Alain de Mijolla

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Alain de Mijolla
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Alain de Mijolla, né le à Paris et mort le à Paris, est un psychiatre, psychanalyste et historien de la psychanalyse. Il est fondateur de l'Association internationale d'histoire de la psychanalyse (1985-2011) et auteur d'ouvrages sur l'évolution du mouvement psychanalytique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Docteur en médecine en 1962, Alain de Mijolla est analysé par Conrad Stein et Denise Braunschweig. Il est accepté comme membre adhérent de la Société psychanalytique de Paris en 1968, puis comme membre titulaire en 1975. Il a co-dirigé le séminaire de perfectionnement, fondé par Sacha Nacht, de l'Institut de psychanalyse (1974-1989).

Il est coorganisateur, avec Jacques Caïn, des Rencontres psychanalytiques d'Aix-en-Provence (1982-1991). Il est le fondateur, en 1985, de l'Association internationale d'histoire de la psychanalyse, dans laquelle il rassemble des spécialistes de l’historiographie freudienne, en dehors des associations officielles de psychanalyse[1],[2],[3]. Il crée et dirige la Revue internationale d’histoire de la psychanalyse, publiée par les Puf, durant ses six ans d'existence (1988-1993) et dirige une collection d’historiographie freudienne, où paraissent notamment une traductions des Controverses Anna Freud-Melanie Klein, Les mères de la psychanalyse de Janet Sayers ou encore Le groupe des « Indépendants » et la psychanalyse britannique[2].

Alain de Mijolla s'est tout particulièrement attaché à l'historiographie de la psychanalyse française, notamment dans ses ouvrages Freud et la France, 1885-1945 qui relate la « lente et pénible pénétration de la psychanalyse » dans ce pays, depuis le stage de Freud à à l’hôpital de la Salpêtrière, dans le service de Jean-Martin Charcot jusqu'à la Libération, s'arrêtant avant les premières scissions institutionnelles au sein de la Société psychanalytique de Paris[4]. Il poursuit son étude de l'évolution de la psychanalyse française dans son ouvrage La France et Freud, le premier tome étudiant la pénible renaissance du mouvement en 1945, jusqu'à la première scission au sein de la société psychanalytique (1946-1953) et le second tome relatant la constitution d'un réseau autour de plusieurs sociétés, depuis la Société française de psychanalyse jusqu'à l'École freudienne de Paris[4].

Il dirige l'édition du Dictionnaire international de la psychanalyse et plusieurs collections psychanalytiques, notamment « Confluents psychanalytiques » (27 volumes parus entre 1980 et 1993, aux Belles Lettres et « Histoire de la Psychanalyse » (1988-1998, 21 volumes publiés) aux Puf.

Il meurt à Paris, le [5],[6]. Il est inhumé au cimetière de Charonne[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1976 : 14e prix Maurice Bouvet de psychanalyse, pour son article « La désertion du capitaine Rimbaud : enquête sur un fantasme d’identification inconscient d’Arthur Rimbaud »[8],[9].
  • 2004 : Sigourney Award[10].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain de Mijolla, « Petite histoire d'une histoire de la psychanalyse en France », Topique, vol. 98,‎ , p. 37-47 (lire en ligne, consulté le 6 mars 2019).
  2. a et b Élisabeth Roudinesco, « Le psychiatre et psychanalyste Alain de Mijolla est mort », sur lemonde.fr (consulté le 30 janvier 2019).
  3. L'AIHP devient en 2011 l'Association internationale Interactions de la psychanalyse avec Sophie de Mijolla-Mellor comme présidente et introductrice de la notion des « interactions de la psychanalyse ».
  4. a et b [recension] Didier Houzel, « Alain de Mijolla, Freud et la France, 1885-1945, Paris, Puf, 2010 », Journal de la psychanalyse de l'enfant, vol. 2, no 2,‎ , p. 345-350 (lire en ligne, consulté le 30 juin 2018).
  5. « Décès du docteur Alain de Mijolla (1933-2019) », sur spp.asso.fr, Société psychanalytique de Paris (consulté le 27 janvier 2019).
  6. Sophie de Mijolla-Mellor, « Un mot sur Alain de Mijolla », sur spp.asso.fr (consulté le 27 janvier 2019).
  7. Site Œdipe consulté le , [lire en ligne].
  8. Revue française de psychanalyse, t. XXXIX (3), p. 427-458, 1975, [lire en ligne]
  9. Liste des prix Maurice Bouvet.
  10. Notice du Sigourney Award, A. de Mijolla, 2004

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Ohayon, « De l’histoire personnelle à l’histoire de la psychanalyse : une trajectoire. Entretien avec Alain de Mijolla », Nouvelle revue de psychosociologie, 2015/2 no 20, p. 247-262, « Devenirs de la psychanalyse », [lire en ligne].
  • Sophie de Mijolla-Mellor, Philippe Gutton, Denys Ribas, Bernard Golse, Jacques Sédat, Nicolas Gougoulis, Catherine Wieder, Manuelle Missonnier et Sylvain Missonnier, « Hommage à Alain de Mijolla », Le Carnet Psy, no 223,‎ , p. 33-36 (lire en ligne, consulté le 6 mars 2019).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]