Aimé Charles Irvoy

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Aimé Charles Irvoy
Aime Charles Irvoy.jpg

Aimé Charles Irvoy, photographie anonyme.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
GrenobleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation

Aimé Charles Irvoy, né le à Vendôme (Loir-et-Cher), mort le à Grenoble (Isère)[1], est un sculpteur français qui a vécu et travaillé à Grenoble.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait du général-baron de Chabaud-La-Tour (1804-1885), marbre, musée des beaux-arts de Nîmes.

Il expose ses œuvres dès 1840 à Tours. Peu de temps après, Irvoy entre à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Jules Ramey et d'Auguste Dumont. Il est aussi l'élève du sculpteur grenoblois Victor Sappey. En 1854, il obtient le second prix de Rome avec le groupe Hector et son fils Astyanax.

Il arrive à Grenoble en 1855, et l'année suivante, le poste de directeur de l'école de sculpture architecturale de Grenoble étant vacant, obtient cette place et la conservera quarante et un ans[2]. En 1861, il épouse Louise Charrut (1832-1914). De 1867 à 1869, il sculpte les bustes de la préfecture de l'Isère et les statues de L'Agriculture et de L'Industrie à la Chambre de commerce et d'industrie du boulevard Gambetta à Grenoble. En 1870, il réalise l'aigle monumental de l'immeuble du Dauphiné libéré dans l'avenue Alsace-Lorraine à Grenoble, mais ses relations avec la municipalité deviennent tendues en raison du refus de lui passer commande d'une statue équestre de Napoléon Ier destinée à la place d'Armes.

Charles Irvoy est enterré au cimetière Saint-Roch de Grenoble, dans lequel on retrouve de nombreuses tombes portant ses œuvres, comme le médaillon d'Albin Crépu, les cariatides ornant la sépulture du maire Joseph Marie de Barral, ou le médaillon du général de Miribel[3].

Des œuvres d'Aimé Irvoy sont conservées au musée de Grenoble (bustes de diverses personnalités) et dans plusieurs lieux de la ville, ainsi qu'au musée des beaux-arts de Lyon. Au Muséum d'histoire naturelle de Grenoble, seize médaillons en terre cuite (1871) représentent des savants illustres, depuis Aristote jusqu’à Coenraad Jacob Temminck (1778-1858), en passant par Dominique Villars (1745-1814) ou Alexander von Humboldt (1769-1859).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Grenoble : La Sentinelle gauloise, récompensée à l'exposition de 1878, offerte à la ville de et qui restera longtemps sur les bords de l'Isère ;
  • Grenoble, musée grenoblois des sciences médicales : La Charité, bas-relief. Fronton de l'ancien hôpital civil désaffecté en 1913, ce fronton était resté en place, caché sous du plâtre, le bâtiment abritant alors l'hôtel Majestic, jusqu'en 1944. Ce fronton est exposé de nos jours à proximité du musée grenoblois des sciences médicales.
  • Stenay (Meuse), église Saint-Grégoire : statues ;
  • Vendôme : Statue de Ronsard, bronze.

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives municipales de Grenoble, acte N°355.
  2. L'ancienne école (1853) et le logement de son directeur, rue Hébert, abritent aujourd'hui le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère.
  3. Union de quartier de l'Île-Verte, Mémoire de l'Île, 2006, p. 195.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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