Alain Tourret

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Alain Tourret
Alain Tourret en 2013.
Alain Tourret en 2013.
Fonctions
Député de la 6e circonscription du Calvados
En fonction depuis le
(5 ans, 1 mois et 27 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe législature
Prédécesseur Jean-Yves Cousin

(5 ans et 6 jours)
Élection 1er juin 1997
Législature XIe législature
Prédécesseur René Garrec
Successeur Jean-Yves Cousin
Conseiller régional de Basse-Normandie

(8 ans, 3 mois et 1 jour)
Maire de Moult
En fonction depuis le
(36 ans, 5 mois et 1 jour)
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Boppard (Allemagne)
Nationalité Française
Parti politique PRG (1972-2017)
REM (depuis 2017)
Diplômé de Faculté de droit de Caen
Profession Avocat

Alain Tourret, né le à Boppard (Allemagne), est un homme politique français, député de la sixième circonscription du Calvados de 1997 à 2002, et à nouveau à partir de 2012 Il a été successivement membre du Parti radical de gauche puis de La République en marche !

Maire de Moult depuis mars 1983, il a aussi été conseiller régional de Basse-Normandie entre 1986 et 1992, puis de 2004 à 2012. Il a été vice-président de l'assemblée régionale avec le portefeuille de la culture de 2004 à 2010 puis celui des donds européens, du tourisme et des droits de l'Homme de 2010 à 2012.

Il a créé et préside toujours l'Institut international des Droits de l'Homme et de la Paix. Il a également cofondé et présidé la fondation Peindre en Normandie et est auteur d'ouvrages historiques et politiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Tourret est le fils de Michel Tourret, officier de cavalerie, et de Odile Durosoy. Il a deux sœurs, Aryel et Brigitte, et quatre frères, Eric, Didier, Christian et Bruno.

Il étudie à la faculté de droit de Caen, où il obtient un diplôme d'études supérieures en histoire du droit (1971)[1]. Il y est maître-assistant en histoire du droit et des idées politiques de 1972 à 1982, et s'inscrit comme avocat spécialisé en droit social au barreau de Caen en 1972.

Il épouse le 26 mai 1973, Marie-Hélène O'Neill, artiste-peintre, mère de quatre filles (décédée le [2]).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Maire de Moult[modifier | modifier le code]

Alain Tourret adhère au Parti radical de gauche (PRG) en 1972.

Il devient maire de la commune de Moult, située dans le département du Calvados, en 1981. Il a toujours été réélu depuis cette date.

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

Conseiller régional (MRG) de Basse-Normandie de 1986 à 1992, il est réélu en 2004 après avoir mené au premier tour une liste PRG-Vert unique en France, puis en 2010 sur une liste d'union de la Gauche conduite par le président sortant, Laurent Beauvais (PS).

À l'Assemblée régionale, il a été vice-président chargé de la jeunesse, de la culture, des sports et loisirs, des relations internationales, de la coopération décentralisée et des droits de l'Homme de 2004 à 2010. À nouveau vice-président de la région Basse-Normandie après les élections régionales de 2010, il se voit confier les affaires internationales, les fonds européens, le tourisme et les droits de l'Homme[3]. Il démissionne de son mandat de conseiller régional en juin 2012, comme il s'y était engagé, à la suite de son élection à l’Assemblée nationale.

Militant de la réunification des deux régions administratives de Normandie, il est premier vice-président de l'association de la réunification normande, cofondée avec Hervé Morin, et signe le 26 novembre 2006 le serment d'Épaignes.

Député du Calvados[modifier | modifier le code]

Alain Tourret fait son entrée à l'Assemblée nationale en 1997 en battant René Garrec, hériter politique de Michel d'Ornano, député UDF sortant et président du Conseil régional de Basse-Normandie, dans une circonscription qui avait été longtemps le fief électoral d'Olivier Stirn. Lors de son premier mandat, il a attiré l'attention sur lui en bataillant pour la disparition des fonds secrets (cf bibliographie). Il est l'un des pères de la loi pour l'interdiction de l'amiante et l'indemnisation de ses victimes. Il a aussi été cosignataire de la loi instaurant le PACS et rédacteur de la loi relative à la présomption de l'innocence.

Il n'est pas réélu en 2002, et retrouve son siège de député qu'en 2012, prenant sa revanche sur le maire UMP de Vire, Jean-Yves Cousin. À son retour à l'Assemblée, il produit un rapport sur la lutte contre les discriminations dans la fonction publique dans lequel il formule dix propositions.

Orateur du groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste, secrétaire de la Commission des lois, il critique l'opposition des responsables religieux auditionnés par l'Assemblée nationale lors du débat concernant l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe. Il attaque directement l'église catholique représentée par le cardinal Vingt-Trois en affirmant : « Globalement vous êtes des lobbys. Vous appuyez votre pouvoir sur l'institution du mariage (…) mais à part quelques exceptions, vous vous êtes pratiquement trompés à chaque fois (…) La fracture entre vous autres et l'opinion est totale »[4].

