernández travaille comme sous-directeur des Affaires juridiques au ministère de l’Économie.

En 1985, pendant le gouvernement de Raúl Alfonsín, Fernández est sous-directeur général des Affaires juridiques au ministère de l’Économie, sous la direction de Juan Vital Sourrouille[12]. Il remplit la fonction d’assesseur auprès du Conseil de délibération (assemblée législative unicamérale, dite aussi Législature) de la ville de Buenos Aires et de la Chambre des députés[13].

En 1989, il est nommé surintendant des Assurances de la Nation (c’est-à-dire à la tête de l’organe fédéral de contrôle et de régulation des activités d'assurance en Argentine), poste qu’il occupera jusque 1995, soit six mois avant la démission du ministre de l’Économie Domingo Cavallo[14]. Il est président de l'Association des surintendants des assurances d’Amérique latine entre 1989 et 1992, cofondateur de l'Association internationale des superviseurs d’assurances, négociateur pour l’Argentine lors du Cycle d'Uruguay de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) et au sein du groupe Services financiers du Mercosur, et expert en assurances de l’Association latino-américaine d’intégration (Aladi).

En 1996, sous le mandat d’Eduardo Duhalde, il est désigné président de la société Gerenciar Proyectos y Administración Sociedad Anónima, dépendant de Banco Provincia de Buenos Aires, qui offre des services de transparence dans les affaires. En 1997, ces entreprises, dont l’actionnaire et le gestionnaire était Banco Provincia, s’organisent en holding, le groupe Bapro, dont le premier président sera l’ancien titulaire de la banque, Rodolfo Frigeri[15]. Fernández exerce entre le et le la fonction de vice-président, et, jusqu’à sa démission le , celle de l’un des directeurs[16].

En 1998, il est choisi comme trésorier de la campagne présidentielle d’Eduardo Duhalde pour l'élection présidentielle de 1999, où cependant celui-ci sera battu par le candidat de l'Alliance pour le travail, la justice et l’éducation, Fernando de la Rúa[16]. Durant cette même période, il fonde, conjointement avec Cristina Fernández de Kirchner, Esteban Righi, Eduardo Valdés, Carlos Tomada et Julio Bárbaro, entre autres, le groupe Calafate, cercle de réflexion s’autoqualifiant de progressiste, destiné à faire barrage à la réélection du président alors en exercice, Carlos Menem[17], et qui appuya d’abord la candidature présidentielle d’Eduardo Duhalde, puis celle de Néstor Kirchner, lequel nomme alors Alberto Fernández directeur de campagne[18]. En 1999, il prend la direction du Programme de transparence dans les organisations publiques et privées de l’université de Buenos Aires[19].

En 1999, il est pré-candidat au poste de vice-chef de gouvernement de la ville de Buenos Aires, en tandem avec Jorge Argüello, alors législateur de Buenos Aires[20], cependant la candidature du Parti justicialiste perd le scrutin face à l’ancien ministre (fédéral) de la Justice Raúl Granillo Ocampo[21]. Aux élections provinciales de 2000, Fernández est élu législateur de Buenos Aires, sous la bannière de l’alliance électorale Acción por la República/Encuentro por la Ciudad, emmenée, au titre de candidat chef de gouvernement, par Domingo Cavallo, qui se classe deuxième avec 33,20 % des voix.

Chef de cabinet ministériel[modifier | modifier le code]

Sous le mandat de Néstor Kirchner (2003-2007)[modifier | modifier le code]

Après la prise de fonction de Néstor Kirchner comme président de la Nation le , Fernández est nommé chef de cabinet[22], tandis que son siège à la Chambre législative (Législature) de la ville de Buenos Aires échoit à l’actrice Elena Cruz, qui avait approuvé par ses déclarations la dictature militaire autodénommée « Processus de réorganisation nationale »[23] (Elena Cruz fera l’objet d’une requête d’exclusion à l’initiative de quelques fractions politiques, requête toutefois rejetée par 21 voix contre 10 et 13 abstentions, ce qui lui permet de prêter serment le et d’entamer son mandat[24]). Son vice-chef de cabinet était l’ancien titulaire de la Casa de Moneda, Juan Carlos Pezoa[25]. Le président Kirchner transféra vers les services du chef de cabinet le secrétariat aux Médias, dont le publiciste Enrique Albistur avait été nommé directeur[26]. Parmi les premières mesures prises par le gouvernement de Kirchner, on relève en particulier le renouvellement du personnel au sommet des Forces armées, au moyen du limogeage de 75 % de ses membres[27], de même que des hautes instances de la Police fédérale argentine, Fernández déclarant à cette occasion que le président souhaitait une « permutation générationnelle » (recambio generacional)[28]. En outre, il demande au Congrès national de permettre le jugement politique de membres de la Cour suprême de justice, indiquant « n’avoir pas l’intention de négocier quelque verdict que ce soit avec (le président de ladite Cour) Julio Nazareno en échange de l’impunité »[29],[30]. Finalement, le , Nazareno démissionne avant que la Chambre des députés ne vote la requête de mise en jugement politique pour forfaiture dans l’exercice de sa fonction[31], et fut remplacé par Eugenio Zaffaroni[32].

En 2003, la ville de Santa Fe est frappée par des inondations à la suite des crues du río Salado, ce qui nécessite d’évacuer quelque 150 000 personnes. Il est décidé d’octroyer des subsides et d’augmenter à 300 pesos argentins les pensions et retraites des victimes[33]. En politique extérieure, Fernández déclare que « la politique extérieure argentine devait être ouverte au monde entier et prendre pour épicentre le Brésil »[34], et a un entretien avec Horst Köhler, alors président du Fonds monétaire international, à qui il signifie que « l’Argentine [avait] rempli et dépassé les objectifs qu’elle s’était proposés et qui lui avaient été demandés par le FMI »[35].

