Albas (Lot)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Albas.

Albas
Albas (Lot)
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Cahors
Canton Luzech
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Lot et du Vignoble
Maire
Mandat
Martial Stambouli
2014-2020
Code postal 46140
Code commune 46001
Démographie
Population
municipale
525 hab. (2016 en augmentation de 0,77 % par rapport à 2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 10″ nord, 1° 14′ 15″ est
Altitude 107 m
Min. 85 m
Max. 332 m
Superficie 21,84 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte administrative du Lot
City locator 14.svg
Albas

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte topographique du Lot
City locator 14.svg
Albas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Albas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Albas
Liens
Site web site officiel

Albas, est une commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'unité urbaine de Luzech, Albas est une vieille bourgade épiscopale édifiée en majeure partie sur une falaise au-dessus du Lot, dont l'ensemble forme un site. Le 1er degré de longitude ouest du méridien de Paris passant par Parnac, Albas est à une minute trois secondes de longitude ouest. Elle se trouve donc au milieu de l'hémisphère nord, au centre de la zone tempérée et, dans le sud-ouest de la France, aux confins des dernières pentes du Massif central.

La forme générale de la commune est un trapèze dont la grande base est à l'ouest, la petite base à l'est et les côtés non parallèles, au nord et au sud. La grande base a 6,5 km, distance à vol d'oiseau mesurée depuis Foulquet jusqu'aux limites de Lalaurie. La petite base a 5 km à vol d'oiseau, mesurée depuis le tunnel jusqu'aux confins de Garrigou. Les principales dimensions est-ouest sont : des coteaux de Labarthe au bois d'Anglars, 4,2 km ; de Crespiac à Laframie, 3 km ; de Cousseran à Gatrigou, 4,5 km toujours à vol d'oiseau.

La distance d'Albas à Luzech, chef-lieu de canton, est de 5 km et celle d'Albas à Cahors, chef-lieu du département, de 23,5 km. Distance des villages : Cénac est à 6 km du bourg ; la Rivière-Haute à 1,4 km ; la Rivière-Basse à 1,8 km ; Paradis et le Moulin à 500 m ; le Souleillat à 3 km ; Cambou à 2 km environ.

La partie haute du village est dominée par l'église Saint-Étienne. La mairie, située dans l'ancien presbytère, occupe l'ancien château épiscopal dont les vestiges, en à-pic sur la rivière, sont très impressionnants. Près du Lot, le bourg est au contact du vignoble, rendu proche par un pont suspendu.

De ce pont, on bénéficie d'une vue sur l'éperon rocheux sur lequel est bâti Albas. La nuit, en période estivale, les roches sont alors illuminées et donnent au site une vision des plus attrayantes. De la table d'orientation, située sur la route de Sauzet, on peut découvrir un paysage de toute beauté sur le cœur du village et dans le méandre du Lot, le vignoble s'étend sur toute la plaine de Luzech à Castelfranc. Il faut découvrir les maisons anciennes sur la place du village et en particulier une demeure du XVIe siècle avec tour d'escalier et porte sculptée. Le village appartient aux villages de caractère du Lot.

Albas, village paisible où un réel art de vivre est présent, berceau du vin de Cahors, mérite bien son nom « Albas la Jolie ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Albas est limitrophe de huit autres communes.

Carte de la commune de Albas et de ses proches communes.
Communes limitrophes d’Albas[1]
Anglars-Juillac Castelfranc Luzech
Bélaye Albas[1] Saint-Vincent-Rive-d'Olt
Carnac-Rouffiac Sauzet Cambayrac

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Albas est arrosée par le Lot, le ruisseau de Payrols, le ruisseau des Albenquats...

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 184 hectares ; son altitude varie de 85 à 332 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec la route RD 811 (ex RN 111) jusqu'à Castelfranc puis les routes départementales D 9 ou D 8. Une gare SNCF y a été exploitée de 1869 à 1971 sur la ligne de Monsempron-Libos à Cahors.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Albars dans un texte du XIIIe siècle[3].

