Alber Elbaz

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Alber Elbaz
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Naissance
Décès
Sépulture
Période d'activité
Nom dans la langue maternelle
אלבר אלבזVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Formation
Shenkar College of Engineering and Design (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Alber Elbaz est un créateur de mode franco-israélo-américain, né le à Casablanca (Maroc) et mort le dans le 13e arrondissement de Paris.

Après avoir travaillé pour les maisons Guy Laroche et Yves Saint Laurent, il acquiert une reconnaissance dans le milieu de la mode pour son travail effectué au sein de la maison Lanvin, dont il est le directeur artistique pendant quatorze ans. Il fonde ensuite sa propre marque, AZ Factory, dont la première collection est présentée en , peu de temps avant sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et débuts[modifier | modifier le code]

Albert[1] Elbaz naît le à Casablanca au Maroc dans une famille de cinq enfants et grandit à Tel Aviv en Israël où ses parents s'installent quand il a 8 mois[2]. À l'adolescence, il commence à dessiner des robes. En 1982, il suit les cours du collège de mode Shenkar College of Engineering and Design (en), une prestigieuse école de stylisme à Ramat Gan et en sort diplômé, deux ans plus tard[2].

Après les trois années de son service militaire, il part pour New York et apprend à dessiner des robes de mariée. En 1989, il y rencontre le créateur Geoffrey Beene[3] avec qui il travaillera pendant sept ans[4] dans l'ombre de celui-ci[5], avant d'effectuer un court passage dans la maison Krizia[6].

Au milieu des années 1990, Ralph Toledano[n 1], alors président de Guy Laroche, le choisit pour rafraîchir l’image de la maison française fondée en 1957, ce qui permet à Alber Elbaz de se faire connaitre du grand public.[5] La même année, il est fait chevalier de la Légion d'honneur[7].

Un an plus tard, il est appelé par l'entrepreneur Pierre Bergé et pendant trois ans, il prend la direction artistique de la ligne de prêt-à-porter féminin Saint Laurent rive gauche de la maison Yves Saint Laurent[n 2], jusqu'au rachat par le groupe Gucci, où il est remplacé par Tom Ford.

Direction artistique de Lanvin[modifier | modifier le code]

Manteau et robe (2005).

Au début des années 2000, après une année sabbatique durant laquelle Alber Elbaz voyage et refuse toutes les propositions qui lui sont faites[8], il prend, à la place de Cristina Ortiz, la direction artistique de la maison Lanvin, assisté d'Elie Top, l'ancien assistant d'Yves Saint Laurent[9], qui prend progressivement en charge la joaillerie, et sous la direction de Paul Deneve[8]. Lanvin est la plus ancienne maison de couture française mais appartient à une femme d'affaires taïwanaise, Shaw-Lan Wang. Il « réveille » la maison avec succès en multipliant le chiffre d'affaires par deux[10], ainsi que le nombre de points de vente[11]. Il obtient une reconnaissance sans faille du milieu de la mode, dès sa première collection[11],[12].

Durant plusieurs années, le nom d'Alber Elbaz est intégré au logo Lanvin[13]. En 2010, il dessine pour Lanvin et La Poste française deux timbres-poste de Saint-Valentin[14]. La même année, il réalise une petite collection pour les magasins H&M[15]. Fin 2011, il présente sa collection Hell's Angels aux Tuileries[16]. En 2013, il crée une nouvelle robe pour la souris Minnie, dans le cadre du 20e anniversaire de Disneyland Paris[réf. nécessaire]. Il dirige en une exposition au sein de la Maison européenne de la photographie rassemblant trois cents photographies sur ses travaux à Lanvin, prenant forme de manifeste sur le rapport entre création et corps[17],[2].

Il est nommé aux Globes de Cristal de 2015 dans la catégorie « Meilleur créateur de mode », mais la récompense est attribuée à Yiqing Yin.

A la suite de désaccords avec Shaw-Lan Wang[6], il est congédié de la maison Lanvin à la fin de l'année 2015[18],[2], après quatorze ans à la direction artistique[19], et reçoit le soutien des salariés de l'entreprise ainsi que de nombreuses marques de personnalités de la mode qui protestent[20],[21],[2].

Lancement d'AZ Factory[modifier | modifier le code]

Alber Elbaz s'associe en 2019 au groupe de luxe suisse Richemont dans le but de créer sa propre marque qu'il veut « fonctionnelle et qui convient à tout le monde » (pour tous les corps, âges et tailles)[22],[23],[1]. La première collection est présentée en janvier 2021 lors de la semaine de la mode de Paris[19].

Mort[modifier | modifier le code]

Le , âgé de 59 ans, Alber Elbaz meurt à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le 13e arrondissement de Paris des suites de la covid-19[24],[25].