Le , il présente son premier rapport d’action politique devant le Congrès, en l’occurrence devant le Sénat, sollicitant « un travail conjoint entre le gouvernement et le Parlement » afin de « construire un État intelligent »[36].

Le , la députée Elisa Carrió accuse le gouvernement d’exercer des « pressions sur la presse » dans le but d’empêcher que soit diffusé dans l’émission télévisée de Jorge Lanata, Día D, un rapport sur de supposées irrégularités dans la gestion du PAMI (Programa de Atención Médica Integral, système de couverture sociale à l’intention des anciens combattants des Malouines), accusation rejetée par Fernández[37],[38].

Le , le Congrès approuve la loi budgétaire 2004, qui comportait la possibilité d’accorder désormais au chef de cabinet le pouvoir de restructurer certaines parties du budget, lesquelles cessaient ainsi de tomber sous le coup de la loi sur l’administration financière de l’État[39]. Le , Fernández, aux côtés du ministre de la Planification fédérale, Julio De Vido, annonce la résiliation du contrat de concession de Correo Argentino (services postaux) au groupe Macri, au motif de non versement de sommes dues à l’État et à des créanciers privés[40].

En , en raison de la pénurie de gaz naturel, le gouvernement argentin signe une convention avec la Bolivie prévoyant l’importation de gaz en contrepartie de la suspension de l’exportation de gaz à des pays tiers, dont le Chili[41]. Le président du Chili, Ricardo Lagos, critiqua cette décision, à quoi Fernández répliqua en signalant qu’il « y a beaucoup de confusion dans le gouvernement du Chili. Pour vendre du gaz au Chili, la loi argentine dit qu’il faut pourvoir d’abord à la demande intérieure, ce qui n’est pas le cas en ce moment »[42]. Finalement, le gouvernement argentin élabora un plan visant à augmenter la capacité de transport et de distribution de gaz naturel, à achever l’extension de la centrale nucléaire Atucha II, et à créer l’entreprise publique ENARSA (acronyme de Energía Argentina S.A.)[43].

Le président Néstor Kirchner en concertation avec le chancelier (= ministre des Affaires étrangères) Jorge Taiana et le chef de cabinet Alberto Fernández en 2007.

En , la production de la chaîne de télévision publique Canal 7 Argentina supprime de sa programmation les émissions Los siete locos et El refugio de la cultura, conduites respectivement par Cristina Mucci et Osvaldo Quiroga. À l’issue de la polémique qui s’ensuivit, Fernández reconnait que c'était une erreur et accepte que les deux émissions retournent à l’antenne[44], affirmant par ailleurs que « la culture est un sujet qui préoccupe, et grandement » le gouvernement[45].

Dans la nuit du , le piquetero Martín Oso (« ours ») Cisneros, du restaurant Los Pibes situé dans le quartier portègne de La Boca, est assassiné par un délinquant protégé par la police fédérale[46]. En guise de protestation, des piqueteros de la fédération Tierra y Vivienda, dirigée par Luis D'Elía, occupèrent le commissariat 24 de la Police fédérale à La Boca[47]. Le gouvernement de Kirchner opta pour une non-intervention policière dans les protestations sociales, eu égard au précédent du massacre d’Avellaneda en 2002. Face à la montée de l’agitation sociale, Fernández déclare : « Nous vivons dans un pays où les gouvernements et les gouvernants ont été systématiquement accusés de réprimer. Aujourd’hui, il s’est passé que le commissariat a été repris en mains et que l’ordre a été rétabli sans qu’il y ait eu répression, et voilà qu’on nous accuse à cause de cela »[48]. Le , des piqueteros attaquent avec du feu, des poteaux et des pierres la Législature de Buenos Aires pour protester contre la réforme du Code du vivre-ensemble (Código de Convivencia) de la ville, sans que la police ne décide d’intervenir[49]. Pour Fernández, ces attaques étaient l’œuvre de « groupes d’ultra-gauche qui donnent des arguments à la droite qui réclame de la répression »[50]. Le , le ministre de la Justice Gustavo Béliz dénonce l’existence de « mafias » voulant forcer son départ et accuse le secrétariat au Renseignement (Secretaría de Inteligencia, sigle SIDE) de manœuvres illégales et de corruption dans le cadre de ses opérations[51]. Kirchner finit par décider de suspendre de ses fonctions le commissaire en chef de la police fédérale Eduardo Prados, après qu’il fut avéré qu’il y avait des policiers armés le jour des protestations à la Législature[52], de même que le ministre de la Justice Gustavo Béliz[53].

Le , Nicolás Garnil, âgé de 17 ans, est enlevé alors qu’il se rendait à la messe avec sa mère, María Susana, dans la localité de Beccar (faubourg nord-ouest de Buenos Aires)[54]. Garnil fut libéré dans la localité de Garín, après 20 jours de captivité, moyennant paiement de 65 000 pesos argentins[55]. Au lendemain de la libération, Susana Garnil rédige une lettre ouverte, dans laquelle elle impute au président Kirchner l’augmentation de l’insécurité et réclamait des mesures[56]. Fernández rétorque à ces critiques, déclarant « qu’elles ne lui paraissaient pas heureuses. L’Argentine est ainsi faite qu’elle ne découvre la douleur que quand celle-ci la frappe »[57]. L’opposition qualifie ces paroles de plaisanterie et de marques d’un manque de sensibilité face à une question qu’il n’était pas à même de résoudre[58]. Finalement, Kirchner décide de transférer le secrétariat à la Sécurité intérieure vers la sphère de compétence du ministère de l’Intérieur[59].

Diego Maradona, Rosario Lufrano, Alejandro Dolina et Alberto Fernández lors de la presentation de la nouvelle programmation de Televisión Pública Argentina en 2006.

