Akihiro Miwa

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Akihiro Miwa
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (86 ans)
NagasakiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
美輪明宏Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université, lycée et collège de musique Kunitachi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Label
Genre artistique
Site web

Akihiro Miwa (美輪 明宏, Miwa Akihiro?), né Shingo Maruyama le à Nagasaki, est un artiste travesti japonais, chanteur de cabaret transformiste, acteur, auteur-compositeur et écrivain. Il change son véritable nom en 1971 par Akihiro Maruyama.

Ses livres, au nombre d'une vingtaine, comptent parmi les meilleures ventes de librairie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Sa famille tenait un petit café. Après avoir vu un film intitulé Boy Soprano à l'âge de 11 ans, il déclare son rêve de monter sur les planches en tant que chanteur et entre à l'Université nationale japonaise de musique à 15 ans. Son idole est Yūjirō Ishihara.

Chanteur[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière professionnelle en tant que chanteur de chanson de cabaret à Ginza à l'âge de 17 ans à son arrivée à Tokyo (1952)[1], y chantant dans divers night-clubs ses chansons françaises préférées d'Édith Piaf à Yvette Guilbert en passant par Marie Dubas. Il rencontre alors Yukio Mishima et le dramaturge Shūji Terayama, qui le font rapidement jouer[1]. Il a appris le français enfant à l'école.

Yukio Mishima devient le grand amour de sa vie. Cette relation démarre quand Mishima le complimente dans un cabaret en lui disant, « Maruyama, vous n'avez qu'une faiblesse. C'est que vous ne pourriez jamais tomber amoureux de moi. ». Il change son nom après le suicide de Mishima le pour devenir Miwa[2],[3].

Sa célébrité commence en 1957 avec le tube Méqué, méqué (メケ・メケ?), reprise en japonais de Gilbert Bécaud. Son type de beauté efféminée atypique parmi les médias fait fureur.

Dans les années 1970, le milieu du cinéma offrant moins de débouchés, il se tourne à nouveau vers une carrière de chanteur pour laquelle il reprend une apparence masculine.

Écrivain[modifier | modifier le code]

Miwa a écrit de nombreux livres très engagés au sujet des problèmes sociaux et militaires, conséquence de sa grande expérience du pire de ces sujets, étant lui-même rescapé de l'explosion atomique de Nagasaki dont il se sortit relativement épargné mais toujours très critique contre le gouvernement dans l'ensemble de ses concerts.

Acteur au cinéma et au théâtre[modifier | modifier le code]

Surtout reconnu en tant que chanteur de cabaret, il apparaît dans nombre de films à partir de Sennin Buraku (en) de Morihei Magatani (en) en 1961.

En 1968, il joue l'héroïne criminelle du film Le Lézard noir de Kinji Fukasaku, adapté du roman éponyme d'Edogawa Rampo de 1934 ; il en compose et y interprète également le thème musical. Yukio Mishima, qui y fait une courte apparition, adapte pour lui Le Lézard noir au théâtre l'année suivante. En 1969, il joue encore l'un des rôles principaux dans La Demeure de la rose noire de Kinji Fukasaku.

Plus récemment, il prête sa voix pour les films d'animation de Hayao Miyazaki, Princesse Mononoké (1997) et Le Château ambulant (2004) et est apparu dans Takeshis' de Takeshi Kitano (2005).

Postérité[modifier | modifier le code]

En 2010, le réalisateur français Pascal-Alex Vincent lui consacre un documentaire dans lequel il est longuement interviewé : Miwa : à la recherche du Lézard noir[4]. Diffusé dans les cinémas au Japon en 2013, il est également disponible en DVD en version sous-titrée aux éditions Parco qui sont également l'éditeur des livres et spectacles de Miwa.

En 2013, Hideki Noda lui consacre une pièce de théâtre simplement baptisée Miwa[1].

Vie privée et icône gay au Japon[modifier | modifier le code]

Il est pendant longtemps le seul homosexuel affiché au Japon, après avoir fait son coming out à 17 ans. Son petit ami se pend peu après, sa famille s'étant aperçue de son homosexualité[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) Nobuko Tanaka, « It doesn’t have to be all true to be the life of Akihiro Miwa », The Japan Times,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2017).
  2. (en-US) Vincent Canby, « Review/Film; In Tokyo, A Queen Of Crime In Drag », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 9 février 2019)
  3. Bruno Lesprit, « Le grand saut dans le vide de Yukio Mishima », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2019)
  4. a et b Miwa : À la recherche du « Lézard noir » (2010) - Cinémathèque française

Liens externes[modifier | modifier le code]