Albert Kimmerling

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Albert Kimmerling
Description de cette image, également commentée ci-après
Albert Kimmerling en 1910.
Naissance
Saint-Rambert-l'Île-Barbe
Décès (à 29 ans)
Mourmelon
Nationalité France
Pays de résidence France
Profession
Ingénieur
Activité principale
Aviateur
Autres activités

Albert Louis Kimmerling (22 juin 1882 à Saint-Rambert-l'Île-Barbe-9 juin 1912 à Mourmelon), est un pionnier de l’aviation en France et Afrique du Sud. Fondateur de l'aéroport de Lyon-Bron, dirigeant de Sommer, il obtint son brevet de pilote le 19 octobre 1910.

Jeunesse sportive[modifier | modifier le code]

Albert Kimmerling est né le à Saint-Rambert-l'Île-Barbe, près de Lyon dans une famille de banquiers genevois bénéficiant de la double nationalité, il est ainsi le premier pilote suisse. Après des études au lycée Ampère à Lyon, il se lance dans les études mécaniques. Passionné de courses automobiles et de hockey sur glace, il participe à des compétitions européennes au sein du Sporting Club de Lyon. Il est ainsi artisan de la victoire du premier championnat de France en 1907[1].

En 1909, il commence une carrière d’ingénieur mécanicien chez Cottin & Desgouttes et rejoint rapidement en octobre Gabriel Voisin. En deux mois, il apprend à piloter avec Henri Farman et Léon Delagrange, est nommé pilote à Mourmelon.

Pionner de l’aviation[modifier | modifier le code]

Le 14 décembre 1909, il rejoint Le Cap avec un biplan Voisin afin de réaliser des essais durant l’année 1910. Il inaugurera ainsi l’aéronautique en Afrique du Sud, réalisant le premier décollage[2], de nombreux premiers vols, les premiers vols payants[3], un des premiers essais d’hélice semi métallique.

De retour en France, il est engagé le 19 octobre 1910 chez Sommer comme pilote. Roger Sommer à cette époque travaille en lien avec l’armée [4].

Il participe au meeting d’ouverture du « champ d’aviation de Bron du 7 au 15 mai 1910 et s’investit dans la création de l’aéroport [5]. On lui confie la fondation et direction de l’École nationale d’aviation de Bron[6].

D’une grande renommée d’audace, il participe aux courses et meeting du monde aéronautique, contribue à la formation d’élèves pilotes et à l’essor de l’aéroport Bron-Lyon.

Il est associé aux développements de l’aviation militaire, par le biais de la formation d’élèves-pilotes sur Sommer à Bron[7] et prendra part aux grandes manœuvres des Ardennes.

Il s’écrase dans l’essai de transformation du monoplan Type E en biplace le 9 juin 1912 à Mourmelon[8].

Son décès détermine Roger Sommer à renoncer à l’aviation.

Inhumé au cimetière de Bursinel, sa tombe est ornée d’une sculpture d’Henri Valette.

Hommages publiques[modifier | modifier le code]

Les villes de Lyon et Bron lui ont dédié une rue et une place[9].

La ville de Ruy-Montceau, afin de rappeler l'un de ses exploits, lui a dédié une stèle et son école primaire[10].

Le village de Sainte Cécile-les-Vignes (Vaucluse) lui a aussi dédié le nom d'une avenue sur laquelle il avait fait un atterrissage forcé lors d'un de ses essais (30 et 31 juillet 1911). Une plaque commémorative est apposée à l'entrée de cette avenue.

Il est nommé en 2015 au temple de la renommée du hockey français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]