Le , Fernández voyage en compagnie de la sénatrice et Première dame Cristina Fernández de Kirchner pour l’Espagne, afin de s’y entretenir avec le président du gouvernement d'Espagne José Luis Rodríguez Zapatero et obtenir son appui face au FMI en vue de la renégociation de la dette privée alors en défaut de paiement[60]. Contre l’idée d’effacer la totalité de la dette envers le FMI, Fernández défendit son initiative et souligna « qu’il y a eu une décision très claire de faire baisser notre dette vis-à-vis des organismes internationaux et de ne pas le faire d’une façon irresponsable »[61]. Le , le ministre de l’Économie Roberto Lavagna annonce que l’Argentine avait obtenu de la part des marchés financiers un taux d’adhésion de 76,07% à la restructuration de sa dette. Fernández déclara que l’Argentine se trouvait devant « une occasion nouvelle » et que c’était là une preuve qu’on pouvait se tirer de situations critiques[62].

Le , l’entreprise Southern Winds, propriétaire de LAFSA (Líneas Aéreas Federales S.A.), est accusée de trafic de drogue, dans lequel seraient compromis Martín Varsavsky, des fonctionnaires de la compagnie, ainsi que le haut commandement de la Force aérienne argentine, avec à sa tête le brigadier-général Carlos Alberto Rohde. Ces circonstances portèrent l’État argentin à ne pas renouveler l’accord SW-LAFSA à sa date d’échéance en [63]. Fernández s’en prend à l’opposition, soulignant que « vouloir impliquer le gouvernement national dans cette affaire était une véritable aberration » et affirmant que le gouvernement « n’avait pas connaissance de ce qui se passait »[64].

Le , Fernández est élu président du Parti justicialiste de Buenos Aires, avec en perspective une possible candidature comme chef du gouvernement de la capitale en 2007[65],[66].

Le , Kirchner fait placer également le secrétariat à l’Environnement et le secrétariat aux Sports sous la tutelle du chef de cabinet[67].

Le , la ministre de l’Économie Felisa Miceli décide de suspendre de ses fonctions à l’Institut national de statistique et des recensements (INDEC) Clyde Trabuchi, directrice des statistiques, et Graciela Bevacqua, directrice des indices des prix à la consommation, cette dernière ayant aussi dans ses attributions la mesure de l’inflation[68]. L’opposition interprète cette décision comme une interférence dans l’organisme statistique et accusa le gouvernement d’exercer des pressions sur Bevacqua pour lui faire modifier le taux d’inflation[69]. Fernández attribue ces critiques à des « manœuvres politiques » et déclare que l’affaire « avait été manipulée dans sa présentation par [le journal] Clarín »[70]. Cependant, si l’inflation en s’élevait à 1,1 % selon l’INDEC, des mesures privées calculaient un taux de 2,1%[71]. Des économistes comme Abel Viglione, de la Fondation d'enquêtes économiques lationaméricaines (FIEL), le député Claudio Lozano, et Camilo Tiscornia, de la firme Castiglione y Tiscornia (C&T Asesores), s’accordaient à dire qu’il y avait bien eu des modifications dans la méthode utilisée pour mesurer l’inflation[72].

Le , à la suite d’une enquête du journaliste Claudio Savoia dont les résultats furent publiés dans un article du journal Clarín, la secrétaire à l’Environnement Romina Picolotti est accusée par le député national de l’ARI (Argentinos por una República de Iguales) Adrián Pérez de « malversation de biens publics et de fraude » au détriment de l’État fédéral[73], d’irrégularités dans le recrutement de personnel et dans la gestion budgétaire, et plus spécialement d’avoir « embauché des membres de sa famille et des amis, avec des rémunérations dépassant les 8 000 pesos mensuels, de détourner des fonds vers la fondation ArgenINTA et de voyager en avions privés »[74]. Devant ces accusations, Fernández dit que Mme Picolotti était une « fonctionnaire honnête et quelqu’un de bien », et que si irrégularités il y a, il serait « le premier à prendre des mesures »[75]. Le lendemain, Picolotti présenta un rapport de gestion à Fernández[76], après quoi celui-ci convoque une conférence de presse conjointement avec Picolotti, lors de laquelle il assure que « toutes les barbaries qui ont été dites sont fausses » et affirma qu’elles « sont une claire opération politique ». Il soutient que « sur le total des 306 nouveaux recrutés du mandat, 78 pour cent possède une formation universitaire » et justifia les nominations du frère de la fonctionnaire, Juan Picolotti, au poste de chef de cabinet du secrétariat, et de la cousine de Picolotti, Valeria Yaryez, comme coordinatrice sociale du bassin Matanza-Riachuelo, en alléguant que ces nouvelles recrues avaient de l’expérience dans le domaine environnemental. Concernant les rémunérations, il signala qu’il n’était pas fait état de salaires de 12 000 pesos ni de 25 000 pesos. Quant aux déplacements en avions privés, Fernández dit que Picolotti n’avait jamais utilisé ces services, et défend la dérivation de fonds budgétaires vers la fondation ArgenInta, soulignant que ces versements étaient « contrôlés par le Bureau de contrôle de la Nation et par le Commissaire aux comptes de la Nation, aucun de ces organismes n’ayant formulé d’observations »[77]. Ultérieurement, il accusa l’article de Savoia d’être plein d’« imbécillités », le travail de n’être qu’une « pseudo-enquête », et son auteur d’être un « pseudo-journaliste »[78]. Cependant, le Commissaire aux comptes de la Nation précise ensuite qu'il n’avait pas avalisé les recrutements, pour la raison qu'il n’avait jusqu’ici approuvé encore aucun rapport[79]. L'Association des entreprises journalistiques argentines (Adepa) fait paraître un communiqué où elle condamne les dires de Fernández à l’encontre de Savoia[80], pendant que le Foro de Periodismo Argentino (Fopea) publiait une requête publique à l’adresse de Fernández, réclamant de celui-ci une « rétractation immédiate et une demande d’excuses » à Savoia[81]. En , Romina Picolotti démissionne du secrétariat à l’Environnement, et en , la juge María Servini de Cubría engage sous l’inculpation d’« administration frauduleuse » une procédure judiciaire contre Picolotti, qui se voit infliger une amende de 450 000 pesos. Fernández déclare alors qu’il « ne connaissait pas le manège de la caisse noire » du secrétariat et que Picolotti « devait rendre des comptes de ses actes »[82].