Une opinion fantaisiste qui, par analogie, recherche dans le domaine des plantes ou des animaux l'origine de certains mots, tendrait à faire dériver Albas du mot Alba désignant en occitan le Saule blanc (Salix Alba) qui mire ses claires frondaisons sur les bords des méandres du Lot. Ce serait ainsi et à peu près la même origine que pour Montauban, dont Lacoste donne l'explication suivante dans son Histoire du Quercy : « En patois, Mount-alba, étymologie donnée par la situation de la ville sur un plateau où croissent des saules ». Cette première interprétation paraît d'autant plus invraisemblable que dans les textes de la Bibliothèque nationale, collection concernant l'évêché de Cahors et l'église cathédrale du diocèse, on peut lire cette phrase latine : « Jus omnes quod habelat in villa de Albaribus »[4]. Et le Bulletin de la Société des Études du Lot[5] mentionne le fait suivant : « Izarn Ier eut pour successeur son fils que les chroniques du Quercy citent sous le nom de Izarn II, comme un des seigneurs les plus distingués de la région. Seguin de Luzech, père d'Izarn Ier et archidiacre de Cahors, donna à son Chapitre le château du Bas (Castrum Albaribus désigné aujourd'hui par château d'Albas), comme du canton de Luzech ». Albas, du latin albaribus, paraît donc plus logique.

Cependant l'étymologie dériverait tout simplement de la situation topographique du lieu. Le château d'Albas était accroché en nid d'aigle, dès le IXe siècle, sur une falaise escarpée surplombant le Lot. L'agglomération qui se forma autour de la redoutable forteresse étala ses masures aux pentes rocailleuses dégringolant vers la rivière. Du haut des collines dominant la luxuriante vallée, l'œil découvre, au fond d'un entonnoir, à cent mètres au-dessous, les toits bariolés de la teinte du temps desquels émerge la flèche aiguë d'un clocher moderne, profilant sa mince silhouette dans le vide. C'est de ce belvédère que la dénomination du Bas prend toute sa signification : « Le Bas », en occitan « lo Bas (lou Bas) ». D'ailleurs, il y a eu, au cours des siècles, diverses transformations : L'article « al » ne s'est-il pas adjoint au mot « Bas » pour former Albas ? D'où les expressions en dialecte local « Boou al Bas, béni dal Bas », soit « je vais à Albas, je viens d'Albas ». Ne dit-on pas dans le même dialecte quercynois « Lou Bas et Tous Bassens » pour « Albas et les Albassiens ». Telle serait l'origine étymologique du mot Albas que les moines copistes du Moyen Âge traduisirent dans des actes authentiques par Albaribus.

Selon Gaston Bazalgues, le toponyme Albas serait basé sur le latin albaris désignant un arbre : le peuplier banc. Albarus aurait donné Albar puis Albas[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Albas connut au Moyen Âge le même sort que celui des villages voisins. Point stratégique sur la rivière Lot qui était la principale voie de communication, la cité était à la fois un port et une place forte. Le village s'embusqua dans des fortifications sur son bastion et installa des tours de guet à proximité.

À l'époque féodale, le Quercy était morcelé en une pléiade de seigneuries laïques et ecclésiastiques. Albas devient la résidence des évêques de Cahors qui s'y succèdent jusqu'au XVIIe siècle. L'évêque de Cahors était alors le plus puissant des seigneurs dans la basse vallée du Lot où il organisa un domaine important autour de points forts comme Mercuès, Luzech, Puy-l'Évêque ou encore Albas. Contrairement à Puy-l'Evêque ou Luzech, les évêques adoraient demeurer à Albas et s'occupaient toujours de veiller à la sûreté de la cité. Pendant la guerre de Cent Ans, Bernard de Cardaillac occupe le siège de l'évêché. Il renforce les défenses de sa résidence. Après le traité de Brétigny qui livre le Quercy aux Anglais, il continue de séjourner à Albas. Si la ville fut conquise une fois durant la Guerre de Cent Ans, elle eut surtout à souffrir des Guerres de Religion : les Huguenots la pillèrent à plusieurs reprises en 1562, en 1570 et en 1620.

En 1577, l'évêché de Cahors eut à sa tête un jeune homme de 18 ans, Antoine d'Hebrard de Saint-Sulpice, qui fit accorder à la petite ville par ordonnance royale du roi Henri III, 4 foires et 52 marchés. Albas eut l'avantage d'acquérir une Charte de Coutumes en 1621, c'est-à-dire un ensemble de règlements gérant les droits et les devoirs partagés des seigneurs et des habitants.

Fléaux du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Famine de 1285. Dans le diocèse de Cahors, le pain se vendit neuf deniers au lieu d'un denier.

