Aingoulaincourt

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Aingoulaincourt
Aingoulaincourt
photo du village prise par drone
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Intercommunalité Communauté de communes du bassin de Joinville en Champagne
Maire
Mandat
Paul David
2020-2026
Code postal 52230
Code commune 52004
Démographie
Gentilé Aingoulaincourtois
Population
municipale
13 hab. (2018 en diminution de 7,14 % par rapport à 2013)
Densité 2,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 24″ nord, 5° 17′ 12″ est
Altitude Min. 303 m
Max. 386 m
Superficie 5,1 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Joinville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Poissons
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Aingoulaincourt
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Aingoulaincourt
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Aingoulaincourt
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Aingoulaincourt

Aingoulaincourt est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le petit village d'Aingoulaincourt se situe dans le canton de Poissons. La commune se situe à 1,9 kilomètre d'Échenay via la D 215, et à 2,9 kilomètres de Pansey via la D 60.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur la rive gauche de la Saulx (rivière passant à Échenay).

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune d'Aingoulaincourt et des proches communes.
Rose des vents Pansey Rose des vents
Montreuil-sur-Thonnance N Échenay
O    Aingoulaincourt    E
S
Sailly


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aingoulaincourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Joinville, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (73,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,7 %), forêts (24,1 %), prairies (7,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aingoulaincourt est un village se finissant par le suffixe « court », venant du latin curtis, signifiant « domaine » ou « terres agricoles ».

Aingoulaincourt viendrait de Angulencurt qui est un nom propre d'origine germanique signifiant « Inguelina », suivi du suffixe « court », et qui donne une fois traduit « domaine d'Inguelina ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village existait déjà en l'an 978[8], auquel on retrouve l'acte de donation des terres par l'évêque de Toul.

Ensuite, les terres ont été données à l'abbaye de Morimond en 1144[9].

Aingoulaincourt appartenait jusqu'en 1789 au marquis de Pimodan, le baron d'Échenay.

En 1789, Aingoulaincourt est considéré comme un village qui dépend de l'élection de Joinville. Aingoulaincourt ressortissait de la prévôté du bailliage de Chaumont. L'église Saint-Rémy était une annexe du diocèse de Toul.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Archambaux DVD ancien agriculteur
mars 2008 En cours Paul David DVD Agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2018, la commune comptait 13 habitants[Note 3], en diminution de 7,14 % par rapport à 2013 (Haute-Marne : −4,11 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
696266786157606260
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
657471605774677256
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
535638303629191821
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
252018171710121313
2013 2018 - - - - - - -
1413-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le village tire essentiellement son économie de l'agriculture-élevage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémy

L'église Saint-Rémy date probablement de la fin du XIIe siècle, ou commencement du XIIIe siècle[8]. Le chœur de l'église était constitué à l'origine de deux voûtes d'ogive et en cul de four, mais elles se sont effondrées peu de temps après sa construction. De nombreuses modifications ont été faites au fil du temps: ainsi, la porte a été condamnée puis murée sur la façade Sud (confère photo, à gauche de la première fenêtre de l'église). L'église fut bâtie au cœur du village, qui se trouve aussi être en pente. Le dénivelé entre la première pierre de la porte et de la première pierre des contreforts à l'opposé, est d’environ d'un mètre

Le chœur de l'église est constitué de trois fenêtres en lancettes, (photo ci-dessous, au fond), qui datent de la construction (XIIe siècle) et font partie des mieux conservées du département.

L'église a été restaurée en 2013. Le monument aux morts se situe à l'intérieur. Il y figure trois personnes : Henri Schneider, Justin Roussel, Marcelin Morhs.

Néanmoins, des réparations sont prévues au printemps 2019, dans la mesure où l'enduit des murs de la nef se décolle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-François-Olivier de Vezin (1707-1776) est né à Aingoulaincourt le . Il est parti ensuite au Canada et en Louisiane, où il devient maître de forges. La rue principale du village lui est dédiée. Il fut un pionnier français au Québec.
  • François-Nicolas Archambaux est né en 1819 et décède en 1888. Il devient missionnaire dans les îles Sandwich (Hawaî), il se faisait alors appeler Père Grégoire.

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

  • Un tilleul à petite feuille (Tilia cordata Mill.) lequel, de mémoire orale, serait un arbre de la liberté planté à la révolution. Celui-ci fut coupé le vendredi 14 février 2020 à la suite de la chute d'une branche le 11 février 2020, dû à la tempête Ciara.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne. Dictionnaire géographique, statistique, historique et biographique de ce département, Chaumont, 1858. Réédité. Disponible en ligne :La Haute-Marne ancienne et moderne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b « Aingoulaincourt - Église paroissiale Saint-Rémy », sur champagne-ardenne.fr, (consulté le 3 juin 2019).
  9. « Aingoulaincourt », sur Archives de la Haute-Marne (consulté le 2 juin 2019).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.