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Aimé Boji

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Aimé Boji
Illustration.
Fonctions
Président de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(5 mois et 1 jour)
Prédécesseur Vital Kamerhe
Ministre de l'Industrie

(2 mois et 12 jours)
Président Félix Tshisekedi
Premier ministre Judith Suminwa Tuluka
Gouvernement Suminwa II
Prédécesseur Louis Watum Kabamba
Ministre d'État congolais
Ministre du Budget

(4 ans, 3 mois et 26 jours)
Président Félix Tshisekedi
Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge
Judith Suminwa Tuluka
Gouvernement Lukonde I et II
Suminwa
Prédécesseur Jean-Baudouin Mayo Mambeke
Successeur Adolphe Muzito
Biographie
Nom de naissance Aimé Boji Sangara Bamanyirue
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Kabare (RDC)
Nationalité Congolaise
Parti politique UNC
Diplômé de Université d'East Anglia

Image illustrative de l’article Aimé Boji

Aimé Boji Sangara Bamanyirue, né le à Kabare (Sud-Kivu), est un homme politique de la république démocratique du Congo. Il est ministre d'État, ministre du Budget de 2021 à 2025. Il est élu président de l'Assemblée nationale le .

Né le , Aimé Boji Sangara Bamanyirue (ou Bamanyirwe) est le fils de l'ancien gouverneur Boji Dieudonné[1]. Il est né à Katana dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu[2]. Il obtient son diplôme d'État en mathématiques et physique en 1987 à Bukavu[1],[2].

En 1988, il entame ses études supérieures en relations internationales à l'université de Lubumbashi (UNILU), mais interrompues deux ans après, à la suite du massacre des étudiants intervenus sur ce campus universitaire en 1990[2].

Soupçonné d’être l'un des instigateurs de manifestations des étudiants et recherché, Aimé Boji Sangara quitte le pays pour l'Angleterre. Il rejoint Oxford en Grande-Bretagne en août[2].

Après une année d’apprentissage de la langue anglaise, Aimé Boji Sangara, s’inscrit en 1991 à Oxford-Brookes University, en économie, administration des affaires et management où il décroche un diplôme de licence en 1994[1],[2]. Ensuite il obtient un diplôme d’études supérieures en migrations forcées à l'International Development Center (en), Queen Elizabeth House, université d’Oxford[2].

En 1996 ou 1997, il décroche un diplôme de master en économie de développement au centre de développement économique, de l'université d'East Anglia toujours en Grande-Bretagne[2],[1].

Parcours professionnel

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De 1994 à 1995, il est assistant de recherche à Queen Elizabeth House, université d’Oxford[2].

De 1997 à 2000, il est coordonnateur des projets au Africa Centre, à Londres et ensuite directeur des relations publiques à la Royal Commonwealth Society (en) jusqu'en [2].

Parcours politique

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En 2005, Aimé Boji démissionne de ses fonctions au Royaume-Uni pour rentrer en Congo en et participe au premier Congrès du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) en tant que conseiller de Vital Kamerhe, secrétaire général du PPRD[2].

La même année, il est inscrit sur la liste des candidats PPRD dans le Sud-Kivu, précisément dans la circonscription électorale de Walungu, où il est élu avec 25 000 voix[2].

À l'Assemblée nationale, il est membre de la Commission environnement et ressource naturelle, sous-commission mines[2]. En , lorsque le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe démissionne de la présidence, Aimé Boji le suit et ils vont ensemble créer en 2010, l’Union pour la nation congolaise (UNC)[2].

Boji est réélu lors des élections législatives de 2011 sous l'étiquette de l'UNC[2]. Il siège à la grande ECOFIN[2].

Avec l’UNC, il prend part au dialogue politique national de la cité de l’Union africaine tenu en 2017, lequel a accouché l’accord dont est l’émanation le Gouvernement de l’Union nationale au sein duquel il est nommé ministre du Commerce extérieur le jusqu’en [3].

La même année, à la suite de la restructuration de l’UNC, il quitte le poste du secrétaire permanent de la direction politique nationale, pour occuper celui de poste du secrétaire général adjoint chargé des Relations extérieures, avec les partis politiques et suivi des alliances[2].

En , il devient secrétaire général ad intérim de l’Union pour la nation congolaise, parti qu’il dirige à la suite de l’arrestation de Vital Kamerhe, président de l'UNC, avant d’être nommé, le , ministre d’État et ministre du Budget au sein du gouvernement de Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, dit gouvernement de l’Union sacrée de la nation[4],[5],[6],[2].

En 2024, Aimé Boji est nommé ministre du Budget au sein du gouvernement Suminwa. Il est remplacé lors d'un remaniement en par Adolphe Muzito mais est nommé ministre de l'Industrie[7],[8].

Boji présente sa démission du poste de ministre de l'Industrie en [9]. Il redevient député et candidat à la présidence de l'Assemblée nationale où il est opposé, à d'autres candidats de l'Union sacrée de la nation dont Christophe Mboso, Jean-Baudouin Mayo Mambeke ou Willy Mishiki Buhini[10],[11]. L'Union sacrée choisit Aimé Boji comme candidat, suivant le choix du président Tshisekedi[12] et Boji est élu président le par 413 voix sur 423 votants[3],[13].

Références

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  1. a b c et d « Ce qu’il faut savoir sur Aimé Boji, nouveau président de l’Assemblée nationale en RDC (portrait) », radio Okapi, .
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p et q « Le Ministre d’Etat, Ministre du Budget » (consulté le )
  3. a et b Pascal Mulenga, « RDC: Aimé Boji Sangara succède à son mentor Vital Kamerhe à la présidence de l'Assemblée nationale », Radio France internationale, .
  4. (en) « DRC Lawmaker: Government Has Failed to Protect Citizens », sur Voice of America (consulté le )
  5. « Le député Boji de Walungu dénonce les astuces des groupes armés rwandais dans les massacres des populations de l’Est », sur Digitalcongo.net (consulté le )
  6. « RDC : publication du gouvernement Sama Lukonde », sur www.radiookapi.net, radio Okapi (consulté le )
  7. « RDC: le président Félix Tshisekedi remanie le gouvernement en y incluant deux opposants modérés », Radio France internationale, .
  8. « Gouvernement Suminwa II : Adolphe Muzito, Eliezer Ntambwe, Floribert Anzuluni parmi les nouveaux entrants », sur 7sur7.cd,
  9. « RDC: Aimé Boji Sangara pressenti pour succéder à Vital Kamerhe à la tête de l’Assemblée nationale », Radio France internationale, .
  10. « À la Une: RDC, Aimé Boji Sangara sort du gouvernement pour briguer le perchoir de l'Assemblée nationale », Radio France internationale, .
  11. « Présidence de l’Assemblée nationale : douze députés de l’Union sacrée en lice (Liste) », 7sur7, .
  12. « Aimé Boji, candidat unique de l’Union sacrée à la présidence de l’Assemblée nationale », radio Okapi, .
  13. « Aimé Boji élu président de l’Assemblée nationale », radio Okapi, .

Liens externes

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