Tremblement de terre de 1302 qui secoua fortement les maisons.

Famine de 1304. Philippe le Bel ordonna aux communes des environs de Cahors d'apporter leurs grains pour préserver la ville des horreurs de la famine qui désolait le Quercy.

Famine de 1310. Occasionnée par les pluies de printemps et de l'été. Le grain était si rare que l'on ne pouvait s'en procurer à prix d'or. Les pauvres furent réduits à brouter l'herbe comme les animaux.

Famine de 1323. Le roi Charles le Bel fit un voyage dans le Midi. Il s'arrêta à Cahors, à Montauban et à Toulouse pour soulager les misères en étendant le commerce des grains.

Tremblement de terre de 1355 qui renversa des maisons, le 30 octobre avant le lever du soleil.

Albas et la batellerie[modifier | modifier le code]

Vue de l'église d'Albas.

Fougueuse et indisciplinée, creusant capricieusement son lit, la rivière du Lot fut asservie au Moyen Âge et transformée en voie fluviale assagie et navigable qui relia la région au grand port de Bordeaux, sous la domination anglaise, grand exportateur de nos vins. L'histoire du vin de Cahors est étroitement liée à celle de la batellerie sur le Lot. Les évêques possédaient de grands domaines à Albas dont les produits ne pouvaient être consommés sur place par les habitants. Il était donc nécessaire d'encourager l'exportation par voie fluviale, car les routes étaient quasi-inexistantes.

L'initiateur du projet fut l'évêque Guilhem de Cardaillac qui décida le 19 juillet 1219 l'aménagement du « cami de l'aïgua », le chemin de l'eau, jusqu'à Condat commune de Fumel, limite de l'Agenais. Le Lot permit donc le transit économique et rapide des futailles jusqu'à Bordeaux et au-delà vers l'Angleterre, la Russie, l'Amérique, etc. Le transport fluvial sur le fleuve deviont ainsi intense, les bateaux « gabares » qui transportaient les barriques quittant le port d'Albas pour se rendre à Bordeaux vendre le vin.

Légendes locales[modifier | modifier le code]

La légende de la Tour du Soupadou[modifier | modifier le code]
Vue d'Albas de la table d'orientation.

Au temps où les évêques de Cahors villégiaturaient au château d'Albas, l'un d'eux avait à son service, non seulement des cuisiniers, mais encore des cuisinières accortes et jeunes, bien triées dans la fine fleur des environs. Cette désinvolte façon d'enfreindre les instructions données aux prêtres sur le choix des servantes de presbytère, qui devaient avoir l'âge canonique, provoquait dans le clergé d'ironiques réflexions. Dieu sait si les curés des environs en glosaient sur le compte de leur épiscope…

Monseigneur goûtait mal ces railleries et les complaisants mouchards à sa solde chatouillaient désagréablement ses oreilles. Usant de son pouvoir absolu à l'égard de ses sujets, il se vengeait férocement de leur indiscrétion. Quand Monseigneur était averti que l'un d'eux, clerc ou laïc, avait osé surprendre ses intimités domestiques, il l'invitait à souper à une date bien choisie par une nuit ténébreuse. Le repas avait lieu dans la légendaire tour dont une étroite fenêtre dissimulait presque les mystérieuses profondeurs du gouffre surplombant la rivière. Les meilleurs vins de la cave du château étaient servis sur la table du festin et l'on versait à la victime de telles rasades qu'elle finissait toujours dans un état d'ébriété.

À ce moment favorable, les jeunes cuisinières ligotaient le malheureux invité et, par-dessus la fenêtre, l'envoyaient pieds et poings liés dans la rivière, lui faisant décrire une parabole de plus de cinquante mètres. Le cabinet où se déroulaient ces dramatiques scènes existe toujours dans la maison Laniès. Le mot soupadou en patois, veut dire petit souper ou plus exactement souper intime...

