Aigues-Juntes

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Aigues-Juntes
Aigues-Juntes
Mairie d'Aigues-Juntes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Couserans Est
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Gilles Soula
2014-2020
Code postal 09240
Code commune 09001
Démographie
Gentilé Aigues-Juntais
Population
municipale
64 hab. (2015 en augmentation de 45,45 % par rapport à 2010)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 23″ nord, 1° 28′ 18″ est
Altitude Min. 340 m
Max. 616 m
Superficie 7,77 km2
Localisation

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Aigues-Juntes est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Aigues-Juntais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plaque de cocher au centre du village.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Aigues-Juntes se situe à l'extrême nord-est du pays du Couserans, entre les communes de Foix et du Mas d'Azil, sur la D1, dominée par le massif du Plantaurel au nord et des forêts au sud.

La commune appartient en outre au parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises[N 1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aigues-Juntes[1]
Gabre Montégut-Plantaurel
Aigues-Juntes Cazaux
La Bastide-de-Sérou Cadarcet Baulou
Carte de la commune d'Aigues-Juntes et des proches communes.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Les deux principaux hameaux rattachés à la commune sont Le Fourné et Les Pierroutous, mais plusieurs autres fermes ou groupes de maisons sont éparpillés sur le territoire de la commune (notamment les lieux-dits de Naudoux, du Taussoulet et de Jody)[2],[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Un ruisseau, l'Argentat (anciennement Argensac[4]), coule le long de la D1, rejoint par plusieurs affluents sur le territoire de la commune (les ruisseaux de Pierroutous, du Masuré, de Naudous, de la goute de la Ménisque, de la goute du Pont, de l'église, du Bosc, du Ramé). Il se jette dans la Lèze au nord de la commune[2].

À l'ouest du village, à environ deux kilomètres et en bordure de commune, se trouve le lac de Mondély, créé en 1980 pour l'irrigation et le soutien des étiages de la Lèze et où se jettent les ruisseaux du Gay et de la Barguère, également sur le territoire de la commune. Il se trouve à environ 386 m d'altitude.

Vue du lac depuis une route proche du hameau voisin de Mondély.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village se situe au fond d'une vallée creusée lors du tertiaire, sur un sol de poudingue[5]. En l’occurrence, la vallée se trouve sur les strates dites de poudingues de Palassou, placées sur la faille nord-pyrénéenne[6].

Aigues-Juntes est sur le piémont pyrénéen, plus précisément le Plantaurel, massif de faible altitude (les plus hauts sommets ne dépassent pas 1 000 m). Le village en lui-même est sur l'adret du Plantaurel, à une altitude de 340 m en moyenne, avec un maximum de 616 m à l'extrême sud[3].

Plusieurs grottes percent les falaises du massif du Plantaurel, et notamment la grotte du Pigailh à trois kilomètres au nord du village, qui a révélé des restes archéologiques et a abrité des maquisards[2].

Sismicité et catastrophes[modifier | modifier le code]

Placé sur la faille faille nord-pyrénéenne, la commune d'Aigues-Juntes est classée dans une zone 1A (risque très faible mais non négligeable)[7]. Les autres risques répertoriés pour Aigues-Juntes sont les feux de forêt, les ruptures de barrages, les inondations[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Bien qu'étant sur le piémont pyrénéen, Aigues-Juntes ne bénéficie pas du climat plus océanique de la plaine d'Ariège. Son climat est montagnard malgré sa faible altitude, ce qui se traduit par des hivers rigoureux et neigeux, des printemps et étés doux, des automnes pluvieux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Aigues-Juntes vient de l'occitan Aigasjuntas[9], issu du latin aquae (les eaux) et junctae (jointes, réunies), en référence à deux cours d'eau, l'One et la Pique, qui se rencontrent à l'ouest de la commune[10],[11].

