Aigues-Vives (Aude)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aigues-Vives.

Aigues-Vives
Aigues-Vives (Aude)
La mairie d'Aigues-Vives.
Blason de Aigues-Vives
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Le Haut-Minervois
Intercommunalité Carcassonne Agglo
Maire
Mandat
Jean-Louis Cassignol
2014-2020
Code postal 11800
Code commune 11001
Démographie
Population
municipale
579 hab. (2016 en augmentation de 11,13 % par rapport à 2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 55″ nord, 2° 32′ 03″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 109 m
Superficie 10,21 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : région Occitanie

Voir sur la carte administrative de région Occitanie
City locator 14.svg
Aigues-Vives

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte topographique de l'Aude
City locator 14.svg
Aigues-Vives

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aigues-Vives

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aigues-Vives

Aigues-Vives est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Aigues-Vivois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aigues-Vives est situé dans le nord-est du département de l'Aude, dans le Minervois, à 14 km de Carcassonne. La commune possède un hexapoint avec Marseillette, Saint-Frichoux, Rieux-Minervois, Puichéric et Blomac, marqué par la borne 53 dans l'ancien étang de Marseillette.

Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aigues-Vives[1]
Laure-Minervois
Badens Aigues-Vives Saint-Frichoux
Marseillette Rieux-Minervois,
Puichéric
Blomac
(par un hexapoint)

La commune possède au sud-est un hexapoint avec Marseillette, Blomac, Puichéric, Rieux-Minervois et Saint-Frichoux, marqué par la borne 53 dans l'ancien étang de Marseillette.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 55 et 109 mètres[2].

L’étang de Marseillette, asséché au XIXe siècle, jouxte le village d'Aigues-Vives. Cette dépression d'environ 2 000 hectares, est irriguée par l'Aude. Les terres sont couvertes de cultures : principalement des vignes et vergers de pommiers. La zone de l'étang asséché de Marseillette affleure les maisons d'Aigues-Vives.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aigues-Vives est traversée d'ouest en est par le ruisseau Neuf et par le ruisseau du Puits, tous deux affluents du canal qui traverse la partie orientale de la commune du nord au sud[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • La route D 206 travers la commune du sud-ouest vers le nord-est, en provenance de Badens et en direction de Saint-Frichoux ;
  • La route D 57 traverse le milieu de la commune du nord vers le sud en provenance de Laure-Minervois et se termine au croisement avec la D 206[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Aquaviva en 893[3], Villa Aquaviva en 988 qui nous informe de l'existence d'une villa gallo-romaine qui deviendra un château, attesté sous la forme Castrum de Aquaviva en 1247.

Plusieurs communes portent ce même nom dans la région, la page d'homonymies citée en tête d'article en dresse la liste.

Aïgue est la forme francisée du terme occitan aiga [ajgɵ] (aïgo) « eau », issu du latin aqua (comme le français eau, anciennement eve, ewe).

Aigues-Vives : « eaux vives »[4], rappelle qu'une source aux eaux jaillissantes se situait en ces lieux et devait être assez caractéristique pour donner ce nom à l'endroit.

Aigas Vivas en occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier texte attestant de l'existence d'Aigues-Vives, où il est alors transcrit par le latin Aquaviva, remonte en 994, selon certains en 993. Il s'agit d'un échange entre Udulgarius, Abbé de Caunes (Minervois) et Roger Trencavel, Vicomte de Carcassonne.

En 1902, grâce à Eugène Ressier, Maire, Aigues-Vives est un village électrifié. La S.T.M.F.(Société Méridionale de Transport de Force) fondée en 1900 par Joachim Estrade, installe l'électricité dans le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1981 1989 Gabriel Chevalier PS  
1989 2001 Jean Andure FN  
mars 2001 En cours Jean-Louis Cassignol DVD  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2016, la commune comptait 579 habitants[Note 1], en augmentation de 11,13 % par rapport à 2011 (Aude : +2,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
143191181330337314304254318
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
334344383367411452447468482
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
523522533540576667579515504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
512518514480464481485519568
2016 - - - - - - - -
579--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année le deuxième samedi d'octobre, ont lieu les "Cavinades" où les vignerons font déguster leurs vins blanc, rosé ou rouge, vin de pays des Coteaux de Peyriac, ou Minervois.

Chaque année le deuxième dimanche d'octobre se déroule la fête de la pomme, du vin et du riz.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Minervois (AOC), Coteaux-de-peyriac et Languedoc (AOC). Son territoire est aussi planté d'oliviers, pommiers et de riz.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Aude.
Blason Blasonnement :
Barré d'or et de sinople de quatre pièces.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  2. * Notice Cassini
  3. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 292.
  4. Michel Priziac - Les noms racontent la nature, Kidour-éditions, 2007, page 18, (ISBN 978-2-917574-27-0)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Devic & Dom Vaissete, Histoire Générale du Languedoc, Toulouse (Privat) 1872-1885.
  • Mahul, Cartulaire et archives de l'ancien diocèse et de l'arrondissement de Carcassonne, Paris (Didron-Dumoulin) 1857-1885.
  • Sabarthes, Dictionnaire topographique de l'Aude, Paris (Imprimerie Nationale) 1912.
  • Baichère, Notes historiques et observations sur les églises, les chapelles rurales et les anciens décimaires, Académie des arts et des sciences de Carcassonne, 1909.
  • Auzias & Rancoule, Notes diverses, archéologie gallo-romaine, Aigues-Vives, Société d'études scientifiques de l'Aude à Carcassonne, 1978.
  • Marie-Elise Gardel, Frédéric Loppe et Corinne Sanchez, Aigues-Vives (Aude), un village en Minervois: Étude historique et archéologique, Amicale laïque de Carcassonne Association Histoire d'Aigues-Vives (Aude), 2008 (ISBN 978-2-9502965-1-1)
  • Abbé Utheza, Monographie d'Aigues-Vives (Aude).
  • Christophe Monié, Une histoire de l'assèchement de l'étang de Marseillette, la période Camman 1900-1942, Aigues-Vives, novembre 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]