Aiguille de la Grande Sassière

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Aiguille de la Grande Sassière
Vue de l'aiguille de la Grande Sassière
Vue de l'aiguille de la Grande Sassière
Géographie
Altitude 3 747 ou 3 751 m[1],[2]
Massif Alpes grées (Alpes)
Coordonnées 45° 30′ 17″ nord, 6° 59′ 59″ est[1],[2]
Administration
Pays Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Région
Région à statut spécial
Auvergne-Rhône-Alpes
Vallée d'Aoste
Département Savoie
Ascension
Première Bertrand Chaudan vers 1800-1810
Voie la plus facile arête ouest depuis le barrage du Saut
Géologie
Roches Schistes lustrés
Géolocalisation sur la carte : Vallée d'Aoste
(Voir situation sur carte : Vallée d'Aoste)
Aiguille de la Grande Sassière
Géolocalisation sur la carte : Savoie
(Voir situation sur carte : Savoie)
Aiguille de la Grande Sassière
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Aiguille de la Grande Sassière
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Aiguille de la Grande Sassière

L'aiguille de la Grande Sassière est un sommet des Alpes grées, à la frontière franco-italienne, entre la Savoie et la Vallée d'Aoste.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'aiguille vue depuis le barrage du Saut en mai 2017.

L'aiguille de la Grande Sassière se situe à la limite entre la commune française de Tignes (au sud), la commune de Sainte-Foy-Tarentaise (au nord) et la commune italienne de Valgrisenche (est), la frontière italienne bordant le versant oriental du sommet. La montagne domine la vallée abritant la réserve naturelle de la Grande Sassière, accessible en voiture jusqu'au barrage du Saut à 2 300 mètres d'altitude.

Cependant, le sommet se trouve plus proche du village de Val-d'Isère que des villages des deux communes adjacentes à l'aiguille (environ 6 km à vol d'oiseau).

La face nord surplombe le glacier de la Sassière tandis que la face sud forme un véritable mur de roche d'une hauteur de 1 300 m jusqu'à la vallée en contrebas.

Du haut de ses 3 747 ou 3 751 mètres d'altitude, le sommet constitue le cinquième plus haut point du département de la Savoie, après la Grande Casse (3 855 m), l'aiguille des Glaciers (3 816 m), le mont Pourri (3 779 m) et la pointe de Charbonnel (3 752 m).

Géologie[modifier | modifier le code]

La montagne est entièrement constituée de schistes lustrés[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Quand l'Anglais William Mathews avec le guide chamoniard Michel Croz et un porteur (Michel Ducroz selon Coolidge) en firent l'ascension le , en cherchant à repérer le mythique mont Iseran, ils y trouvèrent un cairn et des fragments de croix, et ils apprirent par la suite que la première ascension aurait été faite par un habitant de Tignes, Bertrand Chaudant (ou Chaudan), une cinquantaine d'années auparavant[4],[5].

Ascension[modifier | modifier le code]

Vue de l'aiguille de la Grande Sassière (à droite) et de la Petite Sassière (à gauche) surplombant le glacier de la Sassière.

Ce sommet, bien que culminant à 3 747 m, peut être accessible pour des randonneurs sans aucun matériel d'alpinisme. En effet, en cas de déneigement complet de l'arête et de la pyramide sommitale, cette course classée F devient une randonnée pour marcheurs confirmés. Ce phénomène n'est possible qu'une quinzaine de jours par an en été selon l'enneigement.

L'utilisation de crampons et de piolets reste cependant conseillée car les schistes se retrouvent souvent gelés même en été, rendant l'ascension finale assez périlleuse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Carte IGN classique » sur Géoportail.
  2. a et b Visualisation sur le géoportail italien.
  3. « Grande Sassière, vallon de la Sassière », sur geol-alp.com
  4. William Mathews, « The Alps of the Tarentaise », dans Edward Shirley Kennedy (éd.), Peaks, passes, and glaciers : being excursions by members of the Alpine club, vol. 2, Longman, Green, Longman, and Roberts, , 2e éd. (lire en ligne), p. 339-407
  5. W. A. B. Coolidge, « Un Pionnier des Alpes Françaises : William Mathews », dans Revue Alpine, 1904, tome 10, numéro 2, p. 42-51

Liens externes[modifier | modifier le code]