Ailleville

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Ailleville
Ailleville
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Canton Bar-sur-Aube
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Bar-sur-Aube
Maire
Mandat
Gérard Carrier
2014-2020
Code postal 10200
Code commune 10002
Démographie
Gentilé Les Aillevillois
Population
municipale
262 hab. (2015 en diminution de 5,07 % par rapport à 2010)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 12″ nord, 4° 40′ 55″ est
Altitude Min. 156 m
Max. 296 m
Superficie 5,01 km2
Localisation

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Ailleville est une commune française, située dans l'arrondissement-le canton-la communauté de commune (CCRB) de Bar-sur-Aube, le département de l'Aube et en région Grand Est (anciennement en région Champagne-Ardenne).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé dans la Haute vallée de l'Aube (rivière). Il y a de nombreux lieu-dits ou écarts : Chèvremont, Grammont, les Grandes-Monnaies, les Hauts d'Ailleville, la côte Jobert, les Briaulauses, la côte de Bretonvaux, la Maladière, le Pont-Rouge, les Rigoles, les Longues Royes, St-Martin, le Val-des-Vignes ou les Filles-Dieu, le gué de Ternant, le Petit Moscou notifiés au cadastre Napoléonien de 1836.

Au niveau géologique, le sol est composé de calcaire portlandien associé à les langues de marnes kimméridgiennes très propice à la culture de la vigne et dans une moindre mesure la culture céréalière. Le village regorge de nombreuses sources au niveau des langues d'argiles du kimméridgien qui se jettent toutes dans la rivière Aube située en bas du village. les plus importantes de ces sources sont les petites et grandes briaulauses qui se réunissent sur le coteau éponyme situé au-dessus du village en regard de la Grande rue et du parc du Château.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nommée « Alivilla » en 1152, Aquilevilla en 1170, Aillevilla en 1222, Aquilavilla en 1253, Ailevilla an 1270 puis enfin (!!!) « Ailleville » en 1306. Son nom provient de la première implantation humaine sur le finage en l'an VI après J-C signifiant « villa d'un légionnaire romain » en latin. Le sobriquet attribué autrefois à ses habitants est les « Braments » venant du verbe évocateur brâmer... sans doute évoquant le caractère contestataire des habitants du village depuis des temps très anciens...

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est attesté que le village fut fondé en 6 après J.-C. sous le nom d'Aquilavilla. Il s'agissait à l'époque d'une ferme (latin villa) sur une terre offerte pour ses services à un légionnaire romain. En effet, à cette époque, chaque soldat romain recevait de l'administration romaine une terre dont la localisation était en fonction de la qualité de son service à l'empire. Elle était à l'époque idéalement placée à al jonction de la célèbre voie romaine d'Aggrippa qui reliait Boulogne-sur-Mer à Turin en passant par Reims, Châlons-en-Champagne, Langres et Lyon et du chemin protohistorique de l'abreuvoir reliant Villa-Terraris, Ville-sur-Terre au gué de Ternant, « le gué du gué » en champenois représentant le passage sur la rivière Aube et jonction des 4 finages de Proverville, Jaucourt, Montier-en-Isle et Ailleville. Le nom du village changea de nombreuses fois par la suite (Alivilla en 1152, Aquilevilla en 1170, Aillevilla en 1222, Aquilavilla en 1253, Ailevilla en 1271 et Ailleville en 1306).

Après une occupation romaine témoignée (il a été découvert des vestiges gallo-romains le long de la côte Jobert , célèbre coteau situé au nord-est du village en regard de Bar-sur-Aube et la pile soutenant la croix cistercienne au cœur du village date de la création de la Villa en VI ap J-C), les invasions de barbares (vandales principalement) détruisirent une première fois le village avant que ce soit au tour des mérovingiens de l'investir.

En effet, des fouilles ont été entreprises il y a une trentaine d'années par MM. Rubaud, Tomasson et Ferry au lieu-dit des Longues-Royes. On retrouvera des sarcophages mérovingiens, de confessions païennes, dont les plus beaux sont entreposée aux abords de l'église et de nombreux objets datant de la fin du VIIe début du VIIIe siècle. Une vitrine exposée en mairie répertorie quelques exemples de ce fabuleux patrimoine?

Le village se christianise au début du IXe siècle sous l'impulsion des Comtes de Bar-sur-Aube (famille de Crépy-Valois) et des moines Bénédictins du monastère du Montier-en-Der. En 1076, le comté de Bar-sur-Aube est donné par Saint Simon de Crépy-Valois à son beau-frère, le mari d'Adèle de Bar-sur-Aube, le comte de Champagne Thibaud Ier. Depuis cette date, l'histoire d'Ailleville et de la Champagne sont intimement liés...