La légende de Tournepique[modifier | modifier le code]

À l'une des époques les plus malheureuses de l'histoire d'Albas, en 1355, les Anglais envoyèrent de l'Agenais, un détachement de troupes qui devait ravager le pays. Le traître Le Noir de Lezergues, seigneur d'Orgueil, venait de leur livrer Puy-l'Évêque qu'il commandait au nom de l'évêque de Cahors, Bertrand de Cardaillac, en résidence à Albas, quand ils se décidèrent à remonter la vallée du Lot. Ils reconnurent Prayssac, prirent Castelfranc alors appelé Castillonnet, brûlèrent le bourg qu'ils devaient plus tard rebâtir et arrivèrent à la forteresse d'Albas ou du Bas, propriété de l'évêque de Cahors. Ils campèrent sur la rive droite du Lot et leur chef Sir Coffe se logea au lieu appelé depuis Circofoul.

Le Château fort d'Albas surplombait la falaise, à 50 m au-dessus du Lot. Il épousait le contour triangulaire d'un rocher présentant le sommet aux assaillants. Deux des côtés étaient protégés par des rocs à pic, tandis que le troisième, de la façade sud, était défendu par un large fossé appelé Lou Pal et de fortes murailles crénelées, flanquées de tours donnant accès à l'intérieur par des portes fortifiées. Au milieu, s'élevaient le clocher de la chapelle et le donjon plus connu de nos jours sous le nom de Tour Grosse. Tous ces ouvrages dont il existe encore des vestiges, formaient une forteresse redoutable et inexpugnable du côté de la rivière.

La petite troupe d'Anglais comptait pour réussir son expédition sur les hommes valides du pays, encadrés par forces dans ses rangs. D'ailleurs le chef, Sir Coffe, mit ces auxiliaires au premier rang et leur donna l'ordre de passer la rivière à un gué qui, avant la construction de la chaussée, se trouvait en face de l'emplacement désigné encore sous le nom de châtaignier de M Miran (à côté du château et un peu en aval). À la pointe du jour, la troupe anglaise descendit du plateau de Circofoul et prit sa position de combat tandis que les auxiliaires étaient conduits au bord du Lot avec mission de forcer le gué et de contourner la forteresse pour l'aborder par le Pal. Témoin de ces préparatifs, la forteresse restait silencieuse. À peine l'avant-garde s'engageait-elle dans la rivière qu'une grêle de traits et de pierres, accompagnée de jets d'huile bouillante[réf. nécessaire] lancée par des machines soufflantes s'abattit sur elle. Les malheureux auxiliaires dans l'eau jusqu'à la ceinture, n'avançaient que fort lentement. Outre les projectiles qui les décimaient, ils risquaient d'être entraînés par le courant. Ils étaient parvenus au milieu de la rivière lorsque quelques-uns perdirent pied et s'en allèrent à la dérive.

Cette critique situation ranima leur courage et leur patriotisme à la fois. Renonçant à donner l'assaut à l'inexpugnable forteresse de leur Évêque, les auxiliaires prirent l'héroïque parti de retourner leurs piques contre les Anglais. En colonne serrée, ils foncèrent sur le centre de la troupe de l'ennemi héréditaire et la mirent en déroute. Maîtres du terrain, ils allèrent camper dans la châtaigneraie de Galliacy. L'endroit où le centre de la troupe anglaise fut enfoncée est désigné au cadastre sous le nom de Tournepique, dans la propriété de M. Pagès du Port dont la famille porta le nom, pendant des siècles, de Pagès Tournepique pour se différencier des nombreux Pagès de la localité.