Il propose un amendement visant à limiter les peines d'emprisonnement aux cas de récidive, lors de la célébration d'un mariage religieux sans mariage civil préalable[5],[6]. Il participe également à l'examen du projet de loi relatif à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des délégués communautaires, et modifiant le code électoral.

Le mercredi 4 décembre 2013, la commission des lois autorise, à l'unanimité, la publication du rapport d'Alain Tourret et Georges Fenech sur la correction des erreurs judiciaires grâce à la révision des décisions pénales[7]. Il dépose une proposition de loi sur ce sujet qui sera discuté devant l'Assemblée nationale le 27 février 2014.

Alain Tourret se fait pirater sa boîte mail dans le cadre de l'affaire des Macron Leaks. Il déclare ne pas s'être fait livrer des amphétamines payées en bitcoins à l'Assemblée nationale et prend la décision de porter plainte[8].

Il soutient le candidat En marche ! Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2017[9]. En conséquence, il est suspendu de ses fonctions au PRG[10] (le parti soutenant le candidat PS Benoît Hamon). Il est candidat aux élections législatives de 2017 sous l'étiquette La République en marche ![11]. Alors qu'il convoitait la présidence de la commission des Lois, une nouvelle députée En marche ! (Yaël Braun-Pivet) lui est préférée. Il refuse en réaction de siéger au sein de la commission[12].

Autres responsabilités[modifier | modifier le code]

Vice-président du Parti radical socialiste (1996-1997) et du Parti radical de gauche depuis 2000, il est chargé des affaires internationales après s'être vu confier la justice et de la sécurité.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Le 24 mai 2017, à la suite des révélations des Macron Leaks, il est épinglé par Mediapart pour l'utilisation de son indemnité de frais de mandat à des fins personnelles (télévision, billets de cinéma, parties de golf ou encore dépenses dans un Club Med au Sénégal). Alain Tourret reconnaît avoir commis plusieurs « erreurs d’imputation » et affirme qu'il vient de rembourser 16 000 euros de son compte personnel à son compte IRFM[10],[13]

Le 19 juillet 2017, Alain Tourret affirme que la loi de moralisation de la vie publique voulue par Emmanuel Macron est extraordinairement dangereuse et s'oppose notamment aux dépôts des notes de frais. Alain Tourret a poursuivi son argumentation, expliquant qu’avec les nouvelles dispositions, entre manger dans un hôtel trois étoiles ou chez McDonald’s, les députés seront contraints de choisir le fast food. « Ça va être le contrôle pour savoir si vous avez déjeuné avec tel industriel, avec tel responsable politique » a-t-il également avancé. Selon le quotidien Sud Ouest, une telle opposition à une mesure portée par le gouvernement pourrait être lié au fait qu'il n'ait pas accédé à la présidence de la commission des lois qu'il convoitait[14].

Responsabilités politiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Fonds Spéciaux, primes et autres dérives. Réquisitoire contre l'absence de transparence au sein de l'État, 2002, Éditions Albin Michel
  • Blog de Campagne, 2007, Éditions du Petit Chemin
  • Plume contre Crayon, 2012, Éditions Arbalète (en collaboration avec Chaunu)

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.sudoc.fr/167330306.
  2. « lamanchelibre.fr - Marie-Hélène O'Neill, l'épouse d'Alain Tourret, est décédée » (consulté le 30 novembre 2012)
  3. Alain Tourret, maire de Moult et vice-président du conseil régional, se représente, caen.maville.com, 21 janvier 2008
  4. Mariage gay : les religions entendues à la sauvette,[1], Le Figaro, 29 novembre 2012
  5. Des députés UMP proposent un mariage religieux sans mariage civil Le Point, 3 février 2013
  6. Discussion de l'amendement 4365, nosdeputes.fr
  7. http://www2.assemblee-nationale.fr/14/commissions/commission-des-lois/controle/revision-des-condamnations-penales
  8. « Mails piratés : accusé de s'être fait livrer de la drogue à l'assemblée, Alain Tourret porte plainte », sur francebleu.fr, (consulté le 12 mai 2017)
  9. David Bensoussan, « Ceux qui s'agitent derrière la start-up Macron », challenges.fr, 12 avril 2016.
  10. a et b Manon Aublanc, « Législatives : Un député investi par LREM épinglé pour l'utilisation de son indemnité pour frais », 20minutes.fr, 24 mai 2017.
  11. « Législatives : Alain Tourret est investi par En Marche », sur lamanchelibre.fr, (consulté le 12 mai 2017)
  12. « Pas élu président de la commission des Lois, Alain Tourret (LREM) refuse d'y siéger - Le Lab Europe 1 », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  13. « Face aux accusations de Médiapart, le député Alain Tourret se défend », ouest-france.fr, 24 mai 2017.
  14. « Le député En Marche qui craint de devoir manger au McDo », sur SudOuest.fr (consulté le 21 juillet 2017)

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]