Al-Nas

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114e sourate du Coran
Les Hommes
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original الناس, Al-Nas
Titre français Les Hommes
Ordre traditionnel 114e sourate
Ordre chronologique 21e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 6
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

An-Nas (arabe : الناس, français : Les Hommes) est le nom traditionnellement donné à la 114e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 6 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Elle est complémentaire à la sourate 113, Al-Falaq.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Les Hommes[2].

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition musulmane, cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[3]. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 92e place dans l'ordre chronologique[4].

D'après l'exégèse scientifique cependant cette distinction en deux ensembles de sourates est peu probante puisque qu'elle fait reposer l'organisation du Coran suivant un ordre chronologique de proclamation, hypothèse hautement spéculative car elle repose sur les « convictions que le Coran n’a qu’un seul auteur, qu’il n’a aucun rédacteur, et qu’il reflète l’expérience d’une communauté ayant existé autour de Muḥammad, à la Mecque et à Médine, entre 610 et 632 »[5].Le « relatif consensus des spécialistes » admettant une élaboration du Coran « jusqu'à plus d'un demi-siècle après la mort du Prophète » principalement sur la mise en forme du texte mais pouvant aussi concerner les contenus, de ce fait la datation du Coran n'est pas formellement admise comme remontant à la fin de vie de Mahomet[6].

Le Coran est constitué de 114 sourates de longueurs inégales, présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations. Dans l'ordre traditionnel, An-Nisa est la 4e sourate[3]. Les manuscrits anciens montrent des variations dans l'ordonnancement des sourates. Pour M.-A. Amir-Moezzi, « En sus de quelques variantes orthographiques et lexicographiques mineures, 22 % des 926 groupes de fragments étudiés présentent un ordre de succession de sourates complètement différent de l'ordre connu »[7]. Certains versets supprimées dans la forme canonisée du Coran ont été rajoutés au corpus des hadiths[8].

Résumé[modifier | modifier le code]

Interprétations[modifier | modifier le code]

Cette sourate fait partie du dernier groupe de sourate du Coran (sourate 67 à 114) caractérisé par un sens poétique beaucoup plus développé et par des sourates assez courtes. Chronologiquement, ce sont les premières sourates révélées, à la Mecque.

Cette sourate est réputée pour ses vertus en exorcisme islamique « ruqiya ». Elle se récite surtout sous forme de Doua (invocation) avec la sourate al-Ikhlas et la sourate al-Falaq. Elle forme avec cette dernière un duo de sourates de protection et d'exorcisme[9].

Le prophète Mahomet, avant de s'endormir, soufflait légèrement dans ses deux mains en donnant l'impression d'y cracher mais sans y mettre de salive puis récitait sur ses deux mains la sourate al Ikhlas puis la sourate al Falaq et enfin la sourate an-Nas après cela il frottait ses deux mains sur tout son corps[réf. nécessaire].

Hadiths liés à cette sourate[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran, traduction et commentaires, 1990, p. 15.
  2. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  3. a et b Blachère R., Le Coran, 1966, p. 103.
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  5. Gabriel Said Reynolds, « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica, no 58,‎ , p. 477
  6. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran: idées reçues sur le Coran, Le Cavalier Bleu Editions, (ISBN 9782846706674, lire en ligne), p. 17
  7. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran: idées reçues sur le Coran, Le Cavalier Bleu Editions, (ISBN 9782846706674, lire en ligne), p. 22
  8. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran: idées reçues sur le Coran, Le Cavalier Bleu Editions, (ISBN 9782846706674, lire en ligne), p. 23
  9. Constant Hamès, « L'usage talismanique du Coran », Revue de l'histoire des religions, no tome 218 n°1,‎ , p. Les usages du Livre saint dans l'islam et le christianisme. pp. 83-95 (lire en ligne)