Alberto Cavallari

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Alberto Cavallari
Alberto Cavallari.jpg

Alberto Cavallari dans son bureau du
24, avenue Charles-Floquet à Paris

Biographie
Naissance
Décès

Levanto (La Spezia), Italie
Nationalité
Activités
Conjoint
Marisa Astorri
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Alberto Cavallari est un journaliste et écrivain italien, né le à Piacenza et mort le à Levanto.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un commerçant, Enrico (Piacenza, 1894-1972) et d'une ménagère, Dirce Bongiorni (Casa Celli di San Lazzaro, 1900 - Piacenza, 1969), il a un frère aîné, Oreste, six ans plus grand. Il épouse en 1954 Maria Teresa Astorri, dont il a deux fils : Paolo et Andrea.

Il débute très jeune dans la carrière du journalisme, en fondant et dirigeant la revue Numero, (1945-1946) dans laquelle Morlotti, Vedova et d'autres publient le Manifesto del Realismo dit Oltre Guernica, et en collaborant à L'Italia Libera (1945), organe du Parti d'action, au Corriere Lombardo (1947) et à la Libertà de Plaisance. Il est rédacteur d'Epoca (1950-1953), envoyé spécial du Corriere della Sera (1954-1969), directeur du Il Gazzettino de Venise (1969-1970), commentateur politique de TG2 (1971), directeur de la filière romaine de l'Europeo (it) (1972-1973), correspondant à Paris pour La Stampa (1973-1975) et pour le Corriere della Sera (1977-1981), directeur du Corriere della Sera (1981-1984) dans la période où le titre est impliqué dans les enquêtes sur la loge maçonnique P2[1], chroniqueur pour La Repubblica de 1984 jusqu'à sa mort, survenue en 1998[2]|[3].

Il enseigne journalisme à l'université Paris II (1978-1989) et organise de nombreux séminaires à l’université de Pavie. En 1984 il est membre de l'European Institute for the Media, d'abord auprès de l'université de Manchester, ensuite à l'université de Düsseldorf.

En 1965 Cavallari mène sur les pages du Corriere une enquête sur le concile Vatican II, culminant, le 3 octobre, avec une entrevue du pape Paul VI, la première jamais accordée par un pape[4].

En 1987, il publie dans la Repubblica un article[5] rappelant l'importance des provinces de Piacenza et de Parme[6] dans la vie du « cavaliere Verdi Giuseppe, agriculteur et musicien de profession » qui a passé la majeure partie de son existence[7] entre les Roncole, Busseto et Sant'Agata, et dans lequel il décrit le rôle du torrente Ongina, « frontière entre ce triangle et le reste du monde »[8].

Personne mieux que lui n'a synthétisé sa vie comme il l'a fait avec son autobiographie publiée dans l'Autodizionario degli scrittori italiani[9].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (it) L'Europa intelligente, Rizzoli, Milan 1963: enquête sur la science et la politique européenne.
  • (it) L'Europa su misura, Vallecchi (it), Florence 1963: voyage à travers les planifications économiques en Europe occidentale.
  • (it) La Russia contro Kruscev, Vallecchi, Florence 1964[10], (es) traduit en espagnol, Plaza et Janes Editeurs, Barcelone 1965: journal de voyage en Russie après la chute de Kroutchev.
  • (it) Italia sotto inchiesta, Corriere della Sera, 1963-1965 (avec I. Montanelli, P. Ottone, G. Piazzesi et G. Russo), Sansoni, Florence 1965.
  • (it) Il Vaticano che cambia, Mondadori, Milan 1966, (en) traduit en anglais, Faber & Faber, Londres 1966, (en) américain, Doubleday & Co, New York 1967, (pt) portugais, Livraria Morais, Lisbone 1967, (es) espagnol, Plaza et Janes, Barcelone 1967, (nl) néerlandais, Ultgeverij Lannoo, L’Aja 1967, (es) espagnol, Ediciones GP, Barcelone 1971: un bilan de l'évolution structurelle du Vatican avec la première enrevue de l'histoire accordée par un pape.
  • (it) Incontro con Miguel Angel Asturias (con M.A. Asturias e S. Pautasso), IILA[11], Rome 1973.
  • (it) Il potere in Italia, Mondadori, Milan 1967: la vie politique italienne et l'autocritique des dirigeants.
  • (it) Una lettera da Pechino, Garzanti, Milan 1974 et 1976 (ISBN 978-88-11-73908-1): journal d'un voyage en Chine en 1973.
  • (it) La Cina dell’ultimo Mao, Garzanti, Milano 1975 et 1976 (ISBN 978-88-11-73917-3): voyage d'étude dans la « troisième Chine » après la révolution culturelle et la nouvelle constitution de 1975.
  • (it) La Francia a sinistra, Garzanti, Milan 1977 (ISBN 978-88-11-73934-0): chronique du changement politique et de la vie sociale et culturelle de la France des années 1960.
  • (it) Vicino e lontano, Garzanti, Milan 1981 (ISBN 978-88-11-73956-2): journal d'opinions sur des faits des années 1979-1981.
  • (en) Media in competition: the future of print and electronic media in 22 countries (con E.G. Wedell e G.M. Luyken), European Institute for the Media, Manchester et InterMedia Centrum, Hamburg, 1986 (ISBN 3-926074-00-0).
  • (it) La fuga di Tolstoj, Einaudi, Turin 1986 (ISBN 978-88-06-59385-8) puis Garzanti, Milan 1994 (ISBN 978-88-11-66653-0) et Skira [12], Milan 2010; (fr) traduit en français, Christian Bourgois[13], Paris 1989 (ISBN 2-267-00607-3) et éditions 10/18, Paris 1996 (ISBN 2-264-02067-9), (es) espagnol, Ediciones de la Magrana, Barcelone 1989 (ISBN 84-7410-451-3), Ediciones Penìnsula, Barcelone 1997 (ISBN 84-8307-035-9): reconstitution de la fuite de l'écrivain russe dans les journées précédant immédiatement sa mort. De ce texte a été tirée la pièce Sonata a Kreutzer, écrite et mise en scène en Espagne par Quim Lecina[14]
  • (it) La fabbrica del presente, Feltrinelli, Milan 1990 (ISBN 978-88-07-08092-0): recueil des leçons d'information publique données à l'Université Paris II et à l'Université de Pavie dans les années 1980.
  • (it) L'atlante del disordine, Garzanti, Milan 1994 (ISBN 978-88-11-73836-7), (no) traduit en norvégien, Hegland Trykkeri AS, Oslo 1994 (ISBN 978-82-91165-04-2): la crise géopolitique de fin de siècle.
  • (it) La Forza di Sisifo, a cura di Marzio Breda, Aragno Editore [15], Tourin 2011, (ISBN 978-88-8419-541-8); collection de chroniques, rapports, enquêtes, interviews et commentaires.

Traductions, directions et autres textes :

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix Saint-Vincent du journalisme (1960) [17]
  • Prix Marzotto pour le journalisme (1963)
  • Prix Palazzi (1963)[18]
  • Prix Estense (1965)[19]
  • Lions d'Oro – Lions Club Piacenza (1966)
  • Prix journalistique Alfio Russo - Jarre d’argent (1979)
  • Prix international La Madonnina (1984)
  • Prix Acqui Storia – Testimone del Tempo (1988)[20]
  • Colombe d'or pour la Paix – Archive pour le désarmement (1989)
  • Prix journalistique Federico Motta Editore (1996)
  • Prix Angil dal Dom - Fondation Cassa di Risparmio Piacenza e Vigevano (1996)[21]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]