Al Mutamid ibn Abbad

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Al Mutamid Ibn Abbad
Al-Mu'tamid ibn Abbad by Khalil Gibran.png
Almotamid par Kahlil Gibran
Fonction
Roi
Titre de noblesse
Roi
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
أبو القاسم المعتمد على الله محمد بن عبَّادVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Père
Conjoint
Al-Rumaikiyya (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Buthaina bint al-Mu'tamid ibn Abbad (en)
Abu Nasr al-Fath al-Ma'mun (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Zaida de Séville (belle-fille)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Genre artistique

Abbad III ou Abû al-Qâsim Muhammad “Al-Mu‘tamid” ben ‘Abbâd (arabe : محمد المعتمد بن عباد , Muḥammad al-Muʿtamid bin ʿAbbād) est le dernier émir abbadide à régner à Séville.

Né en 1040 à Beja, sur le territoire de l'actuel Portugal, et mort en 1095 à Aghmat au Maroc[1], est le fils et successeur d'Abbad II al-Mu`tadid. Il est le beau-père de Zaida de Séville, princesse musulmane qui, après son veuvage et l'attaque des Almoravides, s'enfuit en Castille, se convertit au christianisme sous le nom d'Isabelle ou Élisabeth et devient la maîtresse ou l'épouse d'Alphonse VI de Castille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il hérita de son père le talent poétique et le caractère impitoyable, et lui succéda sur le trône de Séville, en 1068. De grandes parties de l'al-Andalus tombèrent sous sa domination : à l’ouest, il engloba le pays compris entre le bas Guadalquivir et le bas Guadiana, les régions autour de Niebla, Huelva et Saltes en 1052, Mertola et Silves (dans le sud du Portugal actuel) ; vers le sud-est et le sud dans les zones de Morón, Arcos, Ronda, Algésiras en 1058, et Tarifa ; vers le nord et le nord-est, sur le pays cordouan et sa capitale Cordoue (prise en 1070, perdue en 1075, reprise en 1078) puis sur la partie de l’émirat de Tolède située au sud du Guadiana; enfin même, vers l’est, jusqu’à Murcie et toutes ses dépendances en 1079.

Il dut payer tribut à Alphonse VI de Castille. Celui-ci devint menaçant après la reconquête chrétienne de Tolède en 1085. al-Mu'tamid fit appel au sultan almoravide Youssef Ibn Tachfin, qui vainquit Alphonse VI, le à Sagrajas (az-Zallàqa) puis se retourna contre son protégé en s'emparant, entre autres, du royaume de Séville. Son attitude irrésolue entre 1089 et 1090, entraîna la conquête de son royaume par les Almoravides, qui le destituèrent en 1091 puis l'exilèrent au Maroc, où il mourut en 1095 à Aghmat.

Muhammad Ibn Abbad Al Mutamid est surtout connu comme poète. Dans ses poésies écrites en exil, il rappelle sa grandeur passée, et se donne comme exemple de l'instabilité de la fortune.

Le festival culturel d'Assilah, au Maroc, a été nommé, d'après lui, Université Al Mouatamid Ibn Abbad.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. arabe : ʾabū al-qāsim muḥammad al-muʿtamid ben ʿabbād, أبو القاسم محمد "المعتمد" بن عباد

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ridha Souissi, Al Mutamid Ibn Abbad et son œuvre poétique : étude des thèmes, édition Université de Tunis, 1977.
  • (en) Raymond P. Scheindlin, Form and structure in the poetry of Al-Mutamid Ibn Abbad, Leyde : Brill, 1974.
  • (es) Miguel José Hagerty, Poesía / Al-Mutamid ; traducción y comentario, Barcelone : Antoni Bosch, 1979.
  • (es) María Jesús Rubiera Mata, Poesías / Al Mutamid Ibn Abbad ; antología bilingüe, Madrid : Instituto Hispano-Árabe de Cultura, Universidad de Sevilla, 1982.
  • Reinhart Dozy, Le dernier émir de Séville, Milelli, 2009, (ISBN 978-2-916590-12-7).
  • « Al Mutamid ibn Abbad », Charles Weiss, Biographie universelle, ou Dictionnaire historique contenant la nécrologie des hommes célèbres de tous les pays, [détail des éditions].
  • (es)(ar) Modest Solans, El Zoco sin compradores. Poesía de al Andalus S. XI-XIII, éd. bilingue espagnol-arabe, Guadix : Muret, 2018 (ISBN 978-84-09-00204-7).
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang, « ABAD I », dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang, t. 1, Librairie Hachette, (lire sur Wikisource), p. 1-2.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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