Il est inhumé le à Holon, au sud de Tel Aviv (Israël), lors d'une cérémonie rassemblant plusieurs centaines de personnes[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • L’International Fashion Award décerné par le CFDA à New York aux États-Unis en [2].
  • Nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur par décret du président de la République en [2].
  • Le Couture Council Award for Artistry of Fashion, remis par le Fashion Institute of Technology le à New York[réf. nécessaire].
  • L’International Fashion Group a honoré Alber Elbaz d’un « Design Star Award » le à New York[2].
  • La Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris le à Paris[26],
  • Le magazine Telva le nomme Meilleur Designer International en [réf. nécessaire],
  • Il reçoit le prix du Meilleur Designer de l'année par le Fashion Accessories Council à New York en [2].

Alber Elbaz a été élu l’une des 100 personnes les plus influentes dans le monde pour l’année 2007 par le magazine Time[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ralph Toledano, ancien PDG de Chloé maintenant chez Puig, n'a pas de lien de parenté avec Sydney Toledano dirigeant de Dior.
  2. Durant ces années, le Couturier Yves Saint Laurent ne se consacrait plus qu'à la haute couture.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Le créateur de mode Alber Elbaz, ancien directeur artistique de Lanvin, inhumé en Israël », sur Franceinfo, (consulté le )
  2. a b c d e f g h et i « Tout ce qu'il faut savoir sur Alber Elbaz », sur Marie Claire (consulté le )
  3. Richard Gianorio, « Albert Elbaz « C'est la femme qui importe et qui l'emporte » : (interview) », Madame Figaro, no 21069,‎ , p. 84 à 87 (ISSN 0246-5205)
  4. http://www.tendances-de-mode.com/2007/02/03/30-alber-elbaz
  5. a et b Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Directeurs artistiques et créateurs-fondateurs », p. 358
  6. a et b Carine Bizet, « Fin de l’ère Alber Elbaz chez Lanvin », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  7. « Alber Elbaz, officier de la Légion d'honneur », sur fr.fashionnetwork.com, (consulté le )
  8. a et b Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Directeurs artistiques et créateurs-fondateurs », p. 359
  9. Sophie Gachet, « Marques françaises : actes de renaissance », Elle, no 3490,‎ , p. 165 à 168 (ISSN 0013-6298)
    « Elie Top, le dernier assistant d'Yves Saint Laurent (et l'homme qui travaille dans l'ombre d'Alber Elbaz) […] »
  10. Vincent Monnier, « Trame passionnelle », Challenges, no 290,‎ , p. 100 (ISSN 0751-4417)
  11. a et b Marie-Pierre Lannelongue, « Alber Elbaz, le singulier de la mode », Style, sur lemonde.fr, M, (consulté le )
  12. Paris Match, « Alber Elbaz a été inhumé en Israël », sur parismatch.com (consulté le )
  13. Jacques Brunel, « La femme française selon Alber Elbaz », L'Express Styles, no 3166,‎ , p. 82 à 85 (ISSN 0014-5270)
  14. Pages et fiches nouveautés France, Timbres magazine no 108, janvier 2010, pages 14 et centrales.
  15. Ella Alexander, « Selfless Alber », Vogue,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. « Le monde de mystères d'Alber Elbaz », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. « Alber Elbaz / Lanvin - Maison Européenne de la Photographie », sur Maison Européenne de la Photographie (consulté le )
  18. (en) « Alber Elbaz Leaving Lanvin, Label Confirms », sur BoF, (consulté le )
  19. a et b « Le créateur de mode Alber Elbaz, ancien directeur artistique de Lanvin, est mort », sur Franceinfo, (consulté le )
  20. les inRocKuptibles, « les inrocKs Style // Les salariés de Lanvin réclament le retour d’Alber Elbaz – #inRocKsStyle », sur style.lesinrocks.com (consulté le )
  21. Thiébuault Dromard, « Les designers et les maisons de luxe défilent au tribunal », Challenges, no 485,‎ , p. 36 (ISSN 0751-4417)
  22. « Alber Elbaz lance sa marque : à quoi peut-on s'attendre ? », sur elle.fr, (consulté le )
  23. « Alber Elbaz, créateur de mode israélo-américain, associé à Richemont. », sur israelvalley.com, (consulté le )
  24. Godfrey Deeny, « Alber Elbaz, inoubliable », sur fr.fashionnetwork.com, (consulté le )
  25. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  26. Paquita Paquin, « Alber Elbaz reçoit la médaille de Vermeil de la ville de Paris », sur Puretrend.com, 24 novembre 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article de presse[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Loïc Prigent, Le jour d'avant : Alber Elbaz, 1re diffusion : le sur Arte.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]