Sous l'impulsion des comtes, les grandes foires internationales de Champagne furent le centre névralgique du commerce dans le monde occidental. Des chalands venus de Flandres, d'Italie, du Saint Empire Romain Germanique, d'Espagne pour les plus réputés se réunissaient en Champagne l'année durant pour commercer et Ailleville connut en conséquence un essor démographique et surtout urbain... En effet, si les commerçants habitaient durant les foires à Bar-sur-Aube, les habitants de la ville se logeaient dans les villages alentours pour y travailler dans les champs et surtout dans les vignes. Ainsi, notre village se développa du lieu-dit des Longues Royes au lieu-dit des Verdenoises et de dota au tout début du XIIe siècle d'une église placée sous le vocable de Saint Martin remplaçant une petit église primitive en bois à distance du village, aux abords du château.

Au XIIIe siècle (1215 précisément), l'influence cistercienne de Clairvaux toute proche fondée en 1115 permit le développement d'une communauté de nonnes à l'abbaye du Val des Vignes. Les dames nobles de Jaucourt, Ailleville et Arzillières fondèrent l'abbaye des « Filles Dieu » ou « Notre Dame de Vado de ternant inter Barrum Super Albam et Janicuriam » au gué de Ternant sur le bord de la rivière. Dévasté en 1233 par des crues ravageuses, le nouveau monastère est reconstruit au lieu-dit Bretonvaux à la jonction de la côte Jobert et du chemin de Courcelanges menant à Bar-sur-Aube, aux abords d'une source généreuse. En 1367, Jeanne de Jaucourt, veuve et sans descendant, vend le château de Jaucourt et toutes ses dépendances au Duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, et à partir de 1378, une bannière en cuivre aux armes de Bourgogne flotte au-dessus de l'abbaye. Le monastère passe sous domination bourguignonne et sous son impulsion devient masculine en 1445... et est profondément remanié (la croix cistercienne de style corinthien située devant l'église en est un bel exemple). Cependant son influence décline et l'abbaye devient cellier-grange cistercienne en 1681et est démantelée à la révolution française en 1789. L'église abbatiale est démolie en 1800 ; les pierres conservées servirent à reconstruire le village à partir de 1815 (pour exemple, une tête de statue de vierge couronnée de l'école Troyenne du XVIe siècle fut retrouvée dans un mur de jardin) et une croix de style corinthien fut apposée en face de l'église, comme seul et unique souvenir...

À la Révolution française, en 1789, le village relevait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Bar-sur-Aube, du bailliage de Chaumont et de la prévôté de Bar-sur-Aube et la révolution n'eut que peu d'influence sur le village.

L'histoire d'Ailleville aurait été relativement calme s'il n'y avait pas eu la fameuse et dévastatrice campagne de France napoléonienne en 1814. En effet, pourchassant l'empereur français et ses troupes, les alliés autrichiens, prussiens et russes arrivèrent à Bar-sur-Aube. L'empereur de Russie logeait chez Mr Bérault (7 et 9 rue d’Aube) tandis que l'empereur d'Autriche siégeait à l'hôtel de Surmont (la poste actuelle) et le roi de Prusse au château de Jard. Napoléon s’étant déplacé de Brienne le Château vers Saint-Dizier, les états-majors cessèrent leur progression. C'est à ce moment que, dans la nuit du 25 au 26 janvier 1814, les soldats de l'empereur de Russie, les terribles cosaques, terriblement armés et munis de charrettes dont les roues étaient recouvertes de linges pour les rendre silencieuses… ont fait irruption dans le village et ont perpétré un véritable massacre. Après avoir égorgé une très grande partie de la population, ils ont mis le feu au village qui fut détruit en quasi totalité. Seuls le château, le chœur de l'église et 3 maisons ont résisté à l'assaut et aux flammes. Aujourd'hui, seule la partie sud de la maison située au 10 rue de l’Abreuvoir datant du XVIe siècle a traversé les deux siècles qui nous séparent de ces événements tragiques.