Du XVIIe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Considérant que l'ensemble formé sur la commune d'Albas par le bourg, constitue un site pittoresque, dont la préservation revêt un caractère d'intérêt général, la commune est inscrite depuis le 18 décembre 1991 à l'Inventaire des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque du département du Lot. La commune d'Albas est par ailleurs en cours d'inscription en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Albas Blason Écartelé : au premier et au quatrième d'azur à la bande d'argent accompagnée de deux fleurs de lis d'or, au deuxième et au troisième d'argent au lion couronné de gueules, les deux lions affrontés.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[7],[8].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Cahors de la communauté de communes de la Vallée du Lot et du Vignoble et du canton de Luzech.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Ancien hôtel de ville et école primaire.
Actuelle mairie dans une aile de l'ancien château épiscopal, avec le clocher de l'église Saint-Laurent.
Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1815 Pierre Rigal    
1815 1823 Charles Alexis Salinier    
1823 1830 Jean Georges Pierre Alexis Berugos    
1831 1838 Jean Bataille    
1843 1843 Antoine Pelissie    
1844 1846 Dominique Constans    
1846 1848 Jean-François Bousquet    
avril 1848 octobre 1848 Frédéric Bercegol    
octobre 1848 décembre 1848 Antoine Pelissie    
1849 1851 Dominique Constans    
novembre 1851 décembre 1851 Jean-François Andral    
1852 1855 Jean-François Bousquet    
1856 1860 Jean-Baptiste François Couaillac    
1861 1867 Michel Laucoux    
1867 1869 Edouard Bonamie    
1869 1870 Laurent Fieuzal    
1870 1883 Charles Pelissie    
1883 1884 Raymond Louis Hippolyte Dulac    
1884 1886 Joseph Guiches    
1886 1886 Frédéric Bercegol    
1886 1901 Paul Gustave Pages du Port    
1901 1902 Louis Dieudonné Mourgues    
mars 2001 2008 André Pezet    
2008   Martial Stambouli DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2016, la commune comptait 525 habitants[Note 1], en augmentation de 0,77 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3171 4801 4711 8151 8882 0331 9111 9181 837
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6251 7461 7911 7371 6701 5781 5411 3081 278
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1201 1411 010835743653651585652
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
597504522545507545517521525
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 47 75 54 60 63 70 76 76
Nombre de communes du département 340 340 340 340 340 340 340 340

Économie[modifier | modifier le code]

Le tourisme, dû aux nombreux centres d'intérêt qu'offre la commune, et la viticulture avec l'appellation Cahors (AOC) sont les principales sources économiques de la commune.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Albas fait partie de l'académie de Toulouse.

Un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) est formé avec les communes d'Anglars-Juillac, Bélaye et Castelfranc. Albas possède aussi une bibliothèque.

Services publics[modifier | modifier le code]

Camping municipal, aire de services pour camping cars avec stationnement, services et bivouacs sont gratuits[18].

Culture et manifestation[modifier | modifier le code]

  • La Fête du vin de Cahors a eu lieu chaque année au mois de mai de 1996 à 2010 puis une dernière édition en 2013
  • La Fête d'Albas a lieu chaque année le premier dimanche du mois d'août.
  • L'association les INTERSAISONS de Musique à Albas organise dans son église deux concerts un en juin (concert de jazz) et un en octobre (concert classique).

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs parcours de randonnées sont présents sur la commune ainsi qu'un club de foot. Les activités suivantes sont également pratiquées : pétanque, pêche et chasse.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'Albas[modifier | modifier le code]

Accroché en nid d'aigle, dès le IXe siècle sur une falaise escarpée surplombant le Lot, le château d'Albas (Castrum Albaribus) connut des remaniements successifs, de 1262 à la fin du XVIIe siècle (château fort au début du millénaire, puis château féodal aux XIIIe siècle, XIVe siècle, XVe siècle), devenant la demeure des évêques de Cahors. L'agglomération qui se forma autour de la redoutable forteresse étala ses masures aux pentes rocailleuses dégringolant vers la rivière. De cette vaste construction au riche passé, émaillé d’événements et de légendes de toutes sortes, ne subsistent aujourd'hui que des vestiges remaniés : il reste en effet essentiellement deux portes qui permettent d'imaginer ce que ce château fut au cours des siècles. L'ancienne chapelle du château, détruite en 1894 par le désir du clergé de moderniser ce lieu de culte, fut remplacée par une église bâtie au sein de ce bourg médiéval.

Le jardin toscan

Depuis l'été 2019, Albas s'est enrichie d'un jardin d'inspiration toscane situé sur l'une des terrasses surplombant le Lot, au pied de l'ancien palais épiscopal. Dessiné par l'architecte Daniel Roudière, ce jardin méditatif, qui est aussi un théâtre de verdure, a été initié par l'association Albas Patrimoine. Jouissant d'une fontaine au milieu d'un champ de lavande et de cyprès florentins, il offre un des plus beaux balcons sur la vallée du Lot.

Le château de la Blainie[modifier | modifier le code]

Château de la Blainie.
Château de la Blainie au début du XXe siècle à Albas (Lot).

Surplombant le Lot, le château de la Blainie (par corruption Bleynie) fut bâti vers 1865 sur un piton rocheux et au cœur du village, près de l'église, par l'Intendant général, Étienne Pagès, inspecteur des Armées sous le Second Empire, gouverneur des États Pontificaux.

