Alber Elbaz

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Alber Elbaz
Defaut 2.svg
Naissance
Nationalité
israélo-américain
Activité
Distinction

Alber Elbaz né le (54 ans) à Casablanca, est un créateur de mode israélo-américain[réf. nécessaire][n 1], reconnu par le milieu de la mode pour son travail effectué dans la maison Lanvin. Il a été nommée aux Globes de Cristal en 2015 dans la catégorie meilleur créateur de mode avant de quitter la maison Lanvin à la fin de cette même année.

Biographie[modifier | modifier le code]

« Albert de chez Lanvin », ainsi qu'il se présente[1],[2], nait au Maroc et grandit à Tel-Aviv en Israël, où ses parents s'installent quand il a huit mois. À l'adolescence, il commence à dessiner des robes sous les encouragements de sa mère. Il suit les cours du collège de mode Shenkar College Engineering and Design à partir de 1982 et en sort diplômé deux ans plus tard.

Après son service militaire à Tel-Aviv, il part pour New York et apprend à dessiner des robes de mariées. Il y rencontre en 1989 le créateur Geoffrey Beene[1] avec qui il travaille pendant sept ans[3], dans l'ombre de celui-ci[4], avant d'effectuer un court passage chez Krizia[5].

Au milieu des années 1990, Ralph Tolédano[n 2], alors président de Guy Laroche, le choisit pour rafraîchir l’image de la maison française fondée en 1957, ce qui a pour effet de faire connaitre Alber Elbaz au public[4]. Alber Elbaz prend le poste de directeur de création. La même année, il est promu Chevalier de la Légion d'honneur.[réf. nécessaire]

Un an plus tard, il est appelé par Pierre Bergé et prend la direction artistique pendant trois ans de la ligne de prêt-à-porter féminin Saint Laurent rive gauche de la maison Yves Saint Laurent[n 3], jusqu'au rachat par le groupe Gucci/PPR où il est remplacé par Tom Ford. « Chez Laroche j'ai découvert la femme française, et, chez Saint Laurent, j'ai appris la volonté d'atteindre la perfection » fait-il remarquer.[réf. nécessaire]

Les années Lanvin[modifier | modifier le code]

Début des années 2000, après une année sabbatique durant laquelle il voyage et refuse toutes les propositions qui lui sont faites[6], il reprend à la place de Cristina Ortiz la direction artistique de Lanvin, assisté d'Elie Top, l'ancien assistant d'Yves Saint Laurent[7] qui prend progressivement en charge la joaillerie, et sous la direction de Paul Deneve[6]. Lanvin est la plus ancienne maison de couture française mais appartient à une taïwanaise Shaw-Lan Wang. Il « réveille » la maison avec succès en multipliant le chiffre d'affaires par deux[8], ainsi que le nombre de points de vente[2]. Il obtient une reconnaissance sans faille de tout le milieu de la mode dès sa première collection[2]. Durant plusieurs années, le nom d'Alber Elbaz est intégré au logo Lanvin[9].

« La mode, je ne sais rien faire d'autre » précise le créateur à propos de son succès[8]. Auréolé, il quitte la maison Lanvin à la fin de l'année 2015[10] suite à un désaccord avec Shaw-Lan Wang[5], suscitant les protestations formelles des salariés de l'entreprise et de nombreuses marques de soutien au sein de l'industrie[11].

Autres activités artistiques[modifier | modifier le code]

Il dirige en septembre 2015 une exposition au sein de la Maison européenne de la photographie rassemblant trois cent photographies sur ses travaux à Lanvin, prenant forme de manifeste sur le rapport entre création et corps[12].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Alber Elbaz a été élu l’une des 100 personnes les plus influentes dans le monde pour l’année 2007 par le magazine Time[réf. nécessaire].

Divers[modifier | modifier le code]

En 2010, il dessine pour Lanvin et La Poste française deux timbres-poste de Saint-Valentin[14].

En 2010, il réalise une petite collection pour les magasins H&M.[réf. nécessaire]

En 2013, il crée une nouvelle robe pour Minnie, dans le cadre du 20e anniversaire de Disneyland Paris. Le designer explique cette création par "un besoin de retourner en enfance, à la naïveté, c'est une sorte de retour à la vérité".[réf. nécessaire]

Quand un journaliste lui parle du styliste John Galliano, qui avait proféré des insultes antisémites et qui s'est fait évincé de la maison Dior, Alber Elbaz répond : « John Galliano est comme une sorte de collègue pour moi. J'espère que le monde lui pardonnera. »[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes de contenu[modifier | modifier le code]

  1. Alber Elbaz possède un passeport français (Madame Figaro no 21069 d'avril 2012, p. 84)
  2. Ralph Tolédano, ancien PDG de Chloé maintenant chez Puig n'a aucun lien de parenté avec Sydney Toledano dirigeant Dior.
  3. Durant ces années, le Couturier Yves Saint Laurent ne se consacrait plus qu'à la haute couture.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Richard Gianorio, « Albert Elbaz « C'est la femme qui importe et qui l'emporte » : (interview) », Madame Figaro, no 21069,‎ , p. 84 à 87 (ISSN 0246-5205)
  2. a, b et c Marie-Pierre Lannelongue, « Alber Elbaz, le singulier de la mode », Style, sur lemonde.fr, M,‎ (consulté le 19 décembre 2012)
  3. http://www.tendances-de-mode.com/2007/02/03/30-alber-elbaz
  4. a et b Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard,‎ (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Directeurs artistiques et créateurs-fondateurs », p. 358
  5. a et b Carine Bizet, « Fin de l’ère Alber Elbaz chez Lanvin », Le Monde.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  6. a et b Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard,‎ (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Directeurs artistiques et créateurs-fondateurs », p. 359
  7. Sophie Gachet, « Marques françaises : actes de renaissance », Elle, no 3490,‎ , p. 165 à 168 (ISSN 0013-6298)
    « Elie Top, le dernier assistant d'Yves Saint Laurent (et l'homme qui travaille dans l'ombre d'Alber Elbaz) […] »
  8. a et b Vincent Monnier, « Trame passionnelle », Challenges, no 290,‎ , p. 100 (ISSN 0751-4417)
  9. Jacques Brunel, « La femme française selon Alber Elbaz », L'Express Styles, no 3166,‎ , p. 82 à 85 (ISSN 0014-5270)
  10. (en) « Alber Elbaz Leaving Lanvin, Label Confirms », sur BoF,‎ (consulté le 28 octobre 2015)
  11. les inRocKuptibles, « les inrocKs Style // Les salariés de Lanvin réclament le retour d’Alber Elbaz – #inRocKsStyle », sur style.lesinrocks.com (consulté le 24 janvier 2016)
  12. (fr) « Alber Elbaz / Lanvin - Maison Européenne de la Photographie », sur Maison Européenne de la Photographie (consulté le 24 janvier 2016)
  13. Paquita Paquin, « Alber Elbaz reçoit la médaille de Vermeil de la ville de Paris », sur Puretrend.com, 24 novembre 2009
  14. Pages et fiches nouveautés France, Timbres magazine no 108, janvier 2010, pages 14 et centrales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Loïc Prigent, Le jour d'avant : Alber Elbaz, 1re diffusion : le 3 mars 2012 sur Arte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]