À partir de là, un vaste mouvement de reconstruction va s'opérer et on peut retrouver devant certaines maisons des pierres attestant de cette reconstruit (toutes les dates étant postérieures à 1814). C'est suite à ces destructions et aux nombreuses pertes civiles associées que le village a depuis pris le sobriquet de « Petit Moscou » en souvenir de la politique de la terre brûlée opérée par les cosaques russes. Certains journaux de l'époque avaient décrits « l'Aube rouge sang » durant cette nuit là, mais c'est le commissaire de Police Girardon mandaté par le roi Louis XVIII qui décrivit le mieux la situation…

« Trois mois d'une rude campagne avaient suffi aux champenois pour connaitre tout les malheurs et ressentir toutes les douleurs qu'entrainent une invasion de 500 000 hommes. 5 270 maisons furent détruites dans de départements de l’Aube par l'incendie et le huitième et plus de la population périt des combats et de la misère. La totalité du bétail disparut et la plus grande partie des terres resta toute l’année sans culture faute de chevaux, d’instruments aratoires, de semences et d'empoisonnement par le sang… L’importance des combats de Bar sur Aube accumula les cadavres dont la putréfaction occasionna le décès d’une partie de sa population. Selon les mesures énergiques prises par le commissaire chargé de l'exécution de l'arrêté préfectoral du 19 avril 1814, tout serait peut être mort ! Les hommes employés à recouvrir de terre les cadavres et les carcasses d’animaux fuyaient après une heure ou deux de travail, tant il était difficile de résister à l'odeur insupportable dégagée par les corps en décomposition. Les habitants jetaient les cadavres à l'eau pour s’éviter la peine de les enterrer. A Fontaine, huit cent ennemis eurent ainsi le lit de l’aube pour sépulture. À Bar sur Aube, 4000 cadavres et au moins 50 chevaux furent ensevelis. Cette commune a perdu près d'un quart de sa population et sans les mesures salutaires de M. le Préfet pour mettre à exécution son arrêté, tous seraient peut être mort. À Lignol le Château, la dernière commune au levant du département fut absolument ravagée et pourtant la négligence et l'apathie ont été très marquées. Les Habitants dépouillés de ce qu’ils avaient furent obligés d’abandonner leur domicile et de se retirer dans des communes moins malheureuses que la leur. Il existait sur la route 15 carcasse de chevaux qui n'avaient point été enfouies et que j'ai fais enfouir. Il a été inhumé 80 cadavres et 200 chevaux mais point assez recouvert… Je les ai fais recouvrir. Mais les plus terribles exactions eurent lieu à Ailleville. A la vérité, il fallait faire de grands efforts sur soi-même pour y tenir. Le fait que sur la côte Jobert, au nord de la route, au moins 40 cadavres d’hommes et de deux vivandières n’avaient point été inhumés ; ajouté à cela au moins cent carcasses de chevaux ; l'air était tellement infecté que les vignerons survivants avaient décidé d’abandonner définitivement leur vignes. J’ai fait inhumer sur cette côte au moins 40 cadavres, enfoui cent chevaux, et fait recharger de terre, sur le bord du bois au moins 300 cadavres dont la plus grande partie était à découvert, et plus de cent chevaux. La commune serait totalement abandonnée sans le château miraculeusement épargné, qui offrit une retraite aux 22 ménages qui ont survécu partiellement au massacre sur les 72 que comptait la commune… Cette commune offre un spectacle épouvantable perpétré par le feu et la destruction et porte bien son nom : « le Petit Moscou ».

Le XIXe siècle permit à la commune de se reconstruire, mais autour des vestiges restés debout après les événements du « Petit Moscou », c'est-à-dire autour du château, du chœur de l'église et de la Maison 1814. Les habitants ont ainsi doté le village de nombreuses maisons en pierres provenant des coteaux typique de cette période et ont érigé en plein cœur du nouveau village un élégant presbytère attenant à l'église, une école et le logement de l'instituteur (remplacé plus tard par un bâtiment mairie-école typiquement IIIe république dans la grande rue), un local pour les sapeurs pompiers, et un lavoir communal. La grande majorité de ces constructions conserveront pour la postérité le nom de leur premier propriétaire grâce à des pierres apposées, le plus bel exemple étant aux abords du presbytère (« Posée par N. Hury, âgé de 3 ans et 1 mois, le 12 septembre 1822 »).

À cette époque, la communauté villageoise va s’organiser autour du travail des vignes et des champs, l’éducation civique et catholique. Pour se divertir, les aillevillois (dits aussi les braments, de leur grande faculté à exprimer leurs opinions…) avaient créé une batterie Fanfare (dont la bannière de 1876 est encore visible en mairie), une compagnie folklorique (dont la feu compagnie les Briaulauses fut la digne héritière), et organisaient leur vie autour de nombreuses fêtes de villages chrétiennes (noël, pâques, ascension, baptême, mariage, sépultures…) ou non (les mais, le grand charivari, les veillées et la saint Quasimodo saint patron du village fêté chaque 3e dimanche de mai…). C'est n'est qu'acculée par la pauvreté et par la peur de perdre l’appellation champagne que cette quiétude sera bouleversée par la fameuse révolte des vignerons de 1911 : « Champenois nous fûmes, Champenois nous sommes, Champenois nous resterons et ce sera comme ça »… Mais très vite, la guerre allait rattraper notre région, terre d'invasion depuis des millénaires ; d’abord en 1871 avec une difficile et humiliante occupation de prussiens et surtout la 1e guerre mondiale avec toutes les conséquences sur la démographie et sur la sociologie de notre village et de la France…

