Alain Guyard

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Alain Guyard
Alain Guyard au festival d'Avignon en 2015.jpg

Alain Guyard au festival d'Avignon en 2015.

Biographie
Naissance
Nom de naissance
Alain René GuyardVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Alain-René Königstein
Un académicien sans académie
René Witzhard
Lazare VilainVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Nîmes (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Autres informations
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Alain Guyard, né en au Creusot, est un écrivain français, connu également sous les noms de plume d'Alain-René Königstein, de René Witzhard, d'Un Académicien sans académie et de Lazare Vilain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Il naît en au Creusot. Après des études de philosophie et des recherches consacrées à l’imaginaire au centre Bachelard de Dijon, à Glasgow et à Mayence[1], il est boursier au Centre national de la recherche scientifique (CNRS)[2],[3] et soutient en 1990 une thèse consacrée à l'alchimie[4], intitulée Résurgence de l'imagination magico-religieuse chez Bachelard ou Bachelard le passeur d'Hermès et dirigée par Maryvonne Perrot[5].

Philosophe clinicien[modifier | modifier le code]

Alain Guyard a enseigné la philosophie de 1990 à 2005, d’abord à l’université de Bourgogne puis en lycée. En 2000, il décide d’exposer la philosophie à des publics pour qui elle devient une nécessité, urgente et vitale parce qu’ils sont menacés par la réduction de l’homme à sa « vie nue » selon l’expression d’Agamben. En 2003 il va mettre en place des ateliers de philosophie dans divers centres pénitentiaires, d'abord, à la maison d'arrêt de Nîmes[6], puis dans d'autres centres pénitentiaires pour promouvoir l'art brut chez ceux qu'il appelle les « esthètes bruts »[7]. Il étend son champ d’intervention à partir de 2010 aux milieux psychiatriques, hospitaliers, aux unités de soins palliatifs et aux centres d’hébergements et foyers. S’inspirant des acquis de la psychothérapie institutionnelle, il y ajoute le récit fictionnel comme mode de re-subjectivation. Sa pratique de terrain est inséparable de la rédaction de ses romans, essais philosophiques, pièces de théâtre et de ses interventions publiques. Toutes procèdent de cette même préoccupation politique : recourir à la puissance de la narration fictionnelle pour guérir de la perte du monde symbolique.

Batteur d'estrade[modifier | modifier le code]

Auteur de romans, de pièces de théâtre et d'essais, d'aucuns, comme Franck Bart, rapprochent son œuvre de la « littérature prolétarienne des années 30 », et notamment de celle d'Henry Poulaille[8]. Son style est emprunté à l'argot ; ainsi, Claire Julliard dit de lui qu'il « descend d'Albert Simonin, de Frédéric Dard et de Michel Audiard »[9]. Parce qu'il emprunte sa gouaille au monde des bonimenteurs et autres camelots, Daniel Mermet lui accolera l'étiquette de « philosophe-forain » [10]. Pour sa part, il revendique l'héritage d'Albert Cossery[11] et, selon Charles-Emmanuel de Torcy, son œuvre conjugue des « leçons accélérées de marxisme et de délinquance »[12]. Philosophe itinérant, allant de foire en festival, de bistro en barnum, il a transformé l'enseignement de la philosophie en une performance canaille et populaire. Ainsi veut-il « casser un entre-soi culturel qui participe à creuser le fossé entre les classes sociales. »[13]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Salvatore Stella, Stéphanie Leboyer, Jean-Pierre Mahier, Jean Mick,, AEMO, AED : contrôle social des pauvres ?, Toulouse, Erès, , 312 p. (ISBN 978-2-7492-5507-1), "La pauvreté existentielle des travailleurs du social et le contrôle de leur désir"
  • Le Un, "Soigne et tais-toi", n° 132, , 16 p., "Une vieille bataille"
  • Alain Guyard et al., La Presse ancienne révélée : Les Chroniques retrouvées du Midi, Montpellier, LRLL, , 224 p. (ISBN 978-2-918493-03-7), « Une Éternité de papier », pp. 13-21
  • Alain Guyard et Yohan Laffort, Conversations au-delà de la philosophie, Saint-Jean-de-Védas, Mille et une productions, , 84 p. (ISBN 978-2-7466-8563-5)
  • Alain Guyard, La Soudure, Paris, Le Dilettante, , 228 p. (ISBN 978-2-84263-821-4)
  • Alain Guyard, La Fleur au fusil : chroniques de la guerre de 14-18, Paris, Camino verde, coll. « Spectacles à lire et à écouter », , 47 p. (ISSN 2264-3362, notice BnF no FRBNF43787213)