Le , Fernández est nommé directeur titulaire en représentation de l’État au sein du directoire de Papel Prensa S. A., société produisant le papier pour la presse[83]. Le , Fernández désigne Jorge Rivas, président du Parti socialiste de la province de Buenos Aires, comme vice-chef de cabinet[84].

Sous le mandat de Cristina Fernández de Kirchner (2007-2008)[modifier | modifier le code]

De droite à gauche : la présidente élue Cristina Fernández de Kirchner, le chef de cabinet Alberto Fernández, le ministre de la Planification Julio de Vido, et le futur ministre de l’Économie Martín Lousteau, lors d’une réunion de cabinet pendant la transition présidentielle de 2007.

Fernández est nommé directeur de campagne pour la candidature présidentielle de Cristina Fernández de Kirchner en vue des élections de 2007[85]. Le , Cristina Fernández, élue, succède à son mari Néstor Kirchner au poste de président de la Nation, et maintient Alberto Fernández dans ses fonctions[86].

Le , le ministre de l’Économie Martín Lousteau annonce la résolution no 125/2008 établissant un nouveau système de prélèvements fiscaux mobiles sur les exportations, dont la hausse se déciderait en fonction de l’évolution des prix internationaux[87]. Dès le lendemain, les quatre organisations patronales du secteur agricole en Argentine — la Société rurale argentine (SRA), les Confédérations rurales argentines (CRA), la CONINAGRO et la Fédération agraire argentine (FAA) — font part de leur décision de déclencher une grève, laquelle en effet se prolongera pendant 129 jours[12],[88]. Fernández est chargé de dialoguer avec la Bureau de liaison (Mesa de Enlace), pour tenter de débloquer un conflit qui débouchera sur la démission du ministre Lousteau le [89], sur le renvoi du projet de loi au Congrès, et ultérieurement, sur son rejet par le Sénat le , après le vote négatif du vice-président Julio Cobos[90],[91].

Après le rejet par le Sénat de ce projet gouvernemental, des rumeurs circulent au sujet de la démission de Fernández[92], qui a lieu finalement le , pour « permettre à la politique de Cristina Fernández de Kirchner de s’oxygéner »[93],[94], par la voie d’une lettre où il dit souhaiter la rénovation du cabinet ministériel et qui se terminait par le mot « sincèrement », suivi de sa signature[95],[96]. Il est remplacé à son poste par Sergio Massa, qui renonce à sa place d’adjoint à la municipalité de Tigre[97].

Période d’opposition au gouvernement kirchnériste[modifier | modifier le code]

Après sa démission, Alberto Fernández s’éloigne du kirchnérisme et en devient l'un des critiques, s’en prenant en particulier au discours « épique » de Cristina Kirchner, à certaines mesures prises, telles que le carcan de change, et à des événements tels que la tragédie ferroviaire de l’Once, tout en continuant de défendre la politique de Néstor Kirchner[13],[98]. En , il demande au gouvernement de « recourir à d’autres méthodes de mesure » de l’inflation et déclara qu’il était nécessaire de clarifier le travail de l’INDEC afin de « dissiper les doutes »[99]. En , il défend le projet des Kirchner, mais ajoute qu’il y avait lieu de « corriger les choses et de changer, pour redresser le cap dévié »[100]. En , Fernández accuse Cristina Kirchner de « faire pression sur les juges » et réclame des « politiques efficaces » contre la délinquance[101]. En 2012, deux ans s’étant écoulés depuis la mort de Néstor Kirchner, il qualifie sa présidence de « positive » et reproche à Cristina d’avoir « jeté par-dessus bord tout ce qu’avait fait Néstor »[102]. En 2013, il déclare que le projet gouvernemental de réforme de la justice constituait « une tentative de la subordonner au pouvoir exécutif »[103] et que la démocratisation de la justice n’était qu’un « mensonge »[104].

Le , Fernández est écarté de la présidence du Parti justicialiste de Buenos Aires et remplacé par le législateur (membre de l’assemblée législative de Buenos Aires) Juan Manuel Olmos[105],[106]. En , il fait savoir qu’il se présenterait comme candidat à la présidence en 2011[107]. Après le décès de l’ancien président Néstor Kirchner le , Fernández déclare : « j’ai perdu un ami ; je ressens une douleur immense. Nous perdons le meilleur président de [notre période] démocratique »[108]. En , après la victoire de Cristina Kirchner aux élections primaires, Fernández se proclame oficialista, c’est-à-dire aux côtés du gouvernement en place, fait part de son intention d’être candidat présidentiel en 2015 et indique avoir « voté pour Cristina, en dépit de nos différends »[109]. Le , Alberto Fernández est interrogé par le journaliste Marcelo Longobardi dans son émission de C5N Longobardi en vivo, lorsque la diffusion télévisée est interrompue[110]. Fernández qualifie l’incident de « pénible » et prétend que la production de C5N avait reçu des « appels de fonctionnaires du gouvernement et un ordre de la part de la direction de la chaîne »[111].

Le , il fonde son propre parti, le Parti du travail et de l’équité (Partido del Trabajo y la Equidad, acronyme : Parte)[112]. Aux élections législatives de 2013, Fernández se présente comme candidat à un siège de sénateur national pour la ville de Buenos Aires[113]. En 2013, il rejoignit le Frente Renovador[114], collabore en 2015 à la campagne électorale pour la candidature présidentielle de Sergio Massa[115],[116],[117], et en 2017, il est nommé directeur de campagne pour la candidature de l’ancien ministre de l’Intérieur Florencio Randazzo à un siège de sénateur pour Buenos Aires sous l’étiquette du Frente Justicialista Cumplir[118],[119].

