Albert Nègre

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Albert Nègre
Image illustrative de l’article Albert Nègre
Mgr Nègre
Biographie
Naissance
Saint-Bonnet-de-Chirac (France)
Ordination sacerdotale
Décès (à 77 ans)
Tours (France)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Dernier titre ou fonction Archevêque de Tours
Archevêque de Tours
Évêque de Tulle

Blason
« Surgite eamus »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Albert Nègre est un ecclésiastique français, évêque de Tulle puis archevêque de Tours, né le à Saint-Bonnet-de-Chirac et mort le à Tours.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille originaire de l'Aubrac, Albert Nègre est né en 1853 en Lozère, sur la commune de Saint-Bonnet-de-Chirac.

Quittant le diocèse de Mende, il est consacré évêque de Tulle, en Corrèze, le . Sous son épiscopat, il confie le catéchisme dans les paroisses à deux mille dames catéchistes. Cinq ans plus tard, le , il devient évêque puis archevêque métropolitain de Tours.

Décédé le , il est inhumé en la cathédrale Saint-Gatien de Tours[1].

Pour l'anecdote, il faut noter qu'Albert Nègre est entré en littérature par la petite porte. En effet, il était l'oncle de la belle-sœur de Céleste Albaret, servante immortalisée par l'auteur d'À la recherche du temps perdu sous le nom de Françoise. C'est ainsi que le prélat se trouve cité dans un poème de Marcel Proust[2] :

« Grande, fine, belle et maigre,
Tantôt lasse, tantôt allègre,
Charmant les princes comme la pègre,
Lançant à Marcel un mot aigre,
Lui rendant pour le miel le vinaigre,
Spirituelle, agile, intègre,
Telle est la nièce de Nègre. »

Iconographie[modifier | modifier le code]

Au salon de la Société nationale des beaux-arts de 1922 fut exposé un portrait de l'archevêque Négre, peint par mesdemoiselles Cécile et Marie Desliens.

Armes[modifier | modifier le code]

Coupé : au 1er d'azur chargé d'une croix potencée d'or, au 2d d'or à cinq pals de gueules[3].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) [PDF] Armorial des archevêques de Tours
  2. Cette page du site littéraire du Nouvel Observateur montre une photo du manuscrit de ce poème.
  3. André Cosson, Armorial des cardinaux, archevêques et évêques français actuels, résidentiels et titulaires au 1er janvier 1917, Paris, 1917, H/ Daragon éditeur, 288p. Disponible sur Gallica