Aimé Olivier de Sanderval

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Aimé Olivier de Sanderval
Sanderval.jpg

Le vicomte de Sanderval (d'après E. Lagier, 1882)

Informations générales
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
explorateurVoir et modifier les données sur Wikidata

Aimé Victor Olivier, vicomte de Sanderval, né le à Lyon, mort le à Marseille, est un aventurier et explorateur français de l'Afrique de l'Ouest.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa vie en Europe[modifier | modifier le code]

Né à Lyon d'une grande famille locale, installée à Marseille[1], il se passionne dans son enfance pour les récits de voyages à Tombouctou de René Caillé[1]. Il sort en 1864 de l'École centrale des arts et manufactures (actuelle Centrale Paris, fondée entre autres par son oncle, Théodore Olivier).

À la sortie de ses études, il se voit confier par sa famille la création d'une usine à Marennes[2] (Charente-Maritime), ville dont il devient également maire[2]. Il participe brillamment à la guerre de 1870.

Inventeur de la roue à moyeux suspendus (la roue à rayons)[3], fondateur de la toute première usine de vélocipèdes, la Compagnie Parisienne des Vélocipèdes, il est le premier dans l'histoire de France à mettre les facteurs à vélo.[réf. nécessaire].

Il est l'ami de l'industriel marseillais Jules Charles-Roux[4].

Sa vie en Afrique[modifier | modifier le code]

Après avoir fait une carrière dans l'industrie chimique[1], il laisse femme et enfants pour monter une expédition de plusieurs dizaines d'hommes et partir à la découverte du pays des Peuls. Il fut l'un des premiers Européens à se rendre à la cour de l'Almamy du royaume théocratique peul du Fouta-Djalon (centre de la Guinée actuelle)[5].

Entre 1880 et 1919, il effectuera cinq séjours au Fouta-Djalon, décrivant dans ses carnets de voyages la splendeur de la civilisation Peul, carnets qui seront repris dans certains journaux français de l'époque.

Avec sa devise « les connaître plutôt que les combattre » et à l'opposé de la colonisation qui suivra (et qui cherchera en partie à le faire passer pour un « illuminé »), Olivier de Sanderval ouvrira un dialogue d'égal à égal avec l'élite Peul qui lui confèrera le titre de « roi » lui donnant l'autorisation de battre monnaie à son effigie)[5] et lui cédant des terres sur le plateau de Kahel qu'il va alors essayer de mettre en valeur.

Il rêve de faire traverser le pays peul par un chemin de fer. Il comprendra très vite l'ambivalence de la colonisation anglaise de la colonisation française. Il est appuyé par Faidherbe et par De Lesseps dans ses projets africains.

Olivier de Sanderval est à l'origine de la fondation de Conakry[1] où sa "case" est toujours visible et donnant son nom au quartier actuel de Sandervalia[1].

Son titre de noblesse[modifier | modifier le code]

Son titre de vicomte a été créé et accordé par le roi du Portugal[6], Louis Ier.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e "Afrique me voici", Le Point n° 1863, p 130, 29 mai 2008.
  2. a et b Au service de l'Empire (1939-1945), p281.
  3. "La famille Olivier" sur Paris Vélocipedia [1]
  4. "Le Roi de Kahel" de Tierno Monénembo
  5. a et b "Tierno Monénembo revisite la colonisation", article de Jeune Afrique 1er juin 2008.
  6. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1951.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Caroline Cailliau, Aimé Victor Olivier comte de Sanderval en Guinée : 1878-1899, Université Aix-Marseille 1, 1987, 138 p. (mémoire de maîtrise)
  • Baudouin Roumens, Aimé Olivier de Sanderval, l'Almamy blanc du Foutah-Djalon, roi de Kahel, la Thune, Marseille, 2011, 197 p. (ISBN 978-2-913847-47-7)
  • Tierno Monénembo, Le Roi de Kahel, éd du Seuil, Paris, 2008 (une biographie romancée d'Aimé Sanderval)

Liens externes[modifier | modifier le code]