Ailleville

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Ailleville
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Canton Bar-sur-Aube
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Bar-sur-Aube
Maire
Mandat
Gérard Carrier
2014-2020
Code postal 10200
Code commune 10002
Démographie
Population
municipale
265 hab. (2014 en diminution de 2,93 % par rapport à 2009)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 12″ nord, 4° 40′ 55″ est
Altitude Min. 156 m
Max. 296 m
Superficie 5,01 km2
Localisation

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Ailleville est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur la vallée de l'Aube (rivière). Il y a comme écarts : Chèvremont, Grammont, les Grandes-Monnaies, les Hauts d'Ailleville, la Maladière, le Pont-Rouge, les Rigoles, Roise, st-Martin, le Val-des-Vignes, les Filles-Dieu au cadastre de 1836.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nommée « Alivilla » en 1152 puis « Ailleville », elle trouve sur son territoire trois cercueils de l'époque gallo-romaine en 1921 au lieu-dit les Longues-Roies. Le sobriquet attribué autrefois à ses habitants est les « Braments ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village fut fondé en 6 avant J.-C. sous le nom d'Aquilavilla : il s'agissait en fait à l'époque d'une ferme (latin villa) sur une terre offerte pour ses services à un légionnaire romain. Elle était à l'époque idéalement placée à proximité de la voie romaine Aggripa qui reliait Boulogne à Turin en passant par Langres et Lyon).

Le nom du village évolua ainsi au cours du temps et les sources font état de :

  • Alivilla in 1152
  • Aquilevilla in 1170
  • Aillevilla in 1222
  • Aquilavilla in 1253
  • Aileville in 1270
  • Ailleville in 1306.

Jusqu'en 1076, le village était rattaché au compté de Bar-sur-Aube mais il revint alors au comté de Champagne.Grâce aux foires de Champagne et à leur réputation, Ailleville gagna en importance et en population. Une église, une abbaye et un château furent construits. Les vignes, apportées par les romains, acquirent une certaine notoriété sous Louis XIV.

En 1789, le village relevait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Bar-sur-Aube, du bailliage de Chaumont et de la prévôté de Bar-sur-Aube.

En février 1814, le 27, pendant la campagne de France, le village fut ravagé au cours de la bataille de Bar-sur-Aube, comme de nombreux villages alentour. Au cours de cette bataille, la plupart des habitants, vingt-deux familles au total, avaient pu trouver refuge au château et ont pu entreprendre ensuite la reconstruction du village malgré le départ de plusieurs familles restées complètement dépourvues.[1]

L'histoire, rapportée dans divers journaux locaux[2], selon laquelle une troupe de cosaques aurait massacré la population en janvier 1814, soit un mois avant la bataille de Bar-sur-Aube, ne repose sur aucune source, même si un quartier du village s'appelle désormais "Le Petit Moscou", dénomination dont l'origine n'est pas connue mais qui ne suffit pas à attester d'un quelconque massacre, même si des régiments cosaques ont en effet perpétré ailleurs des exactions documentées[3]. Le mythe est au reste en contradiction avec d'autres sources citées ici[4].

L'abbaye du Val-des-vignes[modifier | modifier le code]

Au lieu éponyme, c'était une ferme puis une abbaye devenant un prieuré dont la dernière trace, une chapelle, fut détruite en 1800[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Beaumont    
mars 2008 en cours Gérard Carrier[6] DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2014, la commune comptait 265 habitants[Note 1], en diminution de 2,93 % par rapport à 2009 (Aube : +1,58 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234 247 244 184 220 228 241 256 234
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
224 252 240 217 197 217 206 204 179
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
172 199 182 195 180 157 193 202 220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
214 202 230 220 232 218 268 273 265
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les habitants du village sont des Aillevillois ou des Aillevilloises. (Gentilé)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sarcophages exposé.
  • Voie romaine de Langres à Châlons-en-Champagne.
  • Présence de sarcophages autour du lavoir.
  • Château du XVIIe siècle flanqué de quatre tourelles était décrit, en 1698, comme un grand corps de logis double avec quatre pavillons[11]. Colombier.
  • L'église est un simple édifice d'origine romane (du XIIe siècle). Le chœur est plus étroit que la nef. L'édifice dépendait jadis du chapitre de Saint-Maclou de Bar-sur-Aube. Visible à l'intérieur une pierre tombale de 1552[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Louis Peudon, La campagne de 1814 récit et lieux de mémoire: Le jugement de Clausewitz - Les rapports entre populations et troupes alliées, Books on Demand, (ISBN 9782322028658, lire en ligne)
  2. L'Est-Eclair, « Retour au XIXe siècle le temps d’une veillée », Quotidien,‎
  3. « La campagne de France de 1814, Des conséquences locales désastreuses », sur http://www.aube.fr/ (consulté le 23 septembre 2017)
  4. A. C. THIBAUDEAU, Histoire de la France et de Napoléon Bonaparte de 1799 à 1815, Paris, Jules Renouart, (lire en ligne), p. 592
  5. Roussel, Le diocèse de Langres, III, 214.
  6. Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  11. Arch. Nat., P222.
  12. Marguerite Beau : Essai sur l'architecture religieuse de la Champagne méridionale auboise hors de Troyes (1991)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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