Candidature à la présidence en 2019[modifier | modifier le code]

Alberto Fernández en .

Dans le courant de 2018, Fernández revient au kirchnérisme, en lançant des appels à l’unité et au débat, et se faisant désormais le porte-parole de l’ex-présidente Cristina Kirchner[118]. En en effet, après dix années, il eut un entretien avec Cristina Kirchner, afin de rapprocher leurs positions. Il déclara à l’issue de la réunion : « J’ai pris cela comme des retrouvailles humaines plutôt que politiques, car chacun continue de penser ce qu’il pense »[120]. En , il accorde une interview au journal La Nación, où il dit maintenir ses critiques, caractérisant le premier mandat de Cristina Kirchner comme « progressiste » et le deuxième comme une « gouvernance faible », mais aussi qu’il avait eu en face de lui « une Cristina plus réfléchie », et qu’un accord était possible avec l’ancien chef de cabinet Sergio Massa[121].

En 2018, après une rencontre avec Cristina Kirchner, il réintègre le « kirchnérisme »[Quoi ?][120]. Le , Cristina Kirchner valide sa candidature à la présidence de la Nation dans la perspective de l'élection présidentielle de 2019, sous la bannière de l’alliance électorale Frente de Todos. En matière de politique intérieure, Alberto Fernández préconise de réviser les verdicts rendus dans les affaires de corruption contre d’anciens fonctionnaires kirchnéristes[122], de renégocier les accords conclus entre le Fonds monétaire international et le gouvernement de Mauricio Macri[123], de dépénaliser l’avortement[124], de créer cinq nouveaux ministères (des Sciences, de la Santé, du Travail, du Logement et de la Femme), de réguler le capitalisme nomade, de dédollariser les tarifs des services publics, et de supprimer les prélèvements sur les exportations[125]. En politique extérieure, il appuie une sortie dialoguée de la crise politique en cours au Venezuela, dit vouloir réviser l’accord Mercosur-Union européenne, et prône un rapprochement avec le Brésil, les États-Unis et la Chine[126].

En , il est nommé membre de la Commission d’action politique du Parti justicialiste[127]. Le , Cristina Kirchner présente son livre Sinceramente à la Foire du livre de Buenos Aires, présentation au cours de laquelle elle remercie Fernández de lui avoir donné l’idée d’écrire un livre où elle évoquerait sa vie et sa présidence[128],[129].

Le , Cristina Fernández de Kirchner annonce sa formule électorale, composée d’Alberto Fernández comme pré-candidat à la présidence, et d’elle-même comme pré-candidate à la vice-présidence, en vue des élections primaires, préalables à l’élection présidentielle proprement dite[130]. Le , Fernández indique son intention de réviser les sentences prononcées à la suite de l’enquête judiciaire pour corruption contre d’anciens fonctionnaires du gouvernement kirchnériste[122]. Le premier rassemblement électoral de sa campagne présidentielle a lieu dans la province patagonienne de Santa Cruz, où il côtoya la gouverneure Alicia Kirchner, sœur de l’ancienne présidente[131]. Le , il a une entrevue avec l’ancien président de la République orientale d'Uruguay, José Mujica, qu’il nomma « un vieil ami », et avec le candidat à la présidence uruguayenne au nom du gouvernement en place, Daniel Martínez[132].

Le , Fernández est admis au centre médical Otamendi, à l’origine pour un simple contrôle médical[133], mais y resta finalement 48 heures en raison d’une infection pulmonaire[134]. Le , Alberto Fernández et Sergio Massa parviennent à un accord en vue de former une alliance appelée Frente de Todos[135]. L’accord conclu, Massa retire sa candidature présidentielle et annonce qu’il se présentera au titre de premier candidat à un siège de député national pour la province de Buenos Aires[136]. Le , Fernández rencontre le directeur du Département de l’hémisphère occidentale du Fonds monétaire international (FMI) Alejandro Werner, et réclama une « reformulation » de l’accord obtenu entre le FMI et le gouvernement de Mauricio Macri[137]. Le , il rend visite à l’ancien président brésilien Lula da Silva, emprisonné pour corruption et blanchiment d'argent[138].

Le chercheur Christophe Ventura indique : « Le Frente de Todos propose une renégociation de la dette, une implication plus forte de l’État dans la régulation et l’investissement économiques, une consolidation du marché intérieur argentin passant par une redistribution plus accrue des revenus et le développement de la production nationale. Ce programme est inspiré par une vision keynésienne contre la doxa néolibérale symbolisée par Mauricio Macri. Pour autant, ce n’est pas un programme révolutionnaire et Alberto Fernandez ne souhaite ne pas se mettre à dos le patronat et les acteurs financiers mondiaux, afin de ne pas subir d’attaques spéculatives sur la dette et la monnaie nationales »[139].

Le , il remporte la première place aux élections primaires de 2019, avec 47,61 % des voix, contre 32,12 % pour le président sortant Mauricio Macri[140].

Le , il est élu président au premier tour avec 48,24 % des voix, contre 40,28 % pour Mauricio Macri[141].

Président de la Nation[modifier | modifier le code]

Il est investi président de la Nation argentine le [142].

Ses rapports sont tendus avec le président brésilien Jair Bolsonaro, qui refuse de se déplacer pour son investiture, l'accusant de vouloir créer une « grande patrie bolivarienne » à la frontière et de s’apprêter à provoquer une fuite des capitaux et entreprises brésiliennes[143]. Les États-Unis lancent un avertissement au gouvernement argentin, déclarant : « Nous voulons savoir si Alberto Fernández va être un avocat de la démocratie ou un apologiste des dictatures et des caudillos de la région, que ce soit Maduro, Correa ou Morales »[144]. Donald Trump décide d'augmenter les taxes sur les exportations d’acier argentin[145].