L'occitan Aigasjuntas est devenu un Aigues-Juntes en français. L'écriture Aigues juntes est la même en catalan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles effectuées par M. Miquel et M. Ladevèze en 1888 dans la grotte du Pigailh ont révélé un site de l'Âge du fer et de l'époque gallo-romaine. Y ont notamment été découvertes des pièces de monnaie et des médailles gallo-romaines à l'effigie d'Antonin le Pieux, de Tetricus I et de Licinius, ainsi que de la poterie et de petits objets[12],[11].

Du XIIIe siècle à la Révolution, Aigues-Juntes forme une enclave de la province de Languedoc dans le comté de Foix, sous l'autorité du prieur claustral du Mas d'Azil[13],[11].

La grotte du Pigailh a abrité des maquisards durant l'Occupation[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Au premier tour des élections présidentielles de 2012, c'est la commune de France qui a voté le plus massivement pour le front de gauche de J. L. Mélenchon, avec un score de 61,90 % sur un total de 43 votants pour 48 inscrits. Le reste des voix se divise ainsi : F. Hollande 16,67 %, F. Bayrou 7,14 %, N. Sarkozy 7,14 %, P. Poutou 4,76 %, M. Le Pen 2,38 %.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par son nombre d'habitants (moins de 100), la commune dispose d'un conseil municipal de 9 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[14])

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 2001 Paul Begou PCF  
mars 2001 en cours Gilles Soula[2] DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2015, la commune comptait 64 habitants[Note 1], en augmentation de 45,45 % par rapport à 2010 (Ariège (département) : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280256427328312326329344360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
333335298307287302273249234
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
221206204160141132155151112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
958163594249434464
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au début des années 1761, on compte 30 feux sur la commune[19]. Par la suite, l'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Aigues-Juntes depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Aigues-Juntes, cela correspond à 2005, 2010, etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2008, etc.) sont des estimations[20],[N 2]. Sur la période recensée, le maximum de la population a été atteint en 1806 avec 427 habitants. En 2008, Aigues-Juntes comptait 41 habitants soit une diminution de 16 % par rapport à 1999. La commune occupait le 36 067e rang au niveau national, alors qu'elle était au 35 614e en 1999, et le 292e au niveau départemental sur 332 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (46,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 4,5 %, 15 à 29 ans = 9,1 %, 30 à 44 ans = 13,6 %, 45 à 59 ans = 27,3 %, plus de 60 ans = 45,5 %) ;
  • 48,8 % de femmes (0 à 14 ans = 14,3 %, 15 à 29 ans = 9,5 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 9,5 %, plus de 60 ans = 47,7 %).
Pyramide des âges à Aigues-Juntes en 2007 en pourcentage
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
9,1 
75 à 89 ans
4,8 
36,4 
60 à 74 ans
42,9 
27,3 
45 à 59 ans
9,5 
13,6 
30 à 44 ans
19,0 
9,1 
15 à 29 ans
9,5 
4,5 
0 à 14 ans
14,3 
Pyramide des âges du département de l'Ariège en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ans ou +
1,6 
9,3 
75 à 89 ans
12,7 
15,8 
60 à 74 ans
16,5 
22,3 
45 à 59 ans
21,0 
19,5 
30 à 44 ans
18,9 
15,6 
15 à 29 ans
13,9 
16,9 
0 à 14 ans
15,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école, située au hameau du Fourné, est désaffectée. L'école la plus proche est désormais celle de Montégut, à trois kilomètres au nord.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune offre la possibilité d'une pratique de la randonnée, notamment avec des parcours plus ou moins balisés autour du lac, mais aussi de l'escalade et de l'équitation[22].

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a ni pharmacie, ni médecin à Aigues-Juntes, les plus proches se trouvant à La Bastide-de-Sérou soit à environ 6 kilomètres. Le Centre hospitalier intercommunal des vallées de l'Ariège, le plus important du département, se situe à Saint-Jean-de-Verges à une douzaine de kilomètres.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'agriculture (blé, vignes, fruits) et l'élevage (bovins) représentent une part importante des emplois à Aigues-Juntes. La population active pour 2007 est de 71,4 % (soit 19 actifs). Le chômage y est néanmoins nul.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • GAEC
  • CCAS
  • Association foncière de remembrement
  • Entreprise forestière
  • Entreprise de randonnées

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église d'Aigues-Juntes
Monument aux morts

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église dédiée à saint Barthélemy est au hameau du Fournié. C'est à l'origine un édifice roman, reconstruit de 1861 à 1864[11]. Le monument aux morts, située près du clocher, est une représentation du Christ en croix[23]. La commune possède aussi un lavoir-abreuvoir, reconverti en jardinière.

