Albert Roper

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Albert Jean Roper, né le et mort le à Paris, est un aviateur français, secrétaire général de la Commission Internationale de Navigation Aérienne (CINA) puis de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI).

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Albert Jean Roper naît le à Paris (8e arrondissement), de Jean Ropert, jardinier, et Julie Nicanor, femme de ménage. La famille habite d'abord à Paris mais déménage souvent au gré des affectations du père, jardinier : Boulogne-sur-Seine, Fère-en-Tardenois, Bourg-la-Reine, Cachan. Le , Albert Roper et ses parents s'installent à Fresnes, où son père est embauché à la ferme Lebourlier. Après son certificat d'études en 1902, Albert Roper entre au lycée Lakanal. Il obtient son baccalauréat en 1909.

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Alors comptable auprès de la Société du cheval de guerre, Albert débute son service militaire en 1912. En août 1914, à la déclaration de guerre, il est mobilisé dans son unité, le 19e escadron du train des équipages. Dans les premiers jours du conflit, il est chargé de réquisitionner voitures, chevaux et attelages pour son unité. Albert rejoint le front dans les Ardennes, le . D'abord officier de liaison à cheval, Albert demande sa mutation dans l'infanterie et entre ainsi au 18e bataillon de chasseurs à pied en 1915. En , il est sur le front de la Somme et dirige un corps-franc en tant que sous-lieutenant. Albert recevra la Croix de guerre pour ses actions dans les tranchées ennemies.

En 1916, Albert demande de nouveau sa mutation, mais cette fois pour l'aviation. Il obtient son brevet de pilote le puis rejoint l'escadrille no 68 en avril de la même année. Après de nombreuses missions de reconnaissance aérienne, Albert obtient sa première victoire homologuée en octobre 1917. Un mois plus tard, il est nommé à la tête de l'escadrille no 159 dont l'emblème, plus tard refusé, sera un poing rouge sur fond blanc nommé "Le poing de Roper"[1].

Abattu en vol le , Albert Roper est gravement blessé. Paraplégique, il remarche finalement très rapidement et entre en convalescence. Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur le .

Pionnier du droit aérien international[modifier | modifier le code]

Après l’armistice du 11 novembre, diplômé de droit et d’anglais, il rejoint la Section franco-américaine de l’aéronautique, devient expert aérien auprès du maréchal Foch et assiste à la ratification du traité de Versailles. En effet, il y présente avec ses collaborateurs un projet qui deviendra la Commission Internationale de Navigation Aérienne (CINA), chargée de veiller à la coopération mondiale dans le domaine de l'aviation civile. Il en devient très vite Premier Secrétaire et ce pendant vingt-cinq ans.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Albert Roper est convié comme consultant à la conférence de Chicago (), organisée par les États-Unis. À l'issue de cette rencontre naît l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) dont il sera le Secrétaire général jusqu'en 1951.

Albert Roper décède à Paris le et repose désormais au cimetière de Fresnes.

À Fresnes, l'impasse des Sentiers où vécurent Albert et ses parents fut renommée "rue Albert Roper" par le conseil municipal le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'escadrille_159 », sur albindenis.free.fr (consulté le 5 janvier 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Roper, Un homme et des ailes, Albert Roper, pionnier du droit aérien international 1891-1969, Éditions de l'officine, , 357 p. (ISBN 2914614764).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]