Le château du Port[modifier | modifier le code]

Face au village et en contrebas, on distingue le château du Port en pierres blanches de Loire, derrière ses séquoias et ses cèdres centenaires. Sa construction, achevée en 1881, fut entreprise par le banquier Adrien Pagès du Port, dans ce style néo-classique très prisé à la fin du XIXe siècle. L'intérieur du château, très bien conservé, possède un salon "chinois".

L'église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Vue de l'église d'Albas.

De construction romane, son clocher étant d'ailleurs remplacé à la fin du Moyen Âge par un beffroi, elle fut détruite à l'initiative de son curé en 1894 qui n'eut de cesse de la reconstruire, dans le style « roman ». Elle a été reconstruite par l'architecte départemental Jean Gabriel Achille Rodolosse, telle que nous la connaissons actuellement, en 1897. Récemment rénovée, elle a retrouvé son éclat d'antan.

Maison des Mirepoises[modifier | modifier le code]

Les Mirepoises étaient une congrégation religieuses fondée à Cahors par Anne de Thémines qui se consacrait à l'éducation des jeunes filles. Les Mirepoises ont fondé leur première école à Albas, le 6 août 1677, avec l'aide de Jean de Giscard[19]

Sur la « petite place » des Mirepoises était autrefois situé le cimetière des pauvres, avant qu'une halle n'y fût construite, où étaient commercialisés la garance et le safran[20].

Pont suspendu d'Albas[modifier | modifier le code]

Le pont suspendu d'Albas a été inauguré en novembre 1933. Le pont a été restauré à partir de mars 2017 en changeant les câbles porteurs et les suspentes liant les câbles porteurs au tablier qui sont corrodés[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Foissac (1801-1886), médecin hygiéniste connu pour son travail sur l'influence du temps climatique sur l'homme y est né
  • Ernest Lafon (1874-1946). Né à Lagardelle, descendant de vieilles familles albassiennes et mort à Albas, il est l'auteur d'une monographie de cette commune.
  • Gustave Guiches (1860-1935). Romancier et auteur dramatique, il est ami de Bloy entre 1881 et 1887, de Huysmans, de Villiers de l'Isle-Adam, et signe le Manifeste des cinq lors de la publication de La Terre d'Émile Zola. On lui doit un portrait assez vivant de Bloy et de son milieu dans ses mémoires publiés en 1924, Au Banquet de la vie.
  • Monseigneur Pierre Marcellin Bonamie. Né le 26 mars 1798 à Albas, il entre dans la congrégation de Picpus et se trouve directeur au séminaire de Tours lorsque le Saint-Siège jette les yeux sur lui pour l'évêché de Babylone en Perse et le nomme administrateur d'Ispahan. Il part pour le Levant en octobre 1833 et arrive à Alep en janvier suivant après avoir visité les îles de la Grèce et même Alexandrie et le Caire. Il reste assez longtemps à Alep attendant le départ d'une caravane, et dans l'intervalle est nommé en février 1835 à l'archevêché de Smyrne, avant de revenir à Paris lorsque la place de supérieur de la congrégation de Picpus vient à vaquer.
  • Jean-Pierre Alaux (1955). Né à Cahors, l'écrivain romancier créa dans son nid d'aigle dominant l'ancienne cité médiévale le personnage de Benjamin Lebel pour sa collection Le Sang de la vigne (25 volumes parus chez Fayard), série aujourd'hui adaptée à la télévision sur France 3 et incarnée par le comédien Pierre Arditi. Désormais, il réside dans l'ancien château épiscopal qui fut aussi la demeure du romancier Ernest Lafon. Il préside aujourd'hui l'association Albas Patrimoine.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Séraphin, « Albas », dans Cahors et la vallée du Lot, Éditions Études et Communication (collection Guides tourisme et patrimoine), 1990, p. 23-25, (ISBN 978-2-908707-00-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Jean-Marie Cassagne - Villes et Villages en pays lotois.
  4. Lacroix. Episcopum cadurcensum
  5. Bulletin de la Société des Études du Lot, tome I, p. 22
  6. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 105.
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031261.html.
  9. « Les maires de Albas », sur Site francegenweb, (consulté le 10 janvier 2016).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. http://aires-campingcars.monsite.orange.fr
  19. Site de la commune d'Albas : Découvrir la commune d'Albas.
  20. site de la mairie
  21. Département du Lot : La passerelle d’Albas sera mieux ancrée