La grotte du Pigailh a abrité des êtres humains comme l'ont révélé les restes archéologiques qui y ont été découverts. Elle a également été un abri pour des maquisards pendant la Seconde Guerre mondiale[2].

Enfin, le lac de Mondély, à cheval sur trois communes : Aigues-Juntes, La Bastide-de-Sérou et Gabre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Miquel, « Grotte du Pigailh à Aigues-Juntes », Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, vol. III,‎ 1889-1890, p. 222-226 (ISSN 0988-1557, lire en ligne)
  • Les communes du département de l'Ariège : Annuaire 1907, t. 1, Paris, Lacour-Ollé, , 258 p. (ISBN 2-7504-1339-7), p. 353

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  1. « Plan du parc interactif », sur le site officiel du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises (consulté le 17 mai 2011)
  2. Par convention, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de présenter :
    * pour 2004 et 2005 la population réelle publiée dans la base Cassini (attribuée par convention à l'année 2006 par l'EHESS) si elle existe ;
    * la population 2006, première population légale connue post-1999 publiée par l’Insee ;
    * les populations suivantes correspondant aux années réelles de recensement publiées par l’Insee ;
    * la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a, b, c, d, e et f « Aigues-Juntes », sur le site du Centre de gestion de la fonction publique territoriale de l'Ariège (consulté le 13 mai 2011)
  3. a et b « Carte d'Aigues-Juntes », sur Géoportail (consulté le 19 mai 2011)
  4. Elisée De Robert-Garils, Monographie d'une famille et d'un village : La famille de Robert et les gentils-hommes verriers de Gabre, Toulouse, Éditions Privat, , 427 p. (lire en ligne), p. 191
  5. « Carte Géologique simplifiée de l'Ariège », sur http://vira.1.free.fr (consulté le 19 mai 2011)
  6. « Répartition des corps ultrabasiques le long de la chaîne des Pyrénées », sur http://pedagogie.ac-toulouse.fr, Académie de Toulouse (consulté le 19 mai 2011)
  7. « Cartographie des risques en Ariège », sur Portail de la prévention des Risques Majeurs (consulté le 19 mai 2011)
  8. « Base Gaspar - Risques pour le département ARIEGE », sur Portail de la prévention des Risques Majeurs (consulté le 19 mai 2011)
  9. (oc) P. Pojada, Las Comunas de Miègjorn-Pirenèus, Nouvelles Editions Loubatières,
  10. S. M..., « La Pique et les foires de Piqué prés Luchon », Revue de Comminges, no XIX,‎ 1885 (3e trimestre), p. 144 (ISSN 0035-1059, lire en ligne)
  11. a, b, c et d Jean-Jacques Pétris, « Aigues Juntes », sur histariege.com (consulté le 13 mai 2011)
  12. Miquel, « Grotte du Pigailh à Aigues-Juntes », Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, vol. III,‎ 1889-1890, p. 222-226 (ISSN 0988-1557, lire en ligne)
  13. Arnaud Esquerrier, Chroniques romanes des comtes de Foix, Paris, A. Picard et fils, , 192 p. (lire en ligne), p. 102
  14. (fr) « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, livre de 1761
  20. « Calendrier de recensement », sur insee.fr (consulté le 17 mai 2011)
  21. « Résultats du recensement de la population de l'Ariège en 2007 », sur insee.fr (consulté le 17 mai 2011)
  22. Michel de La Torre, Ariège : Le guide complet de ses 332 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5009-8)
  23. « Aigues-Juntes : monument aux morts », sur memorialgenweb.org
  24. Les Politiques Ariégeois, 1789 - 2003