Alain Guyard, 33 leçons de philosophie par et pour les mauvais garçons, Paris, Le Dilettante, , 287 p. (ISBN 978-2-84263-773-6, notice BnF no FRBNF43554816)

  • Alain Guyard, La Zonzon, Paris, Le Dilettante, 2011 (rééd. 2013), 288 p. (ISBN 978-2-84263-675-3, notice BnF no FRBNF40207094)
  • Alfred Boudry, Gaillard d'avants et Alain Guyard (ill. Lola Luna), Bibliothèque nomédienne, Nantes, L'Atalante, coll. « La Dentelle du cygne », , 648 p. (ISBN 978-2-84172-443-7), « La Nomédie n'existe pas »
  • Serge Velay, Alain Guyard et al., Visas pour le Gard : un siècle, un département, Vauvert, Au Diable Vauvert, , 375 p. (ISBN 978-2-84626-101-2, notice BnF no FRBNF40950846), « La Camargue, lieu de passage et de métissage ; Vauvert et la kabbale »
  • Alain Guyard, Sacco et Vanzetti, Paris, Éd. libertaires, coll. « Théâtre », (réimpr. 2009), 52 p. (ISBN 2-914980-39-6, notice BnF no FRBNF42044891)
  • Alain Guyard, Le projet Salomon, Paris, Dervy, coll. « L'Aventure initiatique », , 495 p. (ISBN 978-2844544186, notice BnF no FRBNF40207094)
  • La franc-maçonnerie noire révélée ou La confrérie des nobles voyageurs, Paris, Dervy, coll. « Bibliothèque de la franc-maçonnerie », , 271 p. (ISBN 2-84454-419-3, notice BnF no FRBNF40207093)
  • Alain-René Königstein (trad. Alain Guyard, préf. Alain Guyard), Les Braises sous la cendre, Charenton-le-Pont, Presses maçonniques, , 94 p. (ISBN 978-2-84772-060-0, notice BnF no FRBNF41258041, lire en ligne)
  • Alain Guyard, La Fin de la franc-maçonnerie, Paris, Edimaf, coll. « Référence », , 207 p. (ISBN 978-2-84721-035-4)
  • René Witzhard, Un siècle de Maçonnerie égyptienne, Lyon, ACV, 2000, 30 p. (ISBN 2913033040)
  • Alain-René Königstein, L'Erreur Fasciste, Montpeyroux, Les Gouttelettes de Rosée, (réimpr. 1999), 15 p. (lire en ligne)
  • Alain-René Königstein, L'Ésotérisme Révolutionnaire, Montpeyroux, Les Gouttelettes de Rosée, , 80 p. (lire en ligne)
  • Pierre Sauvanet, Jean-Jacques Wunenburger, Alain Guyard et al., Rythmes et philosophie, Paris, Kimé, coll. « Philosophie-épistémologie », , 238 p. (ISBN 2-84174-044-7), « Fondement et origine de la rythmanalyse bachelardienne »
  • Alain-René Königstein, Lettre du sous-commandant Marcos à son disciple sur les barricades, Cahors, Hriliu, (réimpr. 1997), 30 p. (ISBN 2-911651-00-6, notice BnF no FRBNF36155628, lire en ligne), rééd. in "Occulture", no 3, hiver 19998/1999, p. 18-27, ill. Frieda Harris.

Préfaces et postfaces[modifier | modifier le code]

  • Cendrine Borzycki (postface Alain Guyard, ill. Cendrine Borzycki), Hors les murs : journal d'un voyage immobile, Paris, Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées, , 47 p. (ISBN 978-2-7118-6149-1, notice BnF no FRBNF43727840), « Esthétique de l'incarcération »
    Se présente sous la forme d'une bande dessinée.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Il est auteur de pièces de théâtre, notamment de :

  • La bande à Bonnot (2015, m.e.s. E. Besnault)
  • Matchenka (2015, m.e.s. Th. Tessier)
  • Charlie Bauer est amoureux (2014, m. e. s. D. Fataccioli)
  • D'Artagnan de Carmargue, con ! (2014, m.e.s. A. Ségura)
  • La Fleur au fusil (2013, m.e.s. F. Bourcier / 2016, m.e.s. R. Nicolas)
  • La Maréchale et le Libertin (2013, m.e.s. F. Bourcier).
  • Out law in love (2011, m.e.s. F. Bourcier ass. B. Bernardin).
  • La Fontaine entre chien et loup (2010, m.e.s. F. Bourcier).
  • Femmes passées sous silence (écriture coll., 2010, m.e.s. F. Bourcier).
  • Résister c’est exister (2008, m.e.s. I. Starkier / 2015, m. e. s. D. Lanoy).
  • Sacco et Vanzetti (2008 m.e.s. F. Bourcier).
  • Putys et Clitoras (2008, m.e.s. A. Guyard).
  • Barricades ! (2008 m.e.s. F. Bourcier).
  • La Cuisine du Père Igor (2007, m.e.j. K. Béziex / 2015, m.e.s. C. Canovas).
  • Lettres de délation (écriture coll., 2007, m.e.s. I. Starkier, R. Ribeiro).
  • Le tango des naufragées (2005, Compagnie Fleming Welt).
  • Le Cri de l'ange (2004, Cie du Fa).
  • Lettre du Sous-Commandant Marcos à son disciple sur les barricades (1996, m.e.s. Caracoles de Chiapas).

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Nomination au prix de Flore 2011 pour La Zonzon[14]
  • Nomination au prix Lire & Virgin Megastore 2011 pour La Zonzon[15]
  • Prix Georges-Brassens 2011 pour La Zonzon[16]
  • Fait citoyen d'honneur de la ville de Sainte-Cécile-les Vignes en 2012, pour l'ensemble de son oeuvre
  • Prix Jeune Mousquetaire du premier roman 2012 pour La Zonzon[17]
  • Label Centenaire 2014 de la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale pour La Fleur au fusil[18]
  • Fait citoyen d'honneur de la ville de Nogaro en 2017, pour l'ensemble de son oeuvre

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Lanfranchi, Au diable Vauvert, Paris, Zeugma films — Candela, 2005, 91 min. (présentation en ligne)
  • Frédérique Chapuis, Vies philosophiques (web-documentaire), Valbonne, Nuxit, 2013 (présentation en ligne)
  • Jean-Jacques Cunnac, Lucie doute, 2013, Sainte-Anastasie, Les Films du Mas productions, 7 min.
  • Loïck Coriou, C'est quoi le bonheur ?, Paris, Viewniverse Studio, 2015, 26 min. (présentation en ligne, voir en ligne)
  • Yohan Laffort, La Philo à bras-le-corps : le mauvais garçon de la métaphysique, Saint-Jean-de-Védas, Mille et une productions, 2015, 52 min.
  • Yohan Laffort, La Philo vagabonde, Montpellier, Mille et une productions, 2016, 1 h 38. (site officiel)
  • Yazid Medmoun & David Gavois, Et l'on fit de la philosophie en Somme, Conseil Départemental de la Somme, 2016, 14 min. (voir en ligne)

Sitographie[modifier | modifier le code]