Albert Castelnau

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Albert Castelnau
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
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MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Lieu de travail
Activité

Jean Jacques Michel Albert Castelnau, né le à Montpellier (Hérault) et décédé le à Montpellier[1], est un écrivain et un homme politique français.

Parcours de formation et éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Albert appartient à une famille de la bourgeoisie protestante de Montpellier. Il est le fils d’Émile Castelnau (1793-1869), négociant et membre de la chambre de commerce de la ville, et d’Anaïs Pomier (1800-1880). Son frère, Eugène Castelnau (1827-1894) était peintre, deux de ses frères, Paul (1832-1892) et Edmond (1834-1910), étaient négociants à Montpellier.

Albert fait ses études de droit à Aix-en-Provence et à Paris, et il collabore, sous le Second Empire, à des journaux républicains régionaux, L’Indépendant, Le Suffrage universel et L’Hérault socialiste, fonde et dirige La liberté de l'Hérault, en 1869[2]. Il publie en 1851, un pamphlet intitulé Aux riches[3].

Son opposition au coup d'État de 1851 de Napoléon III lui vaut d'être arrêté, détenu durant trois mois, puis condamné à la relégation en Algérie, il doit partir par un navire au départ de Sète[4]. Au bout de quelque temps, il obtient l'autorisation d'être exilé en Angleterre, puis il voyage en Italie.

Il est candidat républicain aux élections générales de février 1871, mais est battu[5]. À la faveur d'une élection partielle, il est élu le 2 juillet de la même année, et siège au groupe de l'Union républicaine à la Chambre comme député de l'Hérault durant la législature en cours (1871-1976), il est réélu en février 1876. Il est également élu conseiller général pour le 1er canton de Montpellier. Il fut l'un des 363 députés qui refusèrent la confiance au troisième gouvernement Albert de Broglie, lors de la Crise du 16 mai 1877 qui provoqua la dissolution de la Chambre par le président de la république, Mac Mahon. Albert est gravement malade, et meurt le 6 octobre 1877, alors que sa nouvelle candidature de député venait d'être acceptée. Il est enterré au cimetière protestant de Montpellier[4].

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aux riches, Impr. de Boehm, 1851, 31 p.
  • L’Autorité
  • (Roman historique) Zanzara, la renaissance en Italie (T.1)
  • (Roman historique) Les Médicis (T.2) (1879, édition posthume)
  • La Question religieuse, 1861
  • (Poésie) Simplice, ou Les zigzags d'un bachelier, 1866.
  • La Question sociale et le positivisme, 1871
  • (Poésie) Sonnets historiques, 1873

Liens extérieurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Soit à Montpellier, soit à Paris, selon la notice d'autorité BnF.
  2. Notice BnF, consultée en ligne le 1.03.15].
  3. « Né parmi les favorisés de la fortune, écrit-il, je viens répéter à l’oreille du riche l’appel secret de sa conscience. », Notice, site du cimetière protestant de Montpellier, consultée en ligne le 1.03.15.
  4. a et b Cf. la notice du cimetière.
  5. Notice d'Albert Castelnau, Base de l'Assemblée Nationale, consultée en ligne le 1.03.15.