Aimé Guillon
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 83 ans) Paris |
| Surnom |
abbé Aimé Guillon |
| Pseudonyme |
Cherefonte Diopeo |
| Autres noms |
Aimé Guillon de Montléon (parfois orthographié de Mauléon) |
| Nationalité | |
| Activité |
prêtre ; conservateur de la bibliothèque Mazarine |
| Membre de |
|---|
Les Martyrs de la foi pendant la Révolution française |
L'abbé Aimé Guillon, également connu sous le nom d'Aimé Guillon de Montléon, né dans le Lyonnais[1] le et mort [2], est un prêtre et homme de lettres français. Il est conservateur de la bibliothèque Mazarine à partir de 1816.
Il est célèbre pour son ouvrage en deux volumes intitulé Les Martyrs de la foi pendant la Révolution française, publié en 1821.
Biographie
[modifier | modifier le code]Aimé Guillon est docteur en théologie depuis 1780[3], puis ordonné prêtre en 1782[2]. Il est appelé en 1790 pour être prédicateur à Dijon.
La loi d'août 1792 obligeant les prêtres à adhérer par serment à la constitution civile du clergé, l'abbé Guillon choisit la déportation d'abord vers Chambéry puis vers la Suisse. À Lyon en 1795, il n'y reste que quelques mois avant de rejoindre Paris, pour se faire oublier après les écrits anti-révolutionnaires qu'il avait rédigés à Lyon[4].
Soupçonné en 1800 d'avoir écrit un pamphlet contre Bonaparte, il est emprisonné et transféré dans une prison en Italie à Mantoue. Libéré, il obtient en 1805 un emploi par le vice roi d'Italie Eugène de Beauharnais consistant à organiser le journal officiel italien à l'image de celui de la France[4]. Il y rédige des écrits relatifs à l'histoire du pays[5].
Œuvres principales
[modifier | modifier le code]L'abbé Guillon est l'auteur d'un grand nombre de textes et d'ouvrages, en français et en italien, dont les plus connus sont :
- Histoire du siège de Lyon (1789-1796), Paris, 1797 [1]
- Histoire de la campagne de S.A.I le Prince Eugène Napoléon de France, Général en chef de l'armée d'Italie contre l'armée autrichienne. Milan, chez Jean-Pierre Giegler, libraire (1809). En ligne sur le site de la Bayerische Bibliothek de München.
- Les Martyrs de la foi pendant la Révolution française, 1821 [2]
- Le Cénacle de Léonard de Vinci; essai historique sur ce chef d'œuvre, Milan, 1811
- Histoire générale de l'Église au XVIIIe siècle, 1822
En tant qu'éditeur scientifique :
- Machiavel commenté par Napoléon Buonaparte : Manuscrit trouvé dans le carosse de Buonaparte, après la bataille de Mont-saint-Jean, le 18 juin 1815 (Paris, 1816). Cette forgerie évidente est un plaidoyer anti-Napoléonien[6],[7].
- Le Prince, de Machiavel.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Essai d'un glossaire des patois de Lyonnais, Forez et Beaujolais, J.-B. Onofrio, 1864.
- BNF : Aimé Guillon (1758-1842)
- ↑ Comme introduit en couverture des Martyrs de la foi pendant la Révolution française, 1821.
- F.Z. Collombet, « Guillon de Montléon », La Revue du Lyonnais, vol. série 1, no 8, , p. 411 - 432 (lire en ligne)
- ↑ Quelques écrits rédigés en Italie: Lettre à l'Académie Virgilienne de Mantoue, sur quelques propriétés de la langue française comparativement à la langue italienne; Abréviateur grammatical italien et français; Le Cénacle de Léonard de Vinci;
- ↑ (it) Giuseppe Sciara, « L’abate, il Principe e l’Usurpatore: Aimé Guillon e i finti commentari di Napoleone a Machiavelli tra legittimismo e gallicanesimo », Politics. Rivista di Studi Politici, no 7, , p. 77-90 (ISSN 2279-7629)
- ↑ Xavier Tabet, Langages, politique, histoire, Lyon, ENS Éditions, (ISBN 9782847887501, lire en ligne), « Machiavel en France au xixe siècle : fin d’un « procès » ? »
Liens externes
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- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :