Alain Bihr

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Alain Bihr
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (66 ans)
Nationalité
Activités

Alain Bihr, né le [1], est un professeur d'université et sociologue français. Auteur de nombreux ouvrages, il se revendique du communisme libertaire[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a commencé sa carrière d'enseignant comme professeur de philosophie en lycée[3]. Il a ensuite soutenu sa thèse de doctorat en sociologie (1990)[4] et a été nommé maître de conférences en sociologie à l'université de Haute-Alsace. Le 1er février 2002, la section 19 du Conseil national des universités le qualifie pour les fonctions de professeur des universités[5]. Il est nommé professeur des universités à l'université de Franche-Comté. Comme chercheur, il est membre du laboratoire de sociologie et d’anthropologie de l'université de Franche-Comté (LASA-UFC)[6].

Il est l'auteur de nombreuses études sur le socialisme et le mouvement ouvrier. Alain Bihr est l'un des cofondateurs et rédacteurs de la revue À Contre Courant[7]. Auteur de quelques ouvrages polémiques durant les années 1980, il est également connu[réf. souhaitée] pour son étude de l'extrême droite française (en particulier du Front national) et du négationnisme (il a dirigé un important collectif intitulé Négationnistes : Les Chiffonniers de l'histoire, 1997). Ses derniers travaux portent principalement sur le capitalisme.

Se réclamant du communisme libertaire tout en étant fortement influencé par la pensée marxienne[8], il écrit par exemple que c'est sous « la forme capitaliste de propriété que se réalisent la domination et l’exploitation du travail salarié »[9]. Constatant que « le "Communisme" est devenu pire qu’un non-sens : un repoussoir », il veut initier une démarche inverse : « C’est donc résolument à contre-courant que je défendrai ici l’actualité du communisme. Non pas par goût du paradoxe ou de la provocation, mais par conviction. »[10].

Il a par ailleurs écrit des ouvrages sur les inégalités entre hommes et femmes, et a co-dirigé en 2014 avec Roland Pfefferkorn un Dictionnaire des inégalités[11].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Économique fétiche. Fragment d'une théorie de la praxis capitaliste, Paris, Le Sycomore, « Arguments critiques », 1979. (ISBN 978-2-86262-040-4)
  • avec Jean-Marie Heinrich, La Néo-social-démocratie ou le Capitalisme autogéré, Paris, Le Sycomore, 1980. (ISBN 978-2-86262-044-2)
  • Les Métamorphoses du socialisme, Strasbourg, 1986. (ISBN 978-2-9501211-0-3)
  • La Farce tranquille : normalisation à la française, Paris, Spartacus, 1986. (ISBN 978-2-902963-18-8)
  • Entre bourgeoisie et prolétariat : l'encadrement capitaliste, Paris, L'Harmattan, 1989. (ISBN 978-2-7384-0344-5)
  • Du grand soir à l'alternative. Le mouvement ouvrier européen en crise, préface de Pierre Fougeyrollas, Paris, Les Éditions ouvrières, 1991. (ISBN 978-2-7082-2877-1). Version éditoriale de sa thèse de doctorat.
  • Pour en finir avec le Front national, préface de Gilles Perrault, Paris, Éditions Syros, « Pour débattre », 1992. (ISBN 978-2-86738-853-8)
  • Philosophie : bac G, F et H, Paris, Foucher, « Plein pot », 1992. (ISBN 978-2-216-01634-1)
  • et Roland Pfefferkorn, Déchiffrer les inégalités, Paris, Syros, « Alternatives économiques », 1995. (ISBN 978-2-84146-093-9)
  • et Roland Pfefferkorn, Hommes - femmes, l'introuvable égalité. École, travail, couple, espace public, Paris, Les Éditions de de l'Atelier et les Éditions ouvrières, « Points d’appui », 1996. (ISBN 978-2-7082-3235-8)
  • (et al.), Négationnistes : les chiffonniers de l’histoire, Villeurbanne-Paris, Golias-Syllepse, « Mauvais temps & Classiques du silence », 1997. (ISBN 978-2-907993-46-3)
  • Le spectre de l'extrême droite : les Français dans le miroir du Front national, Paris, Les Éditions de l'Atelier et Les Éditions ouvrières, 1998. (ISBN 978-2-7082-3350-8)
  • Le crépuscule des États-nations. Transnationalisation et crispations nationalistes, Lausanne, Éditions Page deux, 2000. (ISBN 978-2-940189-18-2).
  • La reproduction du capital-Prolégomènes à une théorie générale du capitalisme, 2 tomes, Lausanne, Éditions Page deux, 2001. (ISBN 978-2-940189-22-9).
  • « Postface » à Pierre Tevanian, Le racisme républicain. Réflexions sur le modèle français de discrimination, Paris, L'Esprit frappeur, 2002. (ISBN 978-2-84405-181-3)
  • La Bourse ou la vie ! Contre les fonds de pension, préface d'Étienne Deschamps, Paris, CNT, 2003. (ISBN 978-2-9516163-4-9)
  • La préhistoire du capital. Le devenir-monde du capitalisme, vol. 1, Lausanne, Éditions Page deux, 2006. (ISBN 978-2-940189-36-6)
  • La Novlangue néolibérale, la rhétorique du fétichisme capitaliste, Lausanne, Éditions Page deux, 2007. (ISBN 978-2-940189-39-7)
  • Le Système des inégalités, Paris, La Découverte, 2008, avec Roland Pfefferkorn. (ISBN 978-2-7071-5220-6)
  • La Logique méconnue du Capital, Lausanne, Éditions Page deux, 2010. (ISBN 978-2-940189-44-1)
  • Les rapports sociaux de classes, Lausanne, Éditions Page deux, 2012. (ISBN 978-2-940189-49-6)
  • (et al.), Dictionnaire des inégalités, Armand Colin, 2014, (ISBN 9782200279240)

Articles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]