Akira Yoshimura

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Akira Yoshimura
Naissance
Tokyo Drapeau du Japon Japon
Décès (à 79 ans)
Mitaka Drapeau du Japon Japon
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Japonais
Genres

Akira Yoshimura (吉村 昭, Yoshimura Akira?) né le à Tokyo est un auteur japonais de romans et nouvelles. Son œuvre s'inspire de légendes japonaises (Naufrages) ou bien encore de faits divers souvent liés à la Seconde Guerre mondiale (La Guerre des jours lointains). Son style d'écriture souvent assez sombre est d'une remarquable précision, presque chirurgicale. Il est décédé le à Mitaka. Il était l'époux de l’écrivaine Setsuko Tsumura[1].

Le roman Liberté conditionnelle a servi de base au film L'Anguille de Shōhei Imamura.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • 1953-1964 : L'Arc-en-ciel blanc, quatre nouvelles (L'Arc-en-ciel blanc ; Un été en vêtements de deuil ; Étoiles et Funérailles ; Le Mur de briques) traduites par Martin Vergne, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 2012 (ISBN 978-2-330-00617-4)
  • 1959-1962 : La Jeune Fille suppliciée sur une étagère (少女架刑), suivi de Le Sourire des pierres, deux nouvelles traduites par Rose-Marie Makino-Fayolle, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 2002 ; réédition, Arles, Actes Sud, coll. « Babel » no 773, 2006
  • 1966 : Voyage vers les étoiles précédé de Un spécimen transparent (星への旅), deux nouvelles traduites par Rose-Marie Makino-Fayolle, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 2006 ; réédition, Arles, Actes Sud, coll. « Babel » no 1224, 2013 (ISBN 978-2-330-02692-9)
  • 1967 : Le Convoi de l'eau (水の葬列), roman court traduit par Yutaka Makino, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 2009 ; réédition, Arles, Actes Sud, coll. « Babel » no 1059, 2011 (ISBN 978-2-7427-9777-6)
  • 1967 : Mourir pour la patrie. Higa Shinichi, soldat de deuxième classe de l'armée impériale (殉国 陸軍二等兵比嘉真一), roman traduit par Sophie Refle, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 2013 (ISBN 978-2-330-02684-4)
  • 1973 : Le Grand Tremblement de terre du Kantô (関東大震災), essai, traduit par Sophie Refle, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 2010 ; réédition, Arles, Actes Sud, coll. « Babel », 2020 (ISBN 978-2-330-13566-9)
  • 1976-1988 : Un dîner en bâteau (死のある風景), nouvelles traduites par Sophie Refle, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 2020
  • 1978  : La Guerre des jours lointains (遠い日の戦争), roman traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 2004 ; réédition, Arles, Actes Sud, coll. « Babel » no 852, 2007 (ISBN 978-2-7427-7147-9)
  • 1979 : Les Drapeaux de Portsmouth (ポーツマスの旗), traduit par Minoru Fukuyama, Éditions Philippe Picquier, 1990
  • 1982 : Naufrages (破船), roman traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 1999 ; réédition, Arles, Actes Sud, coll. « Babel » no 623, 2004 (ISBN 2-7427-4651-X)
  • 1988 : Liberté conditionnelle (仮釈放), roman traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle, Arles, Actes Sud, coll. « Lettres japonaises », 2001 ; réédition, Arles, Actes Sud, coll. « Babel » no 1099, 2012 (ISBN 978-2-330-00644-0)

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Dans la nouvelle Voyage vers les étoiles, un groupe de cinq jeunes gens partent en voyage vers la mer. L'objectif de ce voyage : mourir. Ils conduisent avec eux d'autres voyageurs décidés à se suicider. Une fois sur place, Keichi se rend compte de l'ampleur de la décision, mais l'effet de groupe aura raison de lui.

Dans Un spécimen transparent, un homme de soixante ans travaille depuis toujours au prélèvement de spécimens osseux sur des cadavres en décomposition. Quand il était jeune, son beau père sculptait des scènes érotiques sur des os. Cet homme, Kenshiro, a un objectif : rendre les os les plus beaux possibles. Il mène en secret des expériences pour les rendre transparents, mais l'hôpital refuse de lui accorder un cadavre frais. Lorsque sa belle-fille meurt, il saisit l'opportunité.

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marine Landrot, Télérama n° 3158, « Jours lointains à Kichijoji », sur telerama.fr, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]