Alain Markusfeld

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Alain Markusfeld
Description de l'image Markusfeldwiki.jpg.
Informations générales
Genre musical Rock progressif,Jazz
Instruments Guitares, claviers
Années actives 1966 à 2021
Labels Barclay, Egg, Aloha Diffusion
Influences Jimi Hendrix,Wayne Shorter,Herbie Hancock, Chick Coréa, Joe Zawinul
Site officiel Site d'Alain Markusfeld

Alain Markusfeld est un auteur-compositeur et musicien français autodidacte ayant participé, entre autres, à la scène rock française des années 1970-1980.

Ses compositions ont ensuite évolué vers le jazz contemporain. Son dernier album vinyle remonte à 1981, Alain Markusfeld Live si l'on fait exception de la parution, en 1984, d'un single intitulé Les rêves de Calypso sur lequel il joue du piano. Il a publié depuis 1 CD de compilations rock, et 5 CD de compositions inédites, de jazz contemporain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Markusfeld est né en 1950 à Paris[1]. À 16 ans, il monte le groupe "Les Don Dièse". Il crée ses premières compositions.

Les années 70/80[modifier | modifier le code]

En 1968, il est engagé par Coluche à La Méthode ancienne en tant que chanteur. Suit en 1969 la signature de son premier contrat chez Barclay. Il fera des concerts en 1970 au Golf Drouot,et au Gibus. Son premier disque est édité, c'est Le monde en étages[2]. Alain est à la guitare, accompagné de Jean-Claude Michaud à la basse, Jean Schultheis à la batterie, à l'orgue, au piano, Bernard Duplaix au basson, à la flûte et au saxophone, Denis Lable et Jean Pierre (Rolling) Azoulay à la guitare, ainsi que Tommy Brown à la batterie, Suzy Hallyday aux choeurs, Claude Achalle est à la prise de son.

Le son tombé du ciel, sera son deuxième album, en 1971, enregistré aux studios Strawberry du Château d'Hérouville par Dominique Blanc-Francard. Alain Markusfeld est à la guitare et au chant, Joël Dugrenot (du groupe Zao) est à la basse et à la contrebasse, Geza Fenzl (du groupe Dynastie Crisis), à la batterie et aux percussions et Laurent Thibault est au piano électrique, sur le morceau éponyme.

Cette année-là, un extrait de l'album Le son tombé du ciel, le morceau Êve, est choisi pour la bande originale du film La Cravache de Pïerre Kalfon.

Le titre Dors Madère de l'album Le Monde en étage, figurera sur la compilation éditée par le magazine EXTRA[3],aux côtés de Jimi Hendrix,John Mc Laughlin...

La même année, sur la compilation Puissance 13 + 2 (Thélème réf. 6641 037), il compose et interprète Iguanes, avec Geza Fenzl à la batterie et Joel Dugreno à la basse enregistré au Château d'Hérouville..

Alain participera à la Fête de l'Humanité en trio avec Jean Schultheis et Jean Claude Michaud.

En 1972,il compose et enregistre le single La Croix de Modez / l'Épave. Alain est accompagné de Jean-Claude Michaud, avec Jean Schultheis et Dominique Blanc-Francard à l'enregistrement.

Suivis, en 1973, du single intitulé Le Gluemour sur lequel il joue des guitares, et sur la face B, le titre Le Requin central où il est également au piano. Le Gluemour est choisi par Sam Bernett comme indicatif de son émission Super Club sur RTL.

Plusieurs cessions auront lieu au studio l'Aquarium et au studio Damien[4], dont les titres n'ont jamais été distribués.S'enchaine une période de concerts au Bilboquet à Paris en 1976.

L'album Le Désert noir, sort en 1977, sur le label EGG Barclay, Alain est aux guitares, à la basse et aux claviers. Jean-François Leroi l'accompagne à la batterie et aux percussions. L'album comprend également une partie des sessions enregistrées au studio Damien, dont le titre Le désert noir, avec Patricia Pernoo au chant, Didier Alexandre à la basse électrique et Coco Ameziane aux percussions (sur Bulgaro-feld)

Toujours en 1977, Alain rejoint le groupe de Joan-Pau Verdier, pour qui il composera, entre autres, Tabou-le-Chat, Easy Cat Rock et Achacadabra. Il sera le guitariste du groupe pendant un an, participera à la Fête de l'Humanité devant 120.000 personnes, puis jouera au Théâtre de la Ville à Paris, ainsi qu'à la première édition du Printemps de Bourges.

Il fait des concerts en duo avec Michel Ripoche, notamment pour l'édition 1978 du Printemps de Bourges. Il sort l'album Platock, avec la participation de Jean Schultheis aux percussions sur Platock III et Patricia Markusfeld aux voix, ainsi que Claude Achalle à la prise de son. Il fait des concerts au Lucernaire et au Palais des Arts à Paris.

Le 3 juillet 1978, il fait un concert à l'Olympia, à la guitare en solo.

Alain compose en 1979 l'album Contemporus sur lequel il joue également toutes les parties piano, guitare, orgue, percussions, seule la voix de Patricia Pernoo subsiste. Pressage américain sur JEM records[5].