Prenant ses fonctions dans un contexte de forte crise économique (taux de pauvreté de 40 %, récession de 3,1 % pour l'année 2019, inflation de 55 %), Alberto Fernández annonce une série de mesures d'urgence économique : hausse des impôts pour les plus fortunés et la classe moyenne, avantages fiscaux pour les plus démunis, instauration d'une taxe de 30 % sur l'achat de devises étrangères ou encore hausse des taxes sur le secteur de l’agriculture. Le gouvernement lance également un plan de lutte contre la faim via la distribution de bons alimentaires pour plus de deux millions de personnes[146] et le salaire minimum bénéficie d'une augmentation[145]. Il s'engage aussi à légaliser l’avortement[147].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Juicio a la impunidad (1985), en collaboration avec Mona Moncalvillo et Manuel Martin.
  • Defensa de la democracia: Nuevo enfoque sobre la represión de los delitos que atentan contra el orden constitucional (1985), en collaboration avec Alberto Piotti (es).
  • Autoría y participación criminal (1987), en collaboration avec Jaime Malamud Goti.
  • Elementos de derecho penal y procesal penal (1988), en collaboration avec Esteban Righi, Luis Pastoriza et Enrique Bacigalupo.
  • Derecho penal: la ley, el delito, el proceso, la pena (1996), en collaboration avec Esteban Righi.
  • Pensado y escrito. Reflexiones del presente argentino y dilemas de una sociedad fragmentada, Barcelone, Ediciones B, .
  • Políticamente incorrecto. Razones y pasiones de Néstor Kirchner, Barcelone, Ediciones B, Grupo Zeta, , 304 p. (ISBN 9789876272681).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Los primeros años de Alberto Fernández: Villa del Parque, las guitarras y la política, en el origen del candidato », Diario Clarín,‎ (lire en ligne)
  2. « Alberto Fernández: por qué no quiso ser de Boca, sus dos 'papás' y el desmayo el día en que nació su hijo », Infobae.com, (consulté le 11 août 2019)
  3. « El intérprete de Kirchner que añora el rock », Diario La Nación, (consulté le 27 juillet 2019)
  4. « Es falso que Alberto Fernández volvió a dar clases en la UBA después de 18 años », Chequeado.com, (consulté le 27 juillet 2019)
  5. « Algunas cosas que usted debería saber de Alberto Fernández » (consulté le 23 mai 2019)
  6. « Quién es Fabiola Yáñez, la novia periodista y actriz de Alberto Fernández que podría convertirse en primera dama », TN.com.ar, (consulté le 27 juillet 2019)
  7. « El polémico pasado del mentor de Alberto Fernández », Revista Noticias, (consulté le 6 août 2019)
  8. « Asseff y Fernández, ligados por aquel pasado nacionalista », Diario La Nación, (consulté le 6 août 2019)
  9. a et b « La historia detrás de la foto de Alberto Fernández con un socio del clan Puccio », Chequeado.com, (consulté le 6 août 2019)
  10. « Quiénes eran los Puccio, el "clan" familiar que se dedicó a los secuestros », Diario La Nación, (consulté le 6 août 2019)
  11. « Clan Puccio: el último integrante detenido quedará libre en 2022 », Diario Clarín, (consulté le 6 août 2019)
  12. a et b « Quién es Alberto Fernández, el candidato a Presidente que acompañará a Cristina Fernández », Diario La Voz del Interior, (consulté le 18 mai 2019)
  13. a et b « Alberto Fernández, un peronista de alto espectro », El Cronista, (consulté le 23 mai 2019)
  14. « Quién es Alberto Fernández », Página 12, (consulté le 18 mai 2019)
  15. « El Provincia se convertirá en un holding empresario », La Nación, (consulté le 23 juillet 2019)
  16. a et b « El primer Borocotó. Biografía política de Alberto Fernández, 1983-2007 », razonyrevolucion.org, (consulté le 18 mai 2019)
  17. « A la izquierda del próximo gobierno », La Nación, (consulté le 23 juillet 2019)
  18. « Alberto Fernández, el operador que ayuda a construir el poder de Kirchner », Diario La Nación, (consulté le 18 mai 2019)
  19. « Alberto Fernández », cigmap.es (consulté le 18 mai 2019)
  20. « La apuesta de Duhalde en la Capital », La Nación, (consulté le 23 juillet 2019)
  21. « Corach, a punto de ser senador », La Nación, (consulté le 23 juillet 2019)
  22. « Kirchner anunció su gabinete », Diario La Nación, (consulté le 18 mai 2019)
  23. « Elena Cruz, defensora de Videla, puede ocupar una banca porteña », Diario Página/12, (consulté le 25 juillet 2019)
  24. « Elena Cruz juró como diputada porteña », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  25. « En cuatro ministerios completan los puestos », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  26. « Kirchner definió su estrategia mediática », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  27. « Hoy se define el día en que asumen los nuevos jefes de las FF.AA. », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  28. « Pasarían a retiro a toda la cúpula de la Policía Federal », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  29. « Kirchner pidió remociones en la Corte », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  30. « Fernández embistió contra Nazareno », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  31. Renunció Nazareno a la Corte Suprema. Publicado en La Nación. Acceso 21-9-2014
  32. « Kirchner eligió a Zaffaroni para la Corte », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  33. « El gabinete viajó con anuncios concretos para los inundados », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  34. « El centro queda en Brasil, no en EE.UU. », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  35. « El Gobierno no condiciona el crecimiento a la deuda externa », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  36. « Senado: Fernández expuso un informe sobre la gestión del Gobierno », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  37. « Primeras críticas al Gobierno por su relación con la prensa », Diario La Nación, 17 de octubre de 2003 (consulté le 25 juillet 2019)
  38. « El Gobierno niega presiones », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  39. « Diputados aprobó darle más poder al jefe de Gabinete », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  40. « Macri iniciaría un juicio contra el Estado », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  41. « El gás, entre Bolivia y la Argentina », La Política Online, (consulté le 25 juillet 2019)
  42. « Fernández: "En el gobierno chileno hay mucha confusión" », Diario La Nación, 28 de abril de 2004 (consulté le 25 juillet 2019)
