Akhethétep

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Akhethétep
Nom en hiéroglyphe
t G25 Htp
t p
A1
Famille
Enfant(s) Séânkhouptah
Râkhouef, médecin chef
Akhethétep, inspecteur des médecins
Sépulture
Nom Mastaba d'Akhethétep
Type Mastaba
Emplacement Saqqarah
Date de découverte 1903
Découvreur Georges Bénédite
Fouilles 1991-2000 : Fouilles du Louvre à Saqqarah
Objets Table d'offrande en granite
Statue d'Akhethétep en scribe
Statue d'Akhethétep assis
Statue d'Akhethétep debout en costume sacerdotal
Vase canope en calcite et son couvercle
Vaisselle en pierre
Outils lithiques

Akhethétep est un dignitaire de l'Ancien Empire, célèbre pour la tombe qu'il possède à Saqqarah dont la chapelle funéraire est exposée depuis le XXe siècle au musée du Louvre.

Son nom, qui signifie « le Dieu de l'Horizon est parfait » ou « L'œil d'Horus est préservé », est courant : on lui connaît plusieurs homonymes à Saqqarah. Ses titres, peu significatifs, indiquent son rang et sa qualité de courtisan royal. Il exerçait quelques prêtrises liées au monde médical.

Généalogie[modifier | modifier le code]

En dépit des dix-sept titres qu'il s'octroie dans les inscriptions de sa chapelle funéraire, Akhethétep – notable de l'Égypte antique – conserve un certain mystère. On ne sait pas à quelle époque précise il vivait, probablement à la Ve dynastie[1], ni qui étaient son épouse et ses parents. Seuls trois de ses fils sont mentionnés dans sa tombe : Séânkhouptah, Râkhouef, médecin chef, et Akhethétep, inspecteur des médecins.

Sépulture[modifier | modifier le code]

Le mastaba d'Akhethétep se trouve le long de la chaussée d'Ounas et a été identifié et exploré au début de l'histoire du Service des antiquités égyptiennes. La chapelle de culte du dignitaire, de petite dimension, a été offerte à la France par l'Égypte et transportée au musée du Louvre au début du XXe siècle. Puis la trace de la tombe a été perdue. À la fin du même siècle, le Louvre organisa alors une série de campagnes de fouilles, retrouva l'emplacement du tombeau et poursuivit son exploration.

Ces missions, qui se succédèrent sur une dizaine d'années, donnèrent une nouvelle moisson de découvertes concernant le dignitaire, dont une série de statues ayant échappé aux premières fouilles, ainsi que la découverte à proximité de l'emplacement de la tombe de toute une partie de la nécropole de Saqqarah encore inexplorée. Les fouilles de ce secteur se poursuivent encore de nos jours.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christiane Ziegler, Le Mastaba d’Akhethetep, une chapelle funéraire de l’Ancien Empire, Paris, éditions RMN, 1993, 237 p..
  • Christiane Ziegler (dir.), Le mastaba d’Akhethetep, , Collection "Fouilles du Louvre à Saqqara", Vol. I, Paris, éditions Musée du Louvre/Peeters, 2007, 248 pp.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En effet, jusqu'à présent aucun relief portant la titulature d'un souverain n'a été retrouvé dans la tombe d'Akhethétep. Cependant, le style de ses reliefs ainsi que le programme iconographique sont caractéristiques de la deuxième moitié de l'Ancien Empire, de plus un fragment de papyrus datant de Djedkarê Isési a été retrouvé lors des fouilles récentes du mastaba fournissant un autre indice pour dater le monument