Il suit une tournée en Belgique en 1980, Au travers à Bruxelles et à Liège. Il fait des concerts au Festival de jazz de Nancy.

En 1981, il édite et publie l'album Alain Markusfeld Live, enregistré en public, à Courbevoie, en un seul concert, et sur lequel il joue en solo du piano et de la guitare.

En 1982, il fait des tournées en Bretagne.

Il composera et interprétera en 1984 le single Les rêves de Calypso (avec Town's gold en face B).

En 1992 il fait une ré-édition en CD de l'album Puissance 13+2 de 1971 avec le morceau Iguane.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Depuis 1985, Alain Markusfeld compose et joue de la musique contemporaine et de jazz.

Le Fleuve sera composé en 1989/1990 (non publié).

Il y avait une vraie demande venant autant de France que de l'étranger, de ré-édition des titres des années 1970, le choix est arbitraire, l'idée étant de choisir des morceaux qui puissent s'intégrer dans une démarche musicale qui évolue en permanence au fil du temps de manière cohérente dans un album patchwork.

En 2012, Alain décide d'éditer le CD Roll over the Eiger trail[6], une compilation de titres des années 70/80/90 (Le Désert noir, Bulgarofeld, Hot Love, Fayava, Platock 2 et 3, Atlantis Rock) et d'inédits de Le Fleuve. Son style est si particulier, quel que soit l'instrument employé ou la forme de la composition,il est en recherche permanente, mais l'essence musicale reste la même au fil des morceaux, proche du jazz et parfois du classique.

L'évolution de ses compositions reste dans une certaine lignée: créer, déstructurer, et recomposer les mélodies et les harmonies. A la guitare Alain a cette faculté de désaccorder et ré-accorder l'instrument en cours de morceau et en mesure.

En 2015, il édite le CD, Le Cri du Photon Solitaire, avec 12 titres inédits.

« Il y a une sorte d'exploit technique dans la manière de faire. Alain Markusfeld interprète toutes les parties au clavier, aussi bien les lignes mélodiques, que les accompagnements rythmiques ou harmoniques. La fusion est totale sans que l'on ressente le moindre effort, ce qui est la marque d'un certain aboutissement. »

— Philippe Langlart - Ouest France[7]

A compter de cet album,il sera régulièrement distribué sur toutes les plateformes, les radios via Jango, qui lui attribuera son propre média Alain Markusfeld's radio[8], et sera diffusé sur les playlists de What the France[9] dans la catégorie Jazz.

2017 verra la sortie du CD Chaos or not? avec 19 titres inédits dont Chaos Dancing, nominé meilleur titre dans la catégorie "jazz" par la plateforme TuneCore.

« En écoutant ses compositions,il se peut que certains s'interrogent...hé bien non, il n'y a pas d'autres instrumentistes dans cet album et pas de programmation non plus. »

— Là où ça bouge - France 3 - Jacques Perrotte[10]

En 2019, il sort son 16e album: Birds on call avec 11 titres inédits

« Tous les instruments qui sont joués dans cet album sont joués dans les conditions du direct. »

— France Bleue - Jacques Sauvage[11]

« Un très bel album de jazz qui exprime la complexité de l'âme humaine... »

— Jacques Perrotte

Très prolifique, 7 mois après, en 2020, il sort le CD Astéroïde vagabond, double album avec 16 titres inédits:

« Et l’Astéroïde Vagabond,
Fit le tour de l'île,
L’Astéroïde Amoureux,
S'évanouit dans les cieux... »

— AM

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums vinyle[modifier | modifier le code]

  • 1970 : Le monde en étages
  • 1971 : Le son tombé du ciel
  • 1977 : Le désert noir
  • 1978 : Platock
  • 1979 : Contemporus
  • 1981 : Live (double album)

CD et sur plateformes numériques[modifier | modifier le code]

  • 2015 : Le cri du Photon Solitaire
  • 2017 : Chaos or Not?
  • 2019 : Birds on Call
  • 2020 : Astéroïde vagabond (double album)

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1972 : L’épave / La croix de Modez
  • 1973 : Le requin central / Le gluemour
  • 1978 : Fayava (extraits) / Platock concerto (extraits 1er mouvement)
  • 1984 : Les rêves de Calypso / Town’s Gold

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Roll Over the Eiger Trail

Participations et morceaux isolés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pat Mahkno, « France Rock 70 », mensuel,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Grosse/Gueffier, L'encyclopédie du rock français, Muséa (lire en ligne)
  3. Discog, « Compilation EXTRA 1971 »
  4. Pierre Mourey, « Des consoles de mixage... »
  5. « Billboard »
  6. Lou, « Entretien », mensuel,‎ (lire en ligne)
  7. Phiippe Langlard, « Composer c'est naturel », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  8. « Radio »
  9. « whatthefrance.org »
  10. Jacques Perrotte, « Là où ça bouge »,
  11. Jacques Sauvage, « Talents d'ici »,
  • Certains éléments de cet article sont extraits de la page consacrée à Alain Markusfeld dans Musikafrance, du site AmarockProg, ainsi que de son site sur www.alainmarkusfeld.fr.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]