En 1911, le village participera à la révolte des Vignerons sous la devise « Champenois nous fûmes, Champenois nous sommes, Champenois nous resterons et ce sera comme ça » et sera classé AOC Champagne définitivement en 1927. Ailleville si réputé pour ses vins blancs sous le roi Louis XIV, possède aujourd'hui 41 hectare de vignes produisant exclusivement du Champagne (35 hectare de pinot noirs, 2 hectares de meunier et 4 hectare de chardonnay) et est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO comme tous les villages viticoles de Champagne depuis 2015.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Beaumont Sans étiquette Retraité
mars 2008 en cours Gérard Carrier[1] DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2015, la commune comptait 262 habitants[Note 1], en diminution de 5,07 % par rapport à 2010 (Aube : +1,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234247244184220228241256234
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
224252240217197217206204179
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
172199182195180157193202220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
214202230220232218268273265
2015 - - - - - - - -
262--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les habitants du village sont des Aillevillois ou des Aillevilloises. (Gentilé)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sarcophages exposé.
  • L'église : Construite de manière primitive en bois sous l'impulsion du comte de bar Saint Simon de Crespy-Valois, ce n'est qu'au début du XIIe siècle que le village se dote d'une nouvelle église en pierre calcaire sous l'impulsion des comtes de Champagne. Placé sous le vocable de Saint martin, saint patron des vignerons au Moyen Âge, elle était rattaché au diocèse de Langres et dépendait du chapitre de Saint-Maclou de Bar-sur-Aube , son chœur avec un plafond en berceau fut sauvé en 1814 et est de style roman (rare) tandis que la nef en anse de panier a été édifiée au XIXe siècle. Cette église une croix de consécration par l'évèque de Langres de 1132, une fontaine du XIIe siècle, possède un christ en croix en bois du XVIe siècle, des pierrs tombales du XVIe siècle inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, de nombreuses statues du XIXe siècle (Saint Ambroise, Sainte Radeconde, Saint Nicolas).
  • Les trois sarcophages mérovingiens de rites païens (VIIe et VIIIe siècles) sont autour du lavoir communal (cuve en calcaire d'Arsonval, XIXe siècle) construit sur les ruines d'une maison du XVIe siècle (la charpente provient de la même manufacture que le halloy de l'église Saint Pierre de bar-sur-Aube). À proximité se trouve la croix cistercienne du val de Vignes (XVIe siècle pour la croix et Ier siècle pour la pile de soutènement) et La pierre tombale de l'ancien cimetière (XVIIIe siècle) est la sépulture de Charles-Antoine de Lux de Ventelet seigneurs d'Ailleville, de Fuligny, de Mothé et de Rizaucourt capitaine de Cavalerie et Anne Thérèse Verpillat de Beurville, célèbres et généreux[réf. nécessaire] seigneurs du village...
  • Le château du XVIIe siècle flanqué de quatre tourelles carrées et entouré de fossés sur 2 des 4 faces. Il fut construit sur l'emplacement d'une ancienne maison seigneuriale attestée en 1521 (dont il reste des bases des 4 tours et les caves voutées à vocation viticoles). Selon la légende, il accueillit Napoléon Ier en route pour Brienne-le-Château. Plus sûrement, il fut dominé par les familles nobles d'Ailleville, de Jaucourt, de Yardin, de Choiseul, et de Lux de Ventelet en autre. Imposant pigeonnier en très bon état de conservation et parc planté de deux allées de platanes menant du château à la route principale à proximité.
  • La Maison 1814, (XIXe siècle) seule maison à avoir survécu aux événements du « Petit Moscou » et typiquement XVIe siècle (avec la pièce de cuisine-chambre et la cave voutée et l'armoire datant du XVIe siècle et de style rural champenois).
  • La Maison du Folklore de Champagne, restaurée dans le plus pur style d'époque, date de 1822 et est un lieu vivant d'évocation de la culture et des traditions champenoises. Elle est le point de départ du circuit touristique du « Petit Moscou » et croise le chemin de petite randonnée d'Ailleville.
  • Le bâtiment Mairie-École (fin XVIIIe siècle) qui abrite la mairie, l'école (cours préparatoire) et le petit patrimoine de la commune (restes des sarcophages mérovingiens, bannière de la société musicale de 1876...).
  • Ancienne abbaye du Val-des-Vignes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.