Aimé Levet

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Aimé Levet
Fonctions
Député du Duché de Savoie
Président Président du Conseil Général de la Haute Savoie
Gouvernement Député du Parlement Sarde
Prédécesseur Albert-Eugène Lachenal
Successeur Antoine Mathieu
syndic puis maire d'Annecy
1852, puis 1860 –
Prédécesseur Albert-Eugène Lachenal
Successeur Félix Germain
Président du général de la Savoie
Successeur Édouard Dessaix
Biographie
Nom de naissance Aimé-Antoine
Date de naissance
Lieu de naissance Annecy
Date de décès
Lieu de décès Annecy-le-Vieux
Sépulture les Barattes à Annecy
Nationalité Drapeau de la Savoie Duché de Savoie
Drapeau : France Française
Fratrie Mme Francoz née Levet, mariée à Joseph Francoz
Conjoint Caroline Albertine Cauvin (1832 - 10 juillet 1899), Les Barattes.
Enfants Eugene Levet, cap. Du génie, Chevalier de la Légion d'honneur
Entourage Louis Levet, petit- fils.
Religion Catholique, Officier de l'Ordre de SS Maurice et Lazare

Aimé-Antoine Levet, né le 25 août 1806 à Annecy (Duché de Savoie) et mort le 16 juin 1889 aux Barattes (Annecy-le-Vieux - Haute-Savoie), est un avocat et homme politique du duché de Savoie, puis français de Haute-Savoie, ancien député sarde, premier président du conseil général de la Haute-Savoie et premier maire d'Annecy au lendemain de l'Annexion de la Savoie[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de droit qu'il termine en 1828, il est avocat avant de devenir conseiller provincial puis divisionnaire de la province du Genevois[2].

Aimé Levet, après avoir été membre du conseil municipal de la ville d'Annecy, devient syndic en 1852, en remplacement de Albert-Eugène Lachenal[3], puis nommé maire de la ville au lendemain de l'Annexion jusqu'en 1864[4].

Il devient député du Genevois de 1848[5]. Il appartient à la tendance libéral et anticléricale savoyarde, partisan d'une annexion du duché de Savoie à la France. Il s'exprima dans ce sens à la Chambre :

« N'oubliez pas la Savoie a sa langue, ses mœurs, sa nationalité enfin, et qu'elle a droit de vivre de sa vie propre, de son existence individuelle. Rappelez-vous qu'entre le Piémont et la Savoie s'élèvent les Alpes, aussi bien qu'entre l'Allemagne et l'Italie[6]. »

Personnalité locale, il est actionnaire de la Banque de Savoie, puis il devient le directeur de la succursale d'Annecy[7].

Au lendemain de l'Annexion, il est devient le premier président du conseil général de la Haute-Savoie. Il s'oppose à la nouvelle appellation du département, lui préférant celle de « Mont-Blanc », rappelant que la Haute-Savoie fut le nom d'une ancienne province avec pour chef-lieu Albertville. Un vote en ce sens sera émis par l'assemblée, ainsi qu'au conseil municipal de la ville d'Annecy[8],[9].

Il se présente aux premières élections législatives du 9/, mais c'est le catholique ultramontain, Hippolyte Pissard qui obtient le siège[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Académie florimontane, Revue savoisienne, 1895, volumes 36 à 37, p. 263.
  2. Pierre Soudan, Un témoin de la Savoie au XIXe siècle, Jules Philippe, Éditions Curandéra, , 63 p., p. 48, note de bas de page n°13.
  3. Revue Savoisienne, Annecy, Académie florimontane, , p. 26.
  4. Jacques Lovie, La Savoie dans la vie française de 1860 à 1875, Paris, Presses universitaires de France, , 632 p.. Thèse de doctorat ès-lettres.
  5. André Palluel-Guillard (dir.), La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, Ouest France Université, , 626 p. (ISBN 978-2-85882-536-3), p. 113
  6. (it) Niccolò Rodolico, Giuseppe Sardo, Domenico Novacco, Storia del Parlamento italiano: Le assemblee elettive del'48, S.F. Flaccovio, , Volume 1 de Storia del Parlamento italiano éd., p. 402.
  7. Comité historique du centre-est, CNRS, Université de Clermont-Ferrand I., Université des sciences sociales de Grenoble, Université de Lyon II, Université Jean Moulin, Université de Saint-Étienne, Centre universitaire de Savoie, Revue « Cahiers d'histoire », , p. 135.
  8. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 20.
  9. Michel Amoudry, Quel avenir pour la Savoie ?, Éditions Cabedita, , 156 p. (ISBN 978-2-88295-368-1), p. 11-12.
  10. André Palluel-Guillard (dir.), La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, Ouest France Université, , 626 p. (ISBN 978-2-85882-536-3), p. 246

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]