Aimée Castain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Aimée Castain
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 98 ans)
BanonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Aimée Castain est une artiste peintre française née le à Banon dans les Basses-Alpes et morte le (à 98 ans) dans la même ville[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa vie tout entière se passe à la campagne, à garder les moutons et à travailler aux champs — jusqu'à ce qu'elle se mette à peindre.

En 1965, le voisinage du peintre Jean-Claude Sardou, qu'elle voit travailler tous les jours, l'encourage à réaliser son premier tableau : « Ça devient imaginaire ! ça je l'aurais pas imaginé ! » s'exclamera-t-elle[réf. nécessaire]. Le facteur-poète Jules Mougin sera le premier témoin de cette œuvre naissante.

En 1971, Pierre Martel, le fondateur d'Alpes de Lumière, révélera au public ce nouveau peintre en organisant une exposition de ses gouaches à la MJC de Manosque, à l'occasion de l'Année Départementale de la nature. C'est lui qui alertera le peintre Serge Fiorio, son voisin, qui vient la rencontrer et visite son atelier rudimentaire. Celui-ci fait connaître le peintre dans son propre cercle d'amateurs et de collectionneurs pour encourager Aimée Castain à poursuivre son œuvre. Ses préférences vont aux Scènes de travaux saisonniers et aux Intérieurs.

Aimée Castain rassemble une importante collection de silex taillés de toutes sortes et de poteries indigènes qu'elle récolte tout en gardant son troupeau de brebis et de chèvres.

Le musée Henri-Rousseau, de Laval, lui achète Le Revest-des-Brousses en automne et La Communion tandis qu'elle offre Aurel au musée international Anatole Jakovsky de Nice. De nombreux articles sur sa peinture paraissent alors dans divers journaux — aussi bien régionaux que nationaux.[Lesquels ?]

En 2001, l'association Alpes de Lumière organise une exposition Aimée Castain au Conservatoire ethnologique de Salagon, à Mane et lui consacre le numéro 137 de sa revue sous le titre : Aimée Castain, bergère et artiste. Aimée Castain s'arrête alors de peindre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Avis de décès », sur dansnoscoeurs.fr,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Lombard, Pour saluer Fiorio précédé de Rêver avec Serge Fiorio par Claude-Henri Rocquet, La Carde éditeur, Viens, 2011.
  • Danièle Musset, Claude Martel et Sylvie Grange, Aimée Castain, bergère et artiste, Les Alpes de Lumière éditeur, n° 137, 2001.
  • Philippe Cottenceau, Mémoire à fleur de terre, Propos de Campagne, 1995.
  • Je m'appelle Aimée, je suis bergère, éditions Chandia, 1980.
  • Bergère au Gubian, Les Alpes de Lumière éditeur, n° 58, 1976.
  • Finding beauty in alpine pastures dans International Herald Tribune, 1969.