Alban Ceray

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Alban Ceray
Alias
Alban
Naissance (74 ans)
Monaco
Nationalité franco-monégasque
Profession
Carrière
Nombre de films environ 800

Alban Ceray, de son vrai nom Alban Seggiaro Raybaud, est un acteur pornographique franco-monégasque, né le à Monaco.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né sujet monégasque, il est adopté par une riche famille française de la Côte-d'Azur, et grandit dans l'arrière-pays niçois[1]. Il perd cependant ses parents adoptifs alors qu'il est encore très jeune. Il se lance ensuite dans les affaires, mais sa jeunesse et son manque d'expérience le conduisent à être escroqué et spolié de l'argent familial. Il passe alors des années difficiles, en vivant de petits boulots[2]. Dans les années 1970, alors qu'il tient une boutique d'antiquités à Paris, le patron d'un théâtre érotique situé non loin de son magasin lui propose de remplacer au pied levé un acteur. Il accepte et poursuit dans cette activité, l'argent gagné lui permettant d'acheter des objets pour les revendre dans son commerce. De fil en aiguille, il commence à tenir des rôles dans des films X[3].

Considérant le cinéma pornographique, à l'époque des combats pour la liberté sexuelle et la libération de la femme, comme « [sa] manière d'être à contre-courant de la normalité, de provoquer », il apparaît dans de très nombreux films, devenant un visage emblématique du X français des années 1970-80. Incidemment, il a à l'époque un air de famille avec Bernard Pivot, ce qui est une source de plaisanteries avec ses collègues. On lui attribue jusqu'à 800 films[3]. Tournant devant la caméra des principaux réalisateurs français du genre, comme Frédéric Lansac, Gérard Kikoïne ou Burd Tranbaree, il partage l'écran avec des vedettes féminines de l'époque comme Brigitte Lahaie, Marilyn Jess, Cathy Stewart, Erika Cool etc.

Alban Ceray se retire progressivement des plateaux de tournage à partir du milieu des années 1980. Il tient un temps un club échangiste à Paris[4], puis travaille à Monaco dans le commerce de bijoux, partageant son temps entre la Principauté et la ville de Brest[3]. Il continue par ailleurs de faire à l'occasion des apparitions dans des films X, parfois sans participer aux scènes sexuelles (Max, portrait d'un serial-niqueur, 2000), parfois en y participant (Les Tontons tringleurs, 2000, Le Camping des foutriquets, 2007). On le voit encore en 2011 dans le film DXK, inspiré de l'affaire Dominique Strauss-Kahn, où il tient le rôle de l'avocat du prévenu.

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interview dans L'Événement du jeudi no 401, 15 juillet 1992
  2. Témoignage dans l'émission Bas les masques sur France 2, épisode Je suis interdit au moins de dix-huit ans, 15 juin 1993
  3. a b et c Alban Ceray. Un Brestois XXL, Alain Coquil, Le Télégramme, 3 septembre 2009.
  4. (en) Philip Sweeney, « Paris in the swing time », sur The Independent,

Liens externes[modifier | modifier le code]