Albert-Eugène-Édouard Decarpentry

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Albert-Eugène Edouard Decarpentry
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Albert Eugène Edouard DecarpentryVoir et modifier les données sur Wikidata
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Albert-Eugène-Édouard Decarpentry, dit le « général Decarpentry » est un cavalier français né le à Lambres (Pas-de-Calais) et mort le dans le 17e arrondissement de Paris[1].

Vie équestre[modifier | modifier le code]

Né d'un père éleveur, il entre à l'École de cavalerie de Saumur en 1904 sous le commandement du commandant de Montjou[2]. Écuyer du Cadre noir en même temps que Pierre Danloux, Jean-Charles-Emond Wattel et de Saint Phalle, il sera l'instructeur de Xavier Lesage, futur champion olympique et écuyer en chef qui dira de lui : « Il travaillait tranquillement, sans esbroufe, sans vouloir étonner la galerie. »[réf. nécessaire]

Blessé au coude en 1916, le chirurgien qui devait l'opérer l'avertit que son coude risquait d'être ankylosé. Decarpentry lui demande alors de pouvoir « garder la position de la main de bride »[3].

Après la guerre, il accède au commandement en second de l'École de cavalerie de Saumur (1925-1931). À la fois écuyer de talent et excellent pédagogue, il est également un théoricien de premier ordre, qualifié par Wattel comme « le plus savant » de sa génération.

Son équitation, basée sur « garder la position de la main de bride », la « conquête de l'impulsion » et l'« abaissement des hanches » est encore de nos jours considérée comme un modèle de classicisme. Son ouvrage le plus célèbre, Équitation Académique, est d'ailleurs une compilation des auteurs classiques à laquelle il ajoute ses propres réflexions sur les difficultés rencontrées en pratique. Il qualifie d'ailleurs modestement lui-même son livre de « recettes de cuisine équestre ». Ce livre reste aujourd'hui une des références équestres des plus incontournables.

Il est également reconnu pour sa connaissance du monde bauchériste. Dans son ouvrage Baucher et son école, il s'intéresse à la vie et à l'enseignement de François Baucher, mais également à ses élèves comme le général l'Hotte et le général Faverot de Kerbrech[4],[5].

Juge international de dressage de 1930 à 1939, le Général Decarpentry présida jusqu'à sa mort en 1956 le jury de la Fédération Equestre Internationale (FEI) pour les épreuves de dressage[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses principaux ouvrages sont[7]:

  • 1932 : Piaffer et passage
  • 1947 : L'École espagnole de Vienne
  • 1948 : Baucher et son école
  • 1949 : Équitation académique
  • 1954 : Les Maîtres écuyers du manège de Saumur
  • 1957 : L'essentiel de la méthode de haute École de Raabe

Quelques citations[modifier | modifier le code]

  • L'impulsion doit avoir pour le cheval dressé l'intensité lancinante d'un besoin physique impérieux et permanent.
  • Plus un procédé est puissant, plus les dangers de son application sont grands.
  • Ce n'est pas le relèvement de l'encolure, c'est l'abaissement des hanches qui est le but à atteindre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales du Pas-de-Calais, état-civil numérisé de la commune de Lambres, NMD 1871-1890, naissances de l'année 1878, acte no 4 et sa mention marginale de décès, vue 148 de la numérisation.
  2. Monteilhet 2009, p. 104
  3. Monteilhet 2009, p. 105
  4. Monteilhet 2009, p. 108
  5. Henriquet 2010, p. 317-319
  6. Monteilhet 2009, p. 106
  7. Monteilhet 2009, p. 111

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Monteilhet, Les Maîtres de l’œuvre équestre : suivi de Les Mémorables du cheval, Actes Sud, coll. « Arts équestres », , 498 p. (ISBN 978-2-7427-8633-6, notice BnF no FRBNF42067464)
  • Michel Henriquet, L’œuvre des écuyers français du XVIe ou XIXe siècle, Belin, coll. « Les Grands Maîtres expliqués », (ISBN 978-2-7011-5581-4)