Albert Bourgi
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Albert Bourgi, né le à Dakar (Sénégal français, AOF) et mort le à Paris (France), est un professeur de droit public et constitutionnaliste franco-sénégalais, spécialiste des relations internationales africaines. Il est connu pour ses travaux en droit constitutionnel, ses analyses politiques du continent africain et son engagement intellectuel à gauche[1],[2].
Biographie
[modifier | modifier le code]Né à Dakar dans une famille d’origine libanaise, Albert Bourgi grandit au Sénégal, où il effectue une partie de sa scolarité. Très tôt intéressé par les questions politiques et juridiques, il poursuit des études de droit qui le conduisent à se spécialiser en droit public et en relations internationales. Agrégé de droit public, il mène une carrière universitaire en France. Ses travaux portent principalement sur le constitutionnalisme africain, les transitions démocratiques et les régimes politiques du continent[1].
Activités intellectuelles et médiatiques
[modifier | modifier le code]Albert Bourgi est également connu comme chroniqueur et analyste politique. Il collabore pendant plusieurs années avec le magazine Jeune Afrique et intervient comme éditorialiste ou commentateur sur des médias internationaux, notamment RFI, où il analyse l’actualité politique africaine. Ses prises de position s’inscrivent dans une tradition intellectuelle de gauche, attentive aux questions sociales, à la démocratie constitutionnelle et aux rapports de pouvoir en Afrique postcoloniale[1].
Engagement politique et relations africaines
[modifier | modifier le code]Proche des milieux socialistes et de l’Internationale socialiste, Albert Bourgi entretient des relations personnelles et intellectuelles avec plusieurs figures politiques africaines, qu’il a connues pour certaines durant leurs années d’opposition. Il est notamment proche de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire et de Alpha Condé en Guinée. Il participe, à titre de conseiller ou d’expert, à des réflexions constitutionnelles dans plusieurs pays africains, cherchant à intégrer des dimensions sociales et démocratiques dans les textes fondamentaux. En 2020, il exprime publiquement son opposition à un troisième mandat présidentiel d'Alpha Condé en Guinée, estimant qu’une telle évolution affaiblirait l’État de droit[1].
Mort
[modifier | modifier le code]Albert Bourgi meurt le à Paris en France à l’âge de 83 ans. Sa disparition suscite de nombreux hommages dans les milieux universitaires, politiques et médiatiques, notamment de la part d’intellectuels et d’acteurs politiques africains. Les modalités de ses obsèques sont annoncées ultérieurement[1],[3],[2].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Barry Souleymane, « Nécrologie : Décès du professeur Albert Bourgi », sur Senenews - Actualité au Sénégal, Politique, Économie, Sport, (consulté le )
- ↑ Alexandre Varel, « France : décès du constitutionnaliste Albert Bourgi », sur Financial Afrik, (consulté le )
Liens externes
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- Site officiel
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