  43. « Kirchner presenta su plan de energía », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  44. « Admiten que fue un error levantar los programas de Canal 7 », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  45. « "La cultura es un tema que preocupa mucho al Gobierno" », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  46. « Un año de la muerte del Oso », Diario Página/12, (consulté le 25 juillet 2019)
  47. « Copan una comisaría por el asesinato de un piquetero », Diario El día, (consulté le 25 juillet 2019)
  48. « Sigue el cruce de acusaciones por la toma de la comisaría », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  49. « Graves destrozos en la Legislatura porteña », Diario El día, (consulté le 25 juillet 2019)
  50. « Para el Gobierno, los disturbios fueron organizados », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  51. « Acusó Beliz a la SIDE y se desató una crisis política », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  52. « Kirchner define en las próximas horas si Quantín continúa », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  53. « Kirchner echó a Beliz y a Quantín », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  54. « Secuestran a un joven de La Horqueta », Diario La Nación, 29 juillet peso2004 (consulté le 25 juillet 2019)
  55. « Nicolás Garnil apareció anoche luego de 20 días de cautiverio », Diario Clarín, (consulté le 25 juillet 2019)
  56. « Carta de la madre de Nicolás Garnil », Infobae.com, (consulté le 25 juillet 2019)
  57. « Dura respuesta de Alberto Fernández a Susana Garnil », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  58. « La oposición cuestionó con dureza al oficialismo », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  59. « La Secretaría de Seguridad, a Interior », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  60. « Alberto Fernández y Cristina Kirchner llegaron a España », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  61. « Nuevas críticas a la idea de cancelar la deuda con el FMI », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  62. « La Argentina salió del default: la aceptación al canje fue de 76,07% », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  63. « El Gobierno canceló el contrato con Southern Winds », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  64. « El Gobierno deja de subsidiar a SW », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  65. « El jefe de Gabinete presidirá el peronismo de la Capital Federal », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  66. « Alberto Fernández, presidente del PJ porteño », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  67. « Más influencia para Alberto Fernández », Diario La Nación, (consulté le 18 mai 2019)
  68. « Desplazan a la encargada de medir la inflación en el INDEC », Diario Clarín, (consulté le 25 juillet 2019)
  69. « Rechazo de la oposición a los cambios en el Indec », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  70. « El jefe de Gabinete dice que la prensa manipula los cambios en el INDEC », Diario Época, (consulté le 25 juillet 2019)
  71. « Inflación: cruces con la oposición », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  72. « Acusan al Gobierno de manipular datos del Indec », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  73. « Los extraños manejos en la Secretaría de Medio Ambiente », Diario Clarín, (consulté le 25 juillet 2019)
  74. « Otra funcionaria bajo sospecha », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  75. « Crece la presión sobre la secretaria de Ambiente », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  76. « Tras las denuncias, Picolotti dio explicaciones ante Fernández », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  77. « El Gobierno realizó una férrea defensa de Picolotti », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  78. « “Es una terrible operación política” », Diario Página/12, (consulté le 25 juillet 2019)
  79. « La AGN aclaró que aún no avaló la gestión de Picolotti », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  80. « ADEPA rechazó el ataque de Fernández », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  81. « Fopea: "Que Fernández se retracte" », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  82. « Alberto Fernández toma distancia del procesamiento de Romina Picolotti », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  83. « El jefe de Gabinete, en Papel Prensa », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  84. « El socialista Rivas ya es vicejefe de Gabinete », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  85. « Las incógnitas que encierran los movimientos de Cristina Kirchner », Diario La Nación, (consulté le 25 juillet 2019)
  86. « Cristina, la nueva Kirchner: la Presidenta promete una profundización del modelo », Diario La Nación, (consulté le 18 mai 2019)
  87. « Resolución 125/2008, Ministerio de Economía y Producción », Infoleg, (consulté le 25 mai 2008)
  88. (es) Patricio Erb, « Paro en el campo: el drama de los pequeños productores », Perfil (consulté le 26 mars 2008)
  89. « Martín Lousteau renunció al Ministerio de Economía »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), La Voz, 25 avril 2008.
  90. « Cristina dejará sin efecto la polémica resolución 125 », Diario La Nación, (consulté le 23 mai 2019)
  91. « Satisfacción con matices en el campo », Diario La Nación, (consulté le 23 mai 2019)
  92. « El sector privado elogió la oxigenación en el Gobierno », agrositio.com.ar, (consulté le 18 mai 2019)
  93. « Alberto Fernández, un peronista de amplio espectro » (consulté le 19 juin 2019)
  94. rédaction, « Renuncia el jefe de Gabinete de Argentina, cercano aliado de Cristina Fernández », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne)
  95. « Alberto Fernández habló de una nueva etapa del Gobierno en su renuncia »,
  96. « La carta que puso fin a una etapa »,
  97. « Massa asumió como jefe de Gabinete y se mostró con De Vido en su primera actividad », Diario Clarín,‎ (lire en ligne)
  98. « La vida política de Alberto Fernández », Diario Clarín, (consulté le 18 mai 2019)
  99. « Alberto Fernández pidió "esclarecer" el Indec », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  100. « Alberto Fernández: "El Gobierno necesita corregir cosas y cambiar" », Diario La Nación, 10 diciembre 2008 (consulté le 29 juillet 2019)
  101. « Alberto Fernández criticó a Cristina por sus advertencias a la Justicia », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  102. « Alberto Fernández: "Cristina tiró por la borda todo lo que hizo Néstor" », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  103. « Alberto Fernández: "Durante años la Presidenta promovió lo contrario a la reforma judicial" », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  104. « Alberto Fernández: "La democratización de la Justicia es una mentira" », Diario La Nación, (consulté le 26 juillet 2019)
  105. « Echaron a Alberto Fernández de la presidencia del PJ porteño », La Política Online, (consulté le 26 juillet 2019)
  106. « El PJ porteño con nuevas autoridades », Parlamentario.com, (consulté le 26 juillet 2019)
  107. « Alberto Fernández reiteró que no descarta ser candidato a presidente en 2011 », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  108. « Alberto Fernández: "Perdimos al mejor presidente de la democracia" », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  109. « Alberto Fernández se declara oficialista y ya se anota como candidato para 2015 », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  110. « Cortaron un programa que cuestionaba al Gobierno », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  111. « Alberto Fernández: "Lo que pasó en el programa de Longobardi fue penoso" », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  112. « Alberto Fernández ya tiene su partido », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  113. « Lousteau y Alberto Fernández, la dupla que quiere el sciolismo », Diario La Nación, (consulté le 29 juillet 2019)
  114. « Sergio Massa desembarcó en la ciudad acompañado por Alberto Fernández », Diario La Nación, (consulté le 23 mai 2019)
  115. « Alberto Fernández: “No tengo necesidad de indultar a Cristina Kirchner” (minute=26:12) », Todo Noticias, (consulté le 11 juillet 2019) : « No, nunca fui el jefe de campaña de él pero sí colaboré en su campaña... »
  116. « Alberto Fernández: "Es indudable el deterioro en el voto de Sergio Massa" », minutouno.com, (consulté le 23 mai 2019)
  117. Opinarg, Alberto Fernández: "Cristina dejó un escenario complejo en materia económica, Macri empeoró" « Alberto Fernández: “Cristina dejó un escenario complejo en materia económica, Macri empeoró” »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  118. a et b « Políticamente incorrecto, el "kirchnerista" menos pensado », baenegocios.com, (consulté le 18 mai 2019)
  119. « Alberto Fernández será el jefe de campaña de Randazzo », Diario Perfíl, (consulté le 18 mai 2019)
  120. a et b « Alberto Fernández habló con Cristina Kirchner después de 10 años: "Con ella no alcanza, pero sin ella no se puede" », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  121. « Alberto Fernández: "Cristina y Massa tienen una misma visión sobre lo que hay que hacer en la Argentina" », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  122. a et b « Alberto Fernández: "Vamos a tener que revisar muchas sentencias que se dictaron en los últimos años" », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  123. « Confirman que Alberto Fernández renegociará el acuerdo con el FMI », BAE Negocios, (consulté le 13 août 2019)
  124. « Alberto Fernández dijo que pretende despenalizar al aborto », La Nación, (consulté le 13 août 2019)
  125. « Alberto Fernández difundió las primeras 12 propuestas concretas de gobierno », Tiempo Argentino, (consulté le 12 août 2019)
  126. « El plan moderado que se fijó Alberto Fernández para su programa de política exterior », Infobae.com, (consulté le 13 août 2019)
  127. « Cristina Kirchner se “acerca” al PJ: Alberto Fernández se suma a la conducción del partido », Diario Clarín, (consulté le 18 mai 2019)
  128. « La trastienda del libro de Cristina: un año de secreto y un acto con tono de campaña », Diario La Nación, (consulté le 18 mai 2019)
  129. « "Alberto Fernández me dio la idea de escribir este libro", le agradeció Cristina », Diario La Nación, (consulté le 18 mai 2019)
  130. « Cristina Kirchner anunció que Alberto Fernández encabezará la fórmula presidencial y ella irá de vice », Infobae.com, (consulté le 18 mai 2019)
  131. « Alberto Fernández, en su primer acto de campaña: "Salgamos a convocar a todos" », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  132. « Alberto Fernández viajó a Uruguay y se reunió con José “Pepe” Mujica: “Es una fuente de inspiración” », Diario Clarín, (consulté le 30 juillet 2019)
  133. « Alberto Fernández está internado en el Sanatorio Otamendi », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  134. « Alberto Fernández recibió el alta y dejó el sanatorio para volver a la campaña », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  135. « Alberto Fernández y Sergio Massa anunciaron el frente Todos », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  136. « Massa encabezará la lista de diputados de Alberto Fernández y Cristina Kirchner », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  137. « Alberto Fernández se reunió con el FMI y reclamó una reformulación del acuerdo », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  138. « Alberto Fernández visitó a Lula en prisión y buscó trazar un paralelo con Cristina », Diario La Nación, (consulté le 30 juillet 2019)
  139. « Argentine : “Le péronisme se définit comme un mouvement national et populaire” », sur Marianne, (consulté le 22 décembre 2019)
  140. « Resultados de las PASO 2019: Alberto Fernández se impuso por 15 puntos sobre Mauricio Macri », Diario Clarín, (consulté le 12 août 2019)
  141. « Elecciones 2019 » (consulté le 28 octobre 2019)
  142. « Argentine : investiture d'Alberto Fernandez », sur Euronews, (consulté le 10 décembre 2019)
  143. « Entre Jair Bolsonaro et Alberto Fernandez, la haine cordiale », sur Le Monde, (consulté le 22 décembre 2019)
  144. (es) « Durísimo mensaje de EE.UU contra Alberto F: “Queremos saber si va a ser abogado de la democracia o apologista de las dictaduras” », sur Clarín, (consulté le 22 décembre 2019)
  145. a et b « Amérique du sud. L’Argentine fait le pari de la justice sociale », sur L'Humanité,
  146. « Argentine : les sénateurs approuvent des mesures d'urgence économique », sur Le Figaro.fr, (consulté le 22 décembre 2019)
  147. « En Argentine, le président Alberto Fernandez a suivi une formation sur l’égalité de genre », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]