Aller au contenu

Al-Hajjaj ibn Yusuf

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Al-Hajjaj ibn Yusuf
Dirham arabo-sassanide avec le nom d'Al-Hajjaj ibn Yusuf en écriture arabe (à droite à côté de la tête du chah), 695.
Fonctions
Gouverneur d'Irak
-
Bishr ibn Marwan (en)
Yazid ibn Abi Kabsha al-Saksaki (en)
Gouverneur de Médine
-
Tariq ibn Amr (en)
Yahya ibn al-Hakam (en)
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
الحجاج بن يوسف الثقفيVoir et modifier les données sur Wikidata
Allégeance
Activités
Chef militaire, gouverneurVoir et modifier les données sur Wikidata
Appartenance ethno-culturelle
Famille
Père
Yusuf ibn al-Hakam al-Thaqafi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Muhammad ibn Yusuf al-Thaqafi (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Hind bint al-Nu'man (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Muhammad ibn al-Qasim (petit-neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Sceau.

Al-Hajjaj ibn Yusuf Ath-Thaqafi[1] (en arabe : الْحَجَّاج بِنْ يُوسُفُ ٱلثَّقَفِي) né en juin 661 à Taïf, et mort en 714 à Wasit (ville qu'il fonde en 702 en Irak) est un gouverneur important servant le Califat omeyyade établi à Damas.

Il est gouverneur d'Irak durant les règnes de ʿAbd Al-Malik et de son fils Al-Walīd Ier. Connu pour ses talents d'orateur, d'administrateur, de commandant et de fervent défenseur de la cause omeyyade, il reprend la Mecque à Abdullah ibn az-Zubayr qu'il décapite dans la même ville, agrandit le domaine des Omeyyades jusqu'aux frontières de l'Inde, et ordonne une modernisation de l'écriture arabe, afin de faciliter aux fidèles la lecture du Coran par la différenciation des lettres qui s'écrivaient de la même manière par des points et autres mesures.

Il élimine tous les ennemis des Omeyyades jusqu'à sa mort en 714 à Wasit, durant le règne du calife Al-Walīd Ier. L'expression Saïf al-Hajjaj, signifiant l'épée d'Al-Hajjaj fait référence à son discours (et aux actes qui ont suivi) prononcé lors de sa nomination comme gouverneur : « Je vois des têtes qui sont mûres et je suis celui qui va les cueillir »[2].

Référence

[modifier | modifier le code]
  1. « Al-Hajjâj », sur Islamopédie.
  2. Habib Souaïdia, La sale guerre - Le témoignage d'un ancien officier des forces spéciales de l'armée algérienne, éditions La découverte.

Liens externes

[modifier | modifier le code]