Aimé Marie Gaspard de Clermont-Tonnerre

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Gaspard de
Clermont-Tonnerre
Gaspard de Clermont-Tonnerre par Bingham.
Gaspard de Clermont-Tonnerre par Bingham.

Titre Duc de Clermont-Tonnerre
Arme Cavalerie
Allégeance France
Grade militaire Lieutenant général des armées du roi
Commandement Grenadiers à cheval de la Garde
Distinctions Légion d'honneur
(grand-officier)
Autres fonctions Ministre de la Marine et des Colonies
Ministre de la Guerre
Biographie
Dynastie Maison de Clermont-Tonnerre
Naissance
Paris
Décès
Glisolles
Père Gaspard II de Clermont-Tonnerre
Mère Louise de Boulainvilliers
Conjoint Charlotte de Carvoisin
Signature de Gaspard deClermont-Tonnerre

Blason Clermont-Tonnerre.svg

Gaspard de Clermont-Tonnerre, 5e duc de Clermont-Tonnerre, né le à Paris et mort le au château de Glisolles, est un militaire et un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Aimé Marie Gaspard de Clermont-Tonnerre est le fils de Gaspard Paulin de Clermont-Tonnerre, 4e duc de Clermont-Tonnerre, et de Anne Marie Louise Bernard de Boulainvilliers.

Par son père, il est issu de la Maison de Clermont-Tonnerre. Par sa mère, il descend, notamment, du banquier et financier Samuel Bernard et de l'historien et écrivain Henri de Boulainvilliers.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1799, il entre à l’École polytechnique, à l'école de Châlons puis à celle de Metz et en sort dans l'artillerie. En 1802, il est nommé adjoint du professeur de fortification à l'école de Metz. En 1803, il devient chef d'études à l'École polytechnique. En 1805, il est aide de camp du général Mathieu Dumas. En 1806, il sert sous Masséna en Italie. Le , il devient capitaine d'artillerie légère de la Garde napolitaine et, devenu chef d'escadron, suit Joseph Bonaparte en Espagne, comme aide de camp. Colonel le , il fait les campagnes d'Espagne jusqu'en 1814.

Le , lors de la Première Restauration, il entre au service du Roi Louis XVIII, lieutenant des mousquetaires gris, puis colonel des grenadiers à cheval de la Garde royale.

Maréchal de camp la veille des Cent-Jours, il suit Louis XVIII à Gand. Le , il est promu grand officier de la Légion d'honneur.

Le , à la Seconde Restauration, il est nommé commandant de la 1re brigade de la 1re division de cavalerie de la Garde. En janvier 1822, il est promu lieutenant général.

Le , il devient pair de France. Il siège à la Chambre des Pairs avec son père. Il vote la mort du maréchal Ney.

En décembre 1821, il devient, dans le cabinet Villèle, ministre de la Marine et des Colonies, jusqu'au . Il envoie Hyacinthe de Bougainville faire une expédition autour du monde de 1824 à 1826 à bord du Thétis et de l'Espérance. Son nom est alors donné à l'atoll Reao, en Polynésie française.

Quelques jours après avoir quitté le ministère de la Marine, il devient ministre de la Guerre jusqu'au . Pendant son ministère, il améliore l'organisation et l'administration des armées. Il prépare l'organisation de l'expédition d'Alger, qui sera mise en œuvre par un de ses successeurs.

À l'avènement de Louis-Philippe Ier, il refuse de prêter serment au nouveau régime ; il est admis à la retraite et rentre dans la vie privée.

À plusieurs reprises, il visite à Göritz le Roi Charles X, puis le fils de celui-ci, le duc d'Angoulême et à Frohsdorf, le comte de Chambord [1].

Sous le second Empire, il est élu maire de Glisolles et conseiller général du canton de Conches-en-Ouche (Eure).

En 1852, il milite avec succès pour que le chemin de fer de Paris à Cherbourg traverse le département de l'Eure et comporte une gare à Evreux. Il meurt le en son château de Glisolles.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le , il épouse à Glisolles Charlotte Mélanie de Carvoisin d'Achy (1791-1874), fille de Jacques François, marquis de Carvoisin d'Achy, et de Jeanne Charlotte Sombret. Elle lui apporte le château et la terre d'Achy, près de Beauvais. Cinq enfants naissent de cette union :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Pages connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Clermont-Tonnerre, Lyon, l'auteur, , 268 p. (ISBN 2 901990 03 7), p. 71-72