Albert Guillaume

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Albert Guillaume
Albert Guillaume 1.jpg
Albert Guillaume par Nadar
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Père
Distinctions
Médaille de bronze à l'exposition universelle de Paris (1900).

Albert Guillaume, né le à Paris, mort le à Faux, est un peintre, affichiste et caricaturiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Guillaume est le fils de l'architecte Edmond Guillaume. Il est l'un des caricaturistes des plus renommés de la Belle Époque.

Influencé par Jules Chéret, il crée aussi bien des affiches pour le théâtre que pour la publicité : deux de ses créations seront publiées dans Les Maîtres de l'affiche. Il poursuit parallèlement une carrière de peintre où il brosse avec humour le portrait de la bonne société parisienne.

Albert Guillaume est célèbre pour ses dessins satiriques publiés dans des magazines humoristiques parisiens comme Gil Blas, Le Rire, Le Frou-frou, L'Assiette au Beurre, Le Figaro illustré et Le Pays de France.

Un grand nombre de ses illustrations sont publiées en albums par des éditeurs tels que Jules Tallandier, Ernest Maindron et Henri Simonis Empis. Il publie aussi trois albums de dessins militaires, dont Mes Campagnes (1896), préfacé par Georges Courteline.

Il mit en scène au moins deux fois Georges Clemenceau :

- dans un dessin où, sous les années 1610-1919 (année de l'attentat au revolver de Cottin) il est salué par Henri IV avec cette légende : "Bonjour cher confrère ...mais vous au moins ils vous ont raté !" (Musée Clemenceau, Paris) ;

- dans une publicité commerciale avec ces mots "Les artisans de la Victoire portent tous la bretelle GUYOT", où Clemenceau, Foch, et sept chefs d'Etat et militaires entourent un soldat au casque lauré (arch. pers.).


À l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, il crée, avec son frère Henri, l'attraction du « Théâtre des Bonshommes Guillaume »[1] qui met en scène une série de marionnettes satiriques sonorisées par un phonographe[2], ce qui lui vaut d'être lauréat de la médaille de bronze.

Guillaume se retire à la fin de sa vie dans le petit village de Faux en Dordogne, où il meurt en 1942.

Albums d'Albert Guillaume[modifier | modifier le code]

Les Retardataires (1914), musée Carnavalet, Paris.
  • Monsieur Strong, Paris, Delagrave, in-8 à l'italienne (1890)
  • Le Repas à travers les âges, Paris, Delagrave, in-8 à l'italienne (1890), lire en ligne sur Gallica
  • Le Tennis à travers les âges, Paris, Delagrave, in-8 à l'italienne (1890), lire en ligne sur Gallica
  • Des Bonshommes, préface de Francis Chevassu, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1893), lire en ligne sur Gallica.
  • Des Bonshommes, 2me série, préface de Henri Lavedan, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1894), lire en ligne sur Gallica
  • P'tites femmes, préface de Fernand Vandérem, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1893), lire en ligne sur Gallica
  • Mémoires d'une glace, préface de Paul Hervieu, Paris H. Simonis Empis Éditeur, in-4, (1894), lire en ligne sur Gallica
  • Mes campagnes : album militaire, préface de Georges Courteline, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1896), lire en ligne sur Gallica
  • Étoiles de mer, préface de Abel Hermant, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1896), lire en ligne sur Gallica
  • Faut voir, préface de Auguste Germain, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1897), lire en ligne sur Gallica
  • Madame est servie, préface de Grosclaude, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1897)
  • Mes 28 jours, préface de Édouard Detaille, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1898)
  • R'vue d'fin d'année, préface-revue de Miguel Zamacoïs, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1899), lire en ligne sur Gallica
  • Y a des dames, préface de Willy, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1900), lire en ligne sur Gallica
  • Pour vos beaux yeux, préface de Coquelin cadet, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1900), lire en ligne sur Gallica
  • Mon sursis : album militaire, préface de Richard O'Monroy, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-4 (1901)
  • Contre le Spleen, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-16 (1902), lire en ligne sur Gallica
  • Madame veut rire, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-16 (1902)
  • Pour quand il pleut, Paris, H. Simonis Empis Éditeur, in-16 (1903)
  • Les Unes et les Autres Paris, Garnier Frères, in-8 (1905)
  • Albert Guillaume - Les Maîtres humoristes, leurs meilleurs dessins, leurs meilleures légendes, Paris, Société d’Édition et de Publication (Félix Juven), (1907)


Livres illustrés par Albert Guillaume[modifier | modifier le code]

  • Colette, L'Envers du music-hall (couverture), Paris, Flammarion
  • Paul Bourget, Les Deux sœurs (couverture), Paris, Flammarion
  • André Theuriet, Au paradis des enfants (couverture), Paris, Flammarion
  • André Theuriet, Jeunes et vieilles barbes (couverture), Paris, Flammarion
  • Georges Courteline, Le Train de 8 h 47, Paris, Flammarion, s.d., lire en ligne sur Gallica
  • Hippolyte Gautier, En se cherchant, Paris, C. Delagrave, (1890)
  • Almanach A.Guillaume, Simonis Empis puis Société d’Édition et de Publication (Félix Juven), (un par an de 1896 à 1912 au moins)
  • Les Œuvres de Georges Courteline, Albin Michel, 1901-1906
  • Ludovic Halévy, La Famille Cardinal, Paris, C. Lévy, 1907, lire en ligne sur Gallica
  • Clément Vautel, Les Femmes aux enchères, Paris, Albin Michel, 1932, lire en ligne sur Gallica
  • Clément Vautel, La Petite-fille de Madame Angot, Paris, Albin Michel, 1934

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. P. Brodard, Guide illustré du Bon Marché - l'Exposition et Paris au vingtième siècle, 1900, p. 154, sur archive.org.
  2. Page consacrée au « Théâtre des Bonshommes Guillaume » sur le site phonorama.fr

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