Aire protégée des États-Unis

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Grand Canyon de Yellowstone
John Muir (1838-1914), l’un des principaux inspirateurs du système de parcs nationaux des États-Unis.
"Why should man value himself as more than a small part of the one great unit of creation ?" - John Muir[1].

Les aires protégées des États-Unis regroupent quatre échelles de protection : fédéral, étatique, tribal et local. Elles sont protégées par une législation très variable. Elles peuvent être gérées selon un modèle de nature sauvage ou bien accueillir des activités humaines durables.

En 2015, les quelques 25 800 aires protégées des États-Unis couvraient 1 294 476 km2, soit 14 % de la surface du pays[2]. Cette superficie représente également 10 % des aires protégées du monde. Les États-Unis possèdent également 787 aires marines protégées pour une surface de 1 271 408 km2, soit 12 % de leurs eaux territoriales.

Certains espaces naturels sont gérés de concert par plusieurs niveaux institutionnels. Par exemple, le « Mémorial national du Père Marquette (en) » est un parc fédéral géré par un réseau de niveau national. Un deuxième exemple est le Kal-Haven Trail (en) un parc de niveau national géré par une institution au niveau du comté.[pas clair]

Aire protégée au niveau fédéral[modifier | modifier le code]

Les aires protégées fédérales sont gérées par une grande diversité d'agences, dont la majorité fait partie du "service national des parcs" rattaché au ministère de l'intérieur américain. Elles sont souvent considérées comme les plus importants espaces naturels du pays. D'autres aires sont gérées par le "Service national des forêts", le "bureau de l'aménagement du territoire" ou le "Service de la pêche et de la faune sauvage des États-Unis". Le "Corps du génie de l'armée américaine " proposerait 30 % des possibilités de loisirs sur les terres fédérales grâce aux lacs et rivières qu'il possède.

La confusion dans la nomenclature résulte de l'utilisation (occasionnelle) de termes identiques par plusieurs agences. Par exemple le « service national des parcs » et le « service des forêt des États-Unis » utilisent tous les deux les dénominations de « réserves nationales » et « d'aires de loisirs nationales ». De même, le « Service national des parcs », le « service des forêts des États-Unis » et le « Bureau de l'aménagement du territoire » gèrent des « Monuments nationaux ». Les réserves naturelles peuvent êtres créées à l'intérieur d'autres aires protégées, et être gérées par différentes agences.

Il existe des désignations fédérales comme des labels « Historique » ou « landmark » qui n'octroient pas nécessairement de protection particulière, ils peuvent être conservés grâce à des incitations fiscales. Par exemple, l'inscription sur la « liste nationale des lieux historiques » (NRHP en anglais) et le label de « Monument historique national principal ». Il revient aux États et collectivités locales de protéger ces sites, ou de ne pas le faire. L'État du Colorado, par exemple, n'impose pas de limites aux propriétaires de « lieux historiques »[3].

Il existe ainsi quelques 23 appellations différentes pour désigner des aires protégées de niveau fédéral. Parmi celles-ci on peut citer :

Désignation au titre de convention internationale

Aire protégée au niveau de l'État[modifier | modifier le code]

Chaque État possède sont propre système de parc d'État. Les parcs d’État sont très divers, allant de parcs urbains à des espaces naturels protégés aussi vastes que les parcs fédéraux. Certains parcs d'État comme dans l'État de New York, le Parc Adirondack, sont semblables aux parcs nationaux d'Angleterre ou de France, avec plusieurs villages à l'intérieur de leurs frontières. Environ la moitié de la surface de ce parc est la propriété de l'État et protégée comme « nature éternelle » par la réserve forestière de New-York. Le « Parc national de Wood-Tikchik (en) » en Alaska est le parc qui couvre la plus grande surface de terre contigüe, il est ainsi plus grand que l'État du Delaware. De nombreux États possèdent également des aires de chasse ou de loisir.

Aire protégée au niveau local[modifier | modifier le code]

Plusieurs comtés, villes, collectivités métropolitaines et autres agences américaines gèrent une variété de parcs de niveau local. Certains ne sont guère davantage que des aires de pique-nique, à l'inverse d'autres peuvent rivaliser avec les parcs nationaux, tel que le parc des montagnes du sud à Phoenix en Arizona qui est le plus grand parc urbain des États-Unis.

Aire protégée tribale[modifier | modifier le code]

Dans le Wisconsin et le Michigan, il existe des aires protégées tribales gérées par la « Commission indienne de la pêche et de la vie sauvage des monts de la mission » composée des représentants de 11 tribus Ojibwa.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Rachel Carley, Wilderness A To Z. An Essential Guide to the Great Outdoors., New York - London - Toronto - Sydney - Singapore, Simon & Schuster, (ISBN 0-7432-0057-8)
  2. (en) « United States of America, North America », sur UNEP, World Database on Protected Areas, (consulté le 2 mai 2015)
  3. (en) « National & State Register Program », sur OAHP, Colorado Historical Society, (